L'architecture polychrome chez les Grecs, i83i
Rome et par des artistes venus librement à elle. Cabat, Gérôme, Lavergne, Baron, Gigoux, Paul Huet..., traversèrent ainsi les Alpes de leur propre mouvement. Tandis que les paysagistes y cherchaient des formules rajeunies, que Léopold Robert et son groupe étudiaient des costumes, ceux qui interrogeaient les artistes anciens portèrent souvent leur prédilection sur les peintres antérieurs au xvie siècle.
Ingres, le premier parmi les artistes français, avait fixé son attention sur les précurseurs de Raphaël et sur la jeunesse de Raphaël. Accueilli pendant de longues années par des sarcasmes, il ne réussit à communiquer sa sympathie pour les Quattrocentistes qu’au moment où il l’éprouvait moins vivement lui-même.
Les artistes qui, sous la monarchie de Juillet, s’inspirèrent visiblement de la première renaissance italienne ne rencontrèrent plus, auprès du public, de résistance. Leur cause fut défendue par des érudits, comme Paillot de Montabert1 ou comme Artaud de Montor, qui développa en une grande publication ornée de bois et de lithographies d’un sentiment très juste2, les notions qu’il avait résumées, dès 1811, dans une modeste plaquette8. En 1 844 -, l'Artiste publiait d’excellentes lithographies de Gsell d’après Piero de Gosimo et Guido de Sienne.
Des préoccupations religieuses concoururent au même effet. Humbert de Supperville4 et Rio b appelaient Fra Angelico et Giotto à régénérer l’art chrétien.
x. Dissertation sur les peintures du moyen âge, 1812. Traité complet de peinture, t. III, 1829-51.
2. Peintres primitifs , 1841 ; publié d’abord dans la France littéraire de la même année.-
3. Considérations sur l'état de la peinture en Italie dans les quatre siècles qui ont précédé celui de Raphaël, 1808-1811.