‹ Du Saint-Gothard à la mer. Le Rhône, histoire d'un fleuve. Nouvelle éditionChapitre 147 sur 209 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

LA RÉGION D’ARLES

Variation des embouchures de la Durance et du Gardon. — Tarascon et Beaucaire. — Origine ancienne de la ville d’Arles, Ar-lath. — Inondations du Rhône. — L’endiguement moderne. — L’ancienne mer et les lies d'Arles. — Période maritime, période marécageuse, période agricole. — Les utriculairea et la navigation Bur les étangs. — La flotte maritime, la flotte fluviale, la flotte paludéenne. — Distance d'Arles à la mer à l'origine de notre ère. — Communication de la lagune d'Arles avec la mer. — Accroissement graduel du delta. — Arles sous l'Empire. — Gallula Borna Arelas. — Colonia Julia Patenta Arelate Sextanontm. — La ville patricienne et la ville marchande. — Les deux ports d’Arles. — Canalisations des Alpines et de Vaucluse à Arles.

La légende grecque de Gyptis et de Protis. — Le type grec chez la femme d'Arles. — Inscriptions et monnaies grecques. — Monuments de la ville romaine. — Le thé&tre grec et la Vénus d’Arles. — La statuaire et la langue grecques à Arles. — L’hellénisme de la Provence. — Décadence de la ville.

Un peu au-dessous d’Avignon, sur la rive gauche, le Rhône reçoit le plus gros de ses affluents, la Durance. Les géographes classiques ont dépeint bien souvent son régime torrentiel, ses divagations, l’instabilité de son lit, la fréquence et la soudaineté de ses crues, « C’est un torrent qui n’a pas moins de force et d'impétuosité que le Rhône », dit Pline. « De toutes les rivières de la Gaule, écrit Tile-Live, c’est celle que l’on traverse avec le plus de difficultés, soit à gué, soit en bateau; elle est privée de berges, se divise en plusieurs bras, s’en forme sans cesse de nouveaux, se creuse des gouffres, et roule ses eaux grossies par les crues et les orages avec un fracas terrifiant. » Plus imagés, mais non moins vrais les poètes Silius Italicus et Ausone parlent

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