‹ Du Saint-Gothard à la mer (volume 2)Chapitre 26 sur 75 · i88j) la liste · texte numérisé non relu

i88j) la liste

te corporations

et des industries de Lyon

au premier siècle. Cette nomenclature

permet d'affirmé

r la supérior

rce lyonnais sur tout

s les villes de la

Gwit. sans en e

xempter Arles et Narbonne.

Au milieu de

CBS indusf

ies plus ou

moins vulgaires, il e

st inléressant de

noter l'industrie

toute de lui

e du tissage de l'or aur étoffes. Une belle inscription,

trouvée récemm

nt (ig mars

1885) au Nord delaplace deTrion

dans la tranchée

du chemin de fer

de Saint-Ju

st â Mornant

a révélé l'élablissem

cnt, î Lyon, d'un

<^rain Constanl

ni us .«quai

s. qui y exerçait la profession de

tisseur, barbari-

«iriui, Fl parait

avoir eu un

assez belle s

tuation, puisqu'il éta

II sévir augustal

de la colonie.

Vars barbarie

aria, dit M.

Allmer, c'es

-A-dire la spécialité

de la broderie k

l'aiguille soie et

□r, était, co

mme le nom

■indique, une invent

on d'origine bar-

ban. C-<tail une

ut orienUlc

Les Phrygiens surto

ut y excellaient.

ÏI j avait deux procédés de broderie â l'aiguille, ptctura acu ■ la broderie A points *^rcnsès, qui était la spécialité des brodeurs en or, phtygiones, et la broderie à plat, ai et soie, sorte de plumetis qui était la spécialité des plumarii et des bar' ^oriiarii, et dans laquelle entraient de minces lames d'or appelées brochées, *^^orée> d'ornements au repoussé.

LeConstantinius de l'inscription de Lyon était un Syrien, citoyen de la ville *le Germanicia, Citsarea Cfrmanicia. siluée au centre de la Commagëne ou Syrie Euphratésienne, au Nord-Est du Mont Amanus et au Sud-Ouest du Taurus,

CCONDB PARTIE. — CHAPfTRB QUATRlfeME.

a iociations,qui avaient toutes leurs règlements intérieurs, :nt une grande analogie avec les coqjorations du moyen .evaient leur succéder ; et il faut croire que leur puissantt, nde dès l'origine, finit par devenir une gêne et même uiit de dangers, puisque des édits de Justinien et de Zénoo finirent par les proscrire rigoureusement par crainte du monopole et des coalitions. Toujours est-il que ces corporations révèlent, dans le monde antique en général et à Lyon en

e(vc

* qui conduit d'A e Kieper

lioMa ad Taurutn à DolichË. dans la diiecbou . C'est aujourd'hui la ville de Merasch, danlle are reconnaissable, quoique issez défigurée, du nom le, et qui porte aussi celui de Banicia, dans lequel l'altération est moins «a- Constant inius /Equalis était donc un de ces nombreux Asiates quiveoaïeol er en Occident, à Lyon en particulier, les brillantes industries de leur psji lorissant fi l'époque romaine, aujourd'hui déchu et plongé dans la Wbaiie, ivent être considérés comme les ii primitifs » de la fabrique lyonnaÏM,

LVCVDVNl . CivIS . OSitMANI CIAKI . BVl , VlXIT . ANNOS . XXXH

Diiii) Mianibus) et memaria aUrn(a) ComlanlinUi) XqualU, hominit ofH»'' arlis barbaricaria, sneri AMg{ustatis) C(iiU>nia) C(<>pia) C(laudia) Atf{ial') Luguduni, civil Germaniciani, gui vixit ennui XXXXVI, mensts JII, dif iW/ Pacatia Sercanda conjugi iarissimo et incemfaribiU rt sibi viva, et Cunsla»!!ni(0 ,- Serval{iii) et jEqvalis (et) C<instanti«s,fili(i), fatripiissima panendun i*'*verunt et sub ascîa dedicaverunt.

Aux dieux Mines et à la mémoire iterneile de Constantin lus .^ualii, homint plein de bonté, exerçant la profession de brodeur sur or, sévir augustil ^ ^ colonie Copia Claudia Augusta de Lyon, citoyen de Germanicia. mort i l'ig** quacante-six ans, trois mois et douie jours; Pacatia Servanda à son épouittii cher et incomparable, et de son vivant pour elle-même, et leurs enfants ; CM' stantinius Servatus, Constantinius ^qualis et Constantinius CoosUntiiu, i'°°' excellent père, ont éievé ce tombeau et l'ont dédié sous l'ascia.

particulier, où elles se manifestent d'une manière si remarquable par l'abondance des textes épigraphiques, une importance considérable, une véritable organisation de la classe ouvrière, et qu'elles nous représentent l'agglomération lyonnaise, établie au confluent des deux fleuves, comme une ville animée d'un très grand mouvement commercial. Dès l'époque de sa fondation, en effet, Lvon, située au croisement des principales voies navigables et terrestres de la Gaule et aux portes de la riche province Narbonnaise entièrement romanisée depuis plus d'un siècle, apparaît avant tout comme une ville de commerce et de transit, un vaste marché placé au point de contact entre le Nord, encore à demi barbare, et le Midi tout à fait civilisé. « Le surnom de Copia, abondance, que la ville portait dès les premiers temps de l'empire, était donc parfaitement justiiié. Cinquante ans après sa fondation, elle Calait presque Narbonne et était, après cette capitale, la ville la plus peuplée de toute la Gaule impériale. Au deuxième siècle, elle n'avait déjà plus de rivale de ce côté des Alpes (i). n

Cette prospérité rapide, Lyon l'a due tout entière, nous l'avons dit plus haut, à sa situation privilégiée au confluent du Rhône et de la Saône. Les empereurs comprirent tout de suite tout le parti ;<Iu'on pouvait en tirer. Auguste, qui y établit sa résidence penl^ant trois ans pour mettre ordre aux affaires de la Gaule, la combla i^e privilèges et en fii une sorte de Rome du Nord. Toujours guidés par les textes épigraphiques que les érudits modernes ont Commentés avec une perfection et une sûreté de méthode vrai- Unent merveilleuses, nous retrouvons aujourd'hui les noms et les .fonctions de la plupart des magistrats lyonnais dans les premiers iSiècles de l'empire, et nous pouvons reconstituer avec une approxi- [tnation qui approche de l'exactitude, la physionomie et la vie

't., trad. AtLMER.

officielle de la métropole des Gaules, u A Lyon résidait le gouverneur, haut personnage de l'ordre sénatorial; à ses côtés si; trouvait le receveur impérial des revenus publics, son inférieur en rang, son supérieur souvent par le pouvoir et l'influence, et auquel on allouait des appointements annuels de 200,000 sesterces, qui n'étaient vraisemblablement, si l'on se reporte aux habitudes fiscales et aux mœurs financières de l'époque, que la moindre partie des revenus de sa place. Là, étaient aussi centralisées les administrations de la poste, des recettes et des dépenses, des domaines de l'empereur, de la monnaie, des mines ; et ces divers services nécessitaient l'entretien d'un nombreux personnel bureaucratique composé d'affranchis impériaux et d'esclaves qui pan^enaient à faire oublier par leur fortune et leur influence la tache de leur naissance servile, La monnaie d'or et d'argent était frappée à Lyon dans un atelier impérial ; une cohorte de la milice de Rome y séjournait en permanence. C'était, en un mot, le centre de l'administration publique et financière de toute la Gaule impériale des Alpes aux Pyrénées (1). u

