Journal des Artistes, 11 septembre i83i
2. Louis Viardot (Le Siècle, 19 mars 1837); — Théophile Gautier [La Presse, 27 mars 1 844) •
3. « Le roi Louis-Philippe », écrit Léon Riesener (cité par Burty. Lettres de Delacroix, p. xvi), « n’aimait pas sa peinture... Pour les Croisés, Delacroix avait proposé une esquisse fort belle. M. de Cailleux lui lit entendre que le roi désirait, autant que possible, un tableau qui n’eût pas l’air d’être un Delacroix. C’est au respect humain et non à l’estime que nous devons ce que nous avons de lui dans les galeries de Versailles. » Ces alfirmatious me sont suspectes. Le choix de Delacroix était une hardiesse et, pour la grande majorité des contemporains, un scandale. Quant aux prétendus conseils de M. de Cailleux, il est évident qu’ils n'ont eu sur le maître aucune influence regrettable.
relations amicales avec des artistes1 et pratiquaient, avec plus ou moins d’assiduité, quelque art 2 3 4 5 б.. La reine Marie- Amélie peignait des fleurs, le duc d'Orléans dessinait, la duchesse d’Orléans était élève de Paul Huet, connu pour républicain, et sut lui inspirer une sympathie fidèle 8 ; le duc de Nemours avait pris des leçons avec Eugène Lami et faisait de l'aquarelle. Le mérite de la princesse Marie d’Orléans dépassait celui d’un amateur. Elève d'Arv Scheffer, elle avait composé trois cartons pour les verrières de Saint- Saturnin de Fontainebleau *. On sait qu’elle était sculpteur, et Versailles conserve sa Jeanne ti Arc à laquelle les orléanistes ont fait une popularité qui n’est pas tout à fait effacée. Le duc d’Aumale, tout jeune, acquérait des œuvres d’art aidé des conseils d’Eugène Lami1. Passant à Home en 1 84 A , il ne manquait pas d’aller visiter la villa Médicis*.
Parmi ces bonnes volontés, la plus agissante fut celle du duc d’Orléans. Lié avec des peintres, familier d’Ary Scheffer, de Decamps, de Dupré7, il ne se crut pas tenu à la même réserve que son père et fut le champion avoué «1rs romantiques. Dès 1 SA 1 , il était dénoncé, comme tel, à 1 indignation publique : « L’héritier du trône », écrivait-on dans le Journal
1. Delacroix s'indignait du sans gèuc de Decamps qui allait chez le duc de Montpensier « avec une cravate uoire fripée, à dessins, et un gilet de couleur fané ». ( Journal , aa février 1817, a. I. p. a7i). Mais le prince ne se formalisait pas de ces incorrections.
а. Sur la famille royale, De Montalivet, op . cil., pp ia4, i3i, 374.