‹ Du rythme en françaisChapitre 17 sur 41 · LA SYLLABE · texte numérisé non relu

LA SYLLABE

Au I clair | de | ta | flam | me,

certains substituent celle-ci :

Au cl I air d I e t I a n I amm \ e (').

Cette syllabation s'explique avec justesse par le fait que le temps frappé tombe sur le point maximum de tension et de perceptibilité du groupe phonétique, qui est la voyelle, ou la consonne sonnante pouvant en nombre de cas la remplacer. Mais il en résulte que la voyelle ou la sonnante intéressent seules le rythme, dont les temps sont séparés par des suites plus ou moins longues de phonèmes indilférents, que toute coupure entre ces piionèmes est plus ou moins arbitraire, que par conséquent il n'y a pas lieu théoriquement de recourir à des divisions syllabiques, qu'en définitive la syllabe du groupe unité n'existe pas. jNéanmoins, on ne peut faire autrement que de s'en servir pratiquement, comme du mot, parce que Tliabitude en est commode, à condition de ne pas forcer la valeur de ses éléments indifférents pour établir des mesures illusoires.

(i) Eugène Lodry, La Théorie du Hylhme (Champion éd., 191 1). — Noir aussi Grégoirb. La Parole, 1899 et Verrier, La Métrique anglaise, loc. cit.

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