‹ Du salaire (volume 2)Chapitre 23 sur 132 · ÉLEVÉ, CORRESPOND DU TRAVAIL A BON MARCHÉ · texte numérisé non relu

ÉLEