‹ Du romantisme au réalismeChapitre 7 sur 268 · De Montalivet, Louis-Philippe, liste civile · texte numérisé non relu

De Montalivet, Louis-Philippe, liste civile

4. De Montalivet, op. cil., p. ia3 . Ces faits nous sont confirmés pour i83i, par le Journal des Artistes, 21 août 1 83 1 , pp. 3a et 1 3 5 .

ainsi être refusée et fut l'objet de longues et laborieuses négociations *.

Dans quel sens s’est exercée une action si importante ? Le goût de Louis-Philippe a été l'objet de maint sarcasme : on s’est moqué de sa sympathie pour Alaux, auquel furent, effectivement, confiées plus de soixante commandes : et on lui a attribué cette confession : « Alaux peint bien et dessine bien; il n’est pas cher et il est coloriste \ » On lui a reproché les Hjoooo francs alloués à Horace Vernet.

11 est vrai qu’il apportait dans les beaux-arts des préoccupations particulières : « l’art... n’était pas pour lui un but, il dédaignait un peu la forme, quand elle ne s’attachait pas à la vérité », il cherchait, dans les toiles, une représentation fidèle de l'histoire et voulait « donner à l art une direction exclusivement historique et nationale ■>. ( A* t te conception dont j’emprunte la formule a M de Montalivct* a présidé à la création du Musée de Versailles et en est la condamnation.

Il convient d’ajouter, en toute impartialité, a ces traits une contre-partie. Louis-Philippe n avait pas le goût très pur, mais il avait les tendances les plus libres. Son avènement ne lut pas envisagé sans appréhension par les classiques. On craignit qu’il ne vint « servir les vœux et fortifier les espérances du parti romantique1 2 3 * 5 ». Lorsque le roi

1. Do Montalivct, op cil., pp. 118-121. Alaux, charge de peindre ÏAssemblée de 096, avait imagine des draperies rouges Un jour, le roi apporta la preuve que la salle était tendue de bleu et lartiste dut modifier scs fonds. (Eugène Guillaume, Jean Alaux, dans les Xoticcs et Discours, p. 1 3^ .)

2. E. Guillaume, loc. cit.. p. 1 33 . — Journal des Arts cl de la Littérature, 1837, P- i5ï.

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