‹ Du Saint-Gothard à la merChapitre 16 sur 51 · LE MONT VENTOUX ET · texte numérisé non relu

LE MONT VENTOUX ET

lence dans la vallée de l'Aude, et auquel l'empereur Auguste avait

fait bâtir un temple dans la capitale même de la Narbonnaise (i). Les archéologues locaux cependant, dont on ne saurait méconnaître ni le zèle ni la sagacité, n'ont fait jusqu'à ce jour que à'iiseï médiocres trouvailles. A peine quelques fragments de poterie et de verre irisé en forme de cornets à bouquins, dispersés sur la pente de la montagne la plus facile à gravir, et qui paraissent avoir été des débris de grossières trompes de chasse oud'appel, appartenant aux anciens bergers; et une stèle funécare, avec inscription gallo-romaine du second siècle, rappelant une concession de famille dans un terrain public (2}. C'est peu, Sans doute. C'en est cependant assez pour permettre d'affirmer qu'une population plus ou moins clairsemée a occupé ou parcouru loul au moins la haute montagne dans les temps anciens. Tous ces débris de poterie qui dessinent en quelque sorte le sentier qui «nduit au sommet, ont un caractère votif assez prononcé ; et si, «mme tout le fait supposer, c'étaient des offrandes à la divinité lupique du Ventoux, on est assez naturellement conduit à placer le but du pèlerinage antique au faîte même de la montagne, à peu près à l'emplacement de l'oratoire du moyen âge, à côté de l'observatoire moderne (3) .

\l) Voir, pour le vent de Ctrs, Circius, et le temple de Narbonne conaacrË au iin Cicios, Ch. Lenthéhic, i« vilUi maries du galfe de Lyan, ch. vi et pièce jniBcicive IX.

■ 0, medjuit un petit enflé, qui pourrait avoir une vessie de ce bon vent de Un^ï^h qu'on nomme Cierct ! Le noble Scurron, médicin, passant ung jour fu M paj-5, nous comptait qu'il est si fort qu'il tenverae les charrettes char- (to. ■ iRABEUUï. Fanlagrucl. liv. IV, ch. XLHi.)

la A. Sagnier. Proc.-verb. de l'Académie de Vaucluae, mai 1886. (3) VINTVKI I V. 5. L. M. | U. VIBIVS | P

{C. I. L., XII, 1104.) i^Kriptioa trouvée en 1700 A Buoux, canton de Bonnieux (Vaucluse).

[fflOii*i< VALLENns, Divinitk indigitts du Vocanlium, p. 40, et C. 1. L.. XI!.

criptioB servant autrefois de support au bénitier de la chapelle de Beaulieu. hde Minbel, canton de Nyons (Drame).

Bledieu VtHlur n'est autre chose que le mont Ventoux. dont le nom provençal pi'nltHr. C'est tris évidcmmeat le nom de la montagne. Elle l'avait déjà

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Vue de loin, à certaines heures du jour, dans la radieuse atnxH sphère de Provence et au milieu de cette fertile plaine du Comtat qui ne le cède en rien au ciel et aux campagnes de l'Italie et de l'Espagne, la grande silhouette brune du Ventoux se détache de l'horizon avec une majesté paisible et une netteté de contoon qui s'harmonise bien avec le paysage. Pendant sept mois de

l'année, une fine couche de neige resplendit sur le sommet. El \ été, la neige fondue découvre une roche calcaire très blandie qii modifie à peine l'effet général et la couleur de la montagne. Cette calotte supérieure, reluisant toujours au soleil, s'appuie surdem pentes très in^;ales. La plupart des montagnes présentent me forme à peu près conique ou pyramidale et ont plusieurs venuli orientés dans toutes les directions. Le Ventoux n'en a que deOi qui se réunissent au sommet suivant une ligne de fatte. C'est m toit à deux pentes.

