Le premier volume de 1 Art chrétien a paru en
Les poètes participèrent à cet engouement. Théophile Gautier célébrait
Cimalmé, Giotto,
Et les maîtres pisans du vieux Campo Santo l.
Victor Hugo évoquait
un de ces anges-vierges Comme en rêvait Giotto... 2
et Auguste Barbier chantait le Campo Santo3 dont Michelet, en i83o, avait méconnu la beauté4.
Raphaël, cependant, et les Bolonais n’étaient pas abandonnés et Michel-Ange, jusqu’alors admiré de très loin, retrouvait des disciples. Poursuivant ses recherches inquiètes, Sigalon s’était dégagé des Vénitiens. Il épuisa ses dernières forces à copier la fresque du Jugement dernier. Sa copie, rapportée à Paris en 1 834 et marouflée dans la Chapelle de l’Ecole des Beaux-Arts, eut un très grand succès. Sans provoquer des imitations directes, Michel-Ange agit sur l’imagination de quelques artistes, en particulier de Chenavard.
Nous assisterons aux batailles qui se livrèrent autour de Rubens, inspirateur de Delacroix et détesté par les Ingristes, et nous verrons les Hollandais, que la critique continuait à confondre avec les Flamands6, étendre leur influence des paysagistes aux peintres de genre.
11 semble que l’on n’ait pas assez dit l'importance qu’eut, sur les destinées de l’Ecole française, l’art espagnol révélé à la France sous la monarchie de Juillet.