‹ Du Saint-Gothard à la mer. Le Rhône, histoire d'un fleuve. Nouvelle éditionChapitre 89 sur 209 · DIVO AVGVSTO OPTIMO MAXIMO ET D1VAE AVGVSTAE · texte numérisé non relu

DIVO AVGVSTO OPTIMO MAXIMO ET D1VAE AVGVSTAE

La première, sur la frise de la façade, — au divin Auguste , très bon et très grand , — témoigne de la dévotion de la cité de Vienne envers le prince auquel elle devait tous ses honneurs. La seconde, — à la divine Augusia , — un peu postérieure, était gravée sur la bande aplanie de l’architrave, et date seulement du commencement du règne de Claude. L’impératrice Livie, morte sous Tibère, venait d’être admise aux honneurs divins; et les Viennois réunirent ainsi dans le même temple le culte du dieu César Auguste et celui de la déesse Augusta. La Maison Carrée de Vienne était officiellement le temple d’Auguste et Livie.

Un très grand nombre de monuments existaient encore très certainement sur la rive gauche du Rhône, et il n’en reste plus aujourd’hui que des souvenirs ou d’informes débris. C’est, d’ailleurs, avec une extrême réserve qu’on doit accepter les essais de restauration et les descriptions un peu fantaisistes qui ont été faits à plusieurs reprises avec plus de sentiment et d’amourpropre local que de critique. Panthéons, temples et autels de Jupiter, de Janus, de Mars et de la Victoire, de Castor et Pollux, de Pluton et de Proserpine, de Vénus, de Mercure, d’Apollon, de Diane, de Neptune, de Mithra, des Mères Augustes, etc.; naumachie, port des galères, capitole, prétoire, etc., ont pu, ont dû même exister très certainement à Vienne; mais il est à peu près impossible aujourd’hui d’en retrouver les traces et de leur assigner un emplacement.

Une exception doit être faite cependant à l’égard d’un grand ensemble de constructions situées sur la rive droite du Rhône, sur le territoire de Sainte-Colombe et de Saint-Romain en Gai. La facilité de traverser le fleuve avec un pont fixe à toute heure et en toute sécurité avait favorisé la création d’un faubourg qui parait avoir été une sorte de ville de plaisance habitée par l’élite

Page 1