Journal des artistes, i3 novembre i83i, p
2. Se reporter à l’article d’Alfred Darcel, Gazette des Beaux-Arts, 1873, t. I, p. 27 sqq.
et 1 833 A, à la Société libre des Beaux-Arts, donnent un tableau circonstancié de la situation artistique à cette époque. On en verra les données confirmées ou complétées par un article paru dans l'Artiste , en 1 835 1 2. Je ne puis ici qu’en résumer certaines conclusions. Les départements les plus avancés auraient été, en dehors de la région parisienne, le Rhône, les Bouches-du-Rhône, la Haute-Garonne, la Gironde, la Côte-d’Or, le Nord et la Seine-Inférieure, surtout, sans doute, à cause de l’activité de leurs chefs-lieux. Il y avait (en 1832) trente-quatre musées; nombre insuffisant, puisque, sur cent dix villes de plus de dix mille habitants soixante-dix neuf n'avaient pas de collections publiques. Je passe sur l’aménagement défectueux ou rudimentaire de la plupart des musées ouverts 3 4 5.
Cinquante-cinq villes avaient des écoles d’art. La plupart étaient des écoles de dessin aux visées les plus modestes : dans huit écoles seulement, on enseignait la peinture. Deux d’entre elles avaient une importance exceptionnelle : celle de Dijon, fondée par François Devosge, dès 1763, organisée par les Etats de Bourgogne en 1767, et qui, après avoir traversé sans périr la Révolution, fleurissait alors sous la direction d’Anatole Devosge ‘ ; celle de Lyon, fondée par Richard, bientôt secondé par Revoil, qui était dirigée, depuis 1 83 1 , par Bonnefond i.
1. Journal des artistes, mars et avril i832 ; septembre i833. Ces articles furent réunis en volume en 1 83 5 .