Le versant méridional regarde la plaine et se raccorde insensir blement avec elle. Son inclinaison moyenne n'est que de lo pour loo et augmente graduellement de la base au sommet. Ce plan incliné, d'une courbure gracieuse et très adoucie, est coupé par (fe profonds ravinements qui le sillonnent du haut en bas. Un déboisement inconsidéré a, depuis plusieurs siècles, mis à nu la plus grande partie de la montagne. Les eaux pluviales ont labouré la roche calcaire et creusé une série de petites vallées convergentes vers le sommet, séparées par des crêtes plus ou mwns larges qui s'étalent à la base et viennent mourir dans la plaine du

à l'époque romaine, et il est venu jusqu'à nos jours sans changement. D'après Fl. Vallentin {Les divinités indigètes du Vocontium) , le Génie local du Ventotf serait Mars Albiorix. Ce Mars topique, dont on a retrouvé plusieurs autels aox environs de la montagne, est considéré par M. Rochetin {Mém, de FAcad. if Vaucluse, 1884) comme la divinité protectrice de tout le pays compris entre le Ventoux et la Méditerranée.

(A. Allmer, Rev, épigr, du midi de la France, n" 50, 1888, p. 382.)

LE MONT VENTOUX ET LA FONTAINE DE VAtJCLUSE. i8i

Rfiâne en forme de grand éventail. Les pluies torrentielles du [ffinlemps et de l'automne, les averses orageuses de l'été écoulent Itots eaux dans ces combes transformées alors en torrents temporaires, qui gardent toujours, même en été, une humidité et une fraldieur relatives et sont le refuge d'une assez belle végétation arbrescente.

Le versant Nord, au contraire, est très abrupt et présente une superposition de parois calcaires presque verticales coupées par àe brusques ressauts. On dirait les marches d'un escalier de géants. En (ace du village de Brantes, l'un de ces escarpements formidables n'a pas moins de 1,500 mètres. Ce versant regarde à peu près directement les Alpes ; mais il en est encore assez éloigné et séparé par une succession de petites montagnes, dont l'altitude moyenne ne dépasse pas 1,000 mètres. A partir de cette hauieur de r,ooo mètres et jusqu'au sommet, le Ventoux s'élève librement dans l'air, découvrant de tous côtés sa tète chauve, exposé sans abri à toutes les tempêtes, dominant tous les points de l'horizon.

Cet isolement absolu, l'opposition des deux versants et pardessus tout la latitude spéciale du Ventoux, qui est presque exacttment situé à égale distance du pôle et de l'équateur (latitude du pUleau44* 10'), font de cette montagne un point unique peut-être Su monde pour les observations topographiques, botaniques et o^téorologiques. On sait en effet que les versants d'une même montagne sont en général inégalement échauffés et éclairés par l« rayons solaires, et que, par suite, ils doivent présenter Une Bore différente, puisque la lumière et la température sont les conditions essentielles et les éléments principaux de la v^étation. D'après ce principe, il est aisé de reconnaître qu'une montagne qui serait exactement située au pôle ne présenterait aucune •Sfférence de végétation sur tous ses versants, puisque le soleil, louraant horizontalement autour d'elle, l'éclairerait et réchaufferait également sur toutes ses (aces pendant le même nombre d'heures, de la même manière et avec la même intensité. Il en

ait absolument de même pour une montagne située tout à fait

à l'équateur. Le soleît, en s'élevant verticalement au-dessus l'horizon, éclairerait d'abord pendant six heures la moitié de montagne qui ferait face à l'orient, projetterait ensuite vertics ment ses rayons sur le faîte et échaufferait tout le massif à m lorsqu'il passerait au zénith, éclairerait enfin, pendant les six heu de sa période descendante, le deuxième côté de la rnootaj exposé au couchant. L'illumination solaire serait donc encort même pour tous les versants, quelle que soit leur orientation. Pour qu'il y ait difTérence d'éclairage entre tous ces versan il faut que le soleil décrive une courbe inclinée À l'horizon et ç la montagne soit dans une situation intermédiaire entre le pflle l'équateur. C'est donc mathématiquement au milieu de cet inb valle, exactement à la latitude de 45 degrés, que ce contra! doit être le plus accentué. C'est à très peu de chose près la !a tude du mont Ventoux.

Les botanistes ont, dans ces dernières années, étudié avecba coup de soin les différentes zones végétales qui s'étalent sar I deux versants du Ventoux. Ces zones sont très nettement H nies et caractérisées par l'existence de plantes qui manquent à» les autres. Sur le versant Sud, on rencontre à la base toutes espèces méridionales de la Provence, le romarin, le genêt d'I pagne, la lavande, le pin d'Alep, et même la vîgne et l'oliri Ces deux derniers manquent sur le versant Nord ; par contre région des hêtres y est beaucoup plus étendue, et on y v<Ht développer en toute liberté de beaux sapins de Norvège, n'existent pas du côté du Midi.

A la latitude du Ventoux, la limite des neiges éternelles 2,850 mètres. Le Ventoux n'a que 1,911 mètres. La conclu neige hivernale qui le couronne n'est donc qu'une enveloppe t poraire ; elle ne se maintient que pendant sept mois et dî^ assez rapidement aâx approches de l'été. Mais l'isolement d

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montagne et la déperdition considérable de chaleur qu'éprouve, par l'effet d'un rayonnement intense, son sommet complètement Jénudé et nullement abrité par des montagnes voisines, sont deux faitses permanentes de froid ; et, tandis qu'au pied du \'entouTt. la Icmpérature moyenne de l'année est de 13 degrés, cette température ne dépasse pas 2 degrés sur le faite. La quantité annuetle de chaleur mesurée sur le sommet du Ventoux est inférieure, on a peine à le croire, à celle de Saint-Pétersbourg, dont la moyenne annuelle varie entre 3 et 4 degrés. Cette température moyenne de 2 degrés est extrêmement basse. C'est presque celle du cercle polaire au niveau de la mer; et il faut aller en Suède ou nfins de la Laponie pour la rencontrer. Ainsi, dans notre Tiance méridionale, au cœur de !a région des oliviers, en plein lat méditerranéen, une montagne relativement peu élevée préite à sa base la flore et la température des plaines de la Lomlie, et au sommet celle de l'Europe Scandinave. A partir de i ,500 mètres, la végétation arborescente fait presque iplètement défaut sur le Ventoux. Les sombres bouquets qui font l'ornement des pentes du Liban et de l'Atlas, îltement avec les massifs de pin maritime aux tons plus clairs, dépassent pas en général 1,000 à i,3oo mètres. Le pin sylvestre lui-même, celui de tous les arbres de la région qui risiste le mieux au vent et au froid, ne se développe à cette ^tude qu'avec une extrême lenteur. La force du mistral paralyse [a végétation ; et à plusieurs reprises de petites forêts d'arbres séculaires ont été déracinées et brisées par cette âpre liise du Nord qui souffle périodiquement en tourmente pendant •io semaines entières.

A ce fléau de la nature s'est joint trop souvent la dévastation aar la main de l'homme et !a dent des troupeaux; et à la iteur de 1,590 mètres, on peut voir encore des souches d'arbres irmes tombés sous la hache des paysans. Pendant la Révoion, le déboisement et le pacage se sont exercés à peu près contrôle. Chaque commune faisait son bois sur la montagne, ique paysan y conduisait ses moutons. La dénudation a été

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complète, et toute v^étation arborescente a disparu. Sur cette croupe rocheuse perméable et desséchée, semblable à un dépAt énorme de macadam agglutiné, on ne rencontre plus aujourdliai que de petites plantes vivaces, peu exigeantes de terre végétale, qui savent dormir pendant plusieurs mois sous une couche de neige, — le pavot aux fleurs orangées, la violette du Mont Cenis, l'euphorbe laiteuse, l'astragale aux feuilles ailées. la vul gaire ortie qui se glisse malgré l'ombre et le froid partout oi rhomme construit un pan de muraille, et la dernière enfin des fleurs de montagne, la clochette bleue du campanule. Chaque année, au retour du printemps, toutes ces plantes frileuses s'éveillent et pointent au soleil à travers les pierres ; les jeunes pousses remplacent peu à peu les anciennes feuilles déchiquetées par le mistral et desséchées par le froid; les petites racines déchaussées s'enfoncent patiemment dans les moindres fissures de la roche; toutes les corolles s'épanouissent; la vie renait partout, et l'éternelle fête de la nature se renouvelle à la surface de ce sol ingrat.

Il faut monter au sommet du Ventoux pour savoir réellement ce que c'est que le mistral. Certains jours de tempête, le danger est tout à fait sérieux. Les nuages traversent l'air avec une vitesse effrayante, se plaquent et se déchirent en lambeaux contre les parois de la montagne qu'ils enveloppent et découvrent tour à tour. On doit se blottir contre les anfractuosités de la roche, se cramponner aux pierres souvent roulantes, aux racines, aux moindres saillies pour ne pas être enlevé. L'ouragan dure quelquefois une semaine entière; il courbe, déprime, brise lef branches des arbres, déchiquette les feuilles des plantes herbacées les plus humbles, déchausse les racines, dessèche le so qui les nourrit, désagrège les rochers, les réduit en pierraille ei en emporte les débris souvent assez volumineux dans des tourbillons de poussière qui aveugle et blesse même quelquefois le mains et le visage comme de petits projectiles lancés par un bra assez vigoureux. Le bruit est effroyable. Aux sifflements aig^s s

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■flcnt de véritables mugissements, des détonations sourdes, des tmicndo formidables qui couvrent les voix les plus perçantes. 1« vent atteint parfois la vitesse et la force des ouragans, — vingt- } mètres par seconde; — et c'est par séries plusieurs fois l^ées dans le cours d'une même année qu'il se déchaîne ainsi, saut sur le sol, après chacune de ces crises terribles, un amon- : de fragments de roches et de débris végétaux, et lécouvrant de tous côtés, à perte de vue autour de la montagne

;, une atmosphère d'une limpidité parfaite. Cette merveilleuse transparence de l'air est la conséquence, on ptntméme dire la compensation bien méritée du mistral. Il n'y a |B d'ailleurs de mal absolu dans la nature; et si la vallée in fée du Rhône n'était pas ainsi soumise périodiquement à un ftiraot d'air énergique, si les miasmes que dégage la région ^euse n'étaient pas régulièrement balayés à la mer et lilraînés très loin au large, les fièvres paludéennes, qui sont toujours à l'état endémique dans la Camargue et dans les plaines ffArles et d'Aigues-Mortes , ne tarderaient pas à remonter t proche en proche vers le Nord. En somme, malgré sa : et les dégâts qu'il occasionne, le mistral n'est pas, ■De on l'a dît trop souvent, un fléau de la Provence. C'est : gêne sans doute, quelquefois une cause de souffrance, K c'est avant tout un précieux agent d'assainissement.

Us flancs à peu près dénudés du Ventoux donnent au pre- ■W abord l'impression d'une stérilité et d'un abandon complets. wtte impression est loin d'être exacte. La base de la mont^ne il déjà en partie reboisée; et l'œuvre patiente de l'admi- "Wration forestière se continue tous les jours. Dans quelques Wftéea, la partie inférieure du versant méridional — 3,000 heclits environ — sera presque entièrement couverte de chênes ■ «dinaircs, de chênes verts (yeuses) et de hêtres. Sur le versant

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Nord, on a planté des espèces plus résistantes, le cèdre, le pi des Landes, le pin sylvestre; mais ce manteau de v^étatio arborescente en voie de formation ne s'élève pas à plus d i,ooo à 1,200 mètres, laissant des intervalles, des trouées ass( considérables qui sont quelquefois d*un rendement plus prédeu encore que celui de l'exploitation forestière.