La faveur dont Lyon avait déjà joui sous Auguste, et qui, d'une modeste colonie de réfugiés, en fit presque subitement la véritable capitale de la Gaule Chevelue, s'accrut encore sous l'empereur Claude. Claude était né à Lyon même, le i" août de l'an X avant Jésus-Christ, précisément le jour où les soixante nations gauloises inauguraient solennellement l'autel de Rome et d'Auguste. Quelque médiocre empereurqu'il ait été, ïl garda toute sa vie pour son pays d'origine une affection particulière. Il s'était enquis par luimême, autant que son peu de capacité pouvait le lui permettre, de ses besoins, de ses ressources, et tenait à satisfaire à ses 1^' times aspirations. Ce fut pour lui une sorte d'idée fixe, qui ne manquait peut-être pas de justesse, que d'étendre à plusieurs provinces de l'empire tous les droits dont les Romains avaient voulu conserver le monopole. En première ligne pour lui venaîe"' les intérêts de la Gaule. Sénèque l'appelait ironiquement f leviai

(i) Otto Hirschfeld, Lyon à l'époque romaine, a^. cil., trad. AllmM.

Saulois B, Gallus Germanus (i), et, dans un pamphlet célèbre. Usait direàla Fièvre en parlant de l'Empereur : h Ce n'est qu'un Uurgeois du municipe de Plancus, né à Lugdununi, à 16 milles te Vienne. Aussi, il a agi comme il convient à un Gaulois : il a Iris Rome (2). » Plus loin, la Parque Clotho reprenait : « Par Sercule, j'aurais voulu ajouter quelques jours à sa vie pour qu'il \t. citoyens romains le peu de gens qui ne le sont pas encore. Car I s'était mis en tête de voir revêtus de la toge tous les Grecs, Dus les Gaulois, puis les Espagnols, les Bretons même. Maïs ÏI Ulait bien laisser quelques étrangers pour la graine, et j'ai coupé jlors le fil de ses jours (3). »

< Le trait était fin et juste. Pour nous, descendants des Gaulois, Mus ne saurions reprocher à Claude d'avoir ex^éré, en faveur icnos pères, la politique de César et d'Auguste, et d'avoir aimé {■terre natale au point de lui procurer la première, la plus pré- Ôeuse des faveurs de l'époque, le rang de civitas, ce qui permit 'assimilation de l'aristocratie provinciale aux citoyens romains itir la concession des droits civils et politiques dans toute leur pléitude. Les chefs de la Gaule Chevelue, ceux que l'on appelait les Yiftores, furent dès lors traités sur le même pied que les citoyens |>niains, cives romani. Ils virent s'ouvrir devant eux l'entrée des fus hautes magistratures; ils possédèrent le plus grand de tous ÎB privilèges, le droit à tous les honneurs, ^kj AoKorww (4).

Ce fut une véritable révolution dans l'aristocratie romaine. ^puis longtemps déjà, les vieilles familles de Rome avaient disfcru dans le tourbillon des guerres civiles. Les proscriptions de libère et de Caligula avaient achevé d'épurer le Sénat; et en

(1) Lugduni aalus tsi, tfunalii municipem vides... ad sexlnm dtcimum lafiifma Vienna kbIhi est, Gallus Germanus. \Sek.. jtpoloiynlose, Vl.j [:{>) Quod Gallum facere oparlebat, Romam ct/iil. (Sen., Afioliii., VI.) [<3) « Efo pHsUlitm lemparis adjinri illi, votebam, dum hos paucvloî, qui luptr-

E! cinitalr donaret. Canatitueral entm omnts Grieces. Gallos, Hapanos, Brilanlogattti, vidert; sed quoniam placel aliguas ptregrinas in iemcH relinqni, etc. i> x.,Apahi.. Vlli.) jtW ■ Quvm Primons GalUa qua Comala apfiellatur, fadera ti civUatem roma-

km pridtm aridem assecuti, jus adipiscndarum id Vrbt MoHorum eiptUrmi

pAcrre, -<»>... XI, 13.1

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