VIVI . SIBI . FE
CERVNT
Scœnici Asiaticiani et qui in eodem corpore sunt vivi sibi fecerunt. Tombeau des comédiens asiaticiens et des agrégés à leur corporation. Fait de leur vivant.
Rey et ViETTY, Mon. rom. et goth. de Vienne, pi. 13. DaoRME, Descr. du Musée, 217.
A. Allmer, Inscr. ant. de Vienne, n" 214.
NICIAE CITHAROE DO IVLIAE
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(ascia) D{iis) M{anibus), Niciœ citharœdo yuîiœ.,. ■ Aux Dieux mAnes
1 A Nicias, citharède, esclave de Julia...
[ '■• Allmer, /Msrr. ant. de Vienne, 337.)
ridicules, le soin d'exécuter des morceaux de musique en public était, le plus souvent, laissé aux esclaves. Telle était la condition du chanteur Nicias de Vienne qui était esclave d'une certaine dame du nom de Julia. Peut-être est-ce à la générosité ou à la tendresse de cette dame qu'est dû le tombeau élevé en mémoire de l'artiste aimé.
Quant au jeune pantomime Hellas, mort à quatorze ans, il faisait aussi très vraisemblablement les délices des Viennois du premier ou du second siècle. On sait la passion effrénée que les Romains avaient pour cette sorte de spectacle, dont l'immoralité n'était pas un des moindres attraits. Le jeune Hellas, de famille esclave, d'origine visiblement étrangère, devait y déployer un certain talent, puisqu'on avait cru devoir lui élever un tombeau spécial (i). C'était probablement un des coryphées les plus en vue de ce genre de représentation licencieuse dont les dames viennoises « qui aimaient à lire Martial » devaient apprécier toute la saveur.
Quelques autres épitaphes paraissent encore plus caractéristiques et nous montrent la population de Vienne sous un aspect assez gai. L'un de ces joyeux habitants, du nom de Sotericus , qui devait sans doute à ses bonnes fortunes le surnom de « l'Amoureux », avait eu soin de s'élever de son vivant un tombeau sur lequel il avait fait graver : « Aux dieux mânes : M. Magius Sotericus, surnommé l'Amoureux, s'est élevé de son vivant ce tom-
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