Sur ces pentes rocailleuses, en effet, si bien exposées au rayons du soleil méridional, partout où les arbres laissent unpc de place, le sol se couvre de fines graminées et de plantes od( rantes, le thym, la mélisse, la lavande, le romarin. La lavanc surtout se contente de la moindre place entre deux roches ( tapisse complètement des surfaces de plusieurs hectares; el fleurit et embaume au printemps la montagne et est mên devenue Tobjet depuis quelques années d'une récolte assez pr ductive.

Toutes ces plantes sèches et aromatiques sont en outre ui excellente nourriture pour les troupeaux de moutons, dont chair acquiert une saveur exquise. On sait combien cette cha du mouton est fade, insipide, répugnante même quelquefois dai certains pays du Nord, en Angleterre surtout, où les troupeai trouvent en général des pâturages très gras, aqueux, une herl abondante sans goût et sans parfum. Cette nourriture plant reuse n'est bonne que pour les bêtes à cornes. Pour les bêtes laine, contrairement au gros bétail, les steppes, les plateaux les versants des collines de Provence fournissent une qualit sinon une quantité de nourriture bien supérieure à celles q' produisent les plus belles prairies de la Touraine et de la Ne mandie, dont le sol est trop souvent détrempé, et qui tienne toujours un peu du marécage. Mieux vaut pour elles le soleil la sécheresse que l'eau stagnante et le brouillard.

C'est encore le soleil et le parfum des fleurs que vienne chercher des myriades d'abeilles dont le bourdonnement conti enveloppe la montagne d'une sorte de vibration harmoniqi Ces travailleuses infatigables butinent le pollen et le nectar d innombrables plantes, labiées et graminées, qui tapissent le v(

tant méndional. Il y a là encore une source de richesses que le paysan de la plaine n'a pas laissée échapper. Au printemps, ïl idosse les ruches contre les pans de rocher les plus abrités du vent, les mieux exposés au soleil, et bâtit ainsi de véritables imeaux temporaires. Les petites colonies ouvrières vivent en plein air pendant sept à huit mois de l'année dans leurs villages itbois respectifs, sans se mêler, sans se connaître, absorbées par (eur travail incessant, dans un ordre et une harmonie exemplaires. Ani premières pluies de l'automne, on déménage à la hâte !e Biitériel et les habitants ; on tran.sporte les ruches dans la plaine es abrite contre le froid. On récolte alors en abondance un ■iel véritablement exquis que l'on vend un peu partout, et queli^fois sous le nom de n miel de Narbonne ».

Le pâturage, le miel et la lavande disparaîtraient presque compttlement si la montagne était couverte de forêts comme elle a pB l'être aux époques primitives. L'aridité du mont Ventoux n'est donc qu'apparente. En fait, tous les versants un peu abrités, ncouverts pendant plusieurs mois de l'année de fleurs odorantes, Replantes vivaces et parfumées, n'occasionnent aucune dépense 4 culture, presque aucun frais d'entretien, et sont d'un assez bon I^port.

Mais ce n'est pas tout. La végétation forestière de pins, de Hres, de chênes, qui se développe assez facilement dans la gon inférieure de la montagne, pourra donner en peu d'années a produits assez rémunérateurs en bois de chauffage et même le construction . Ce n'est qu'une question de temps. En attendant Kt avenir, qu'on peut regarder comme certain et même peu &igné, les jeunes forêts de chênes donnent lieu dans le présent • une culture spéciale d'une réelle richesse. Au Mont Ventoux, » effet, on développe avec plus de succès qu'ailleurs la culture n champignon souterrain du genre iuèer qui ne comprend pas Boins de quinze à vingt espèces, dont la plus estimée porte leotifiquement le nom un peu barbare de lycoperdon bovista et 1 acquiert, entre les racines du chêne vert, une saveur, une lease, un parfum qui lui manquent quand il se développe au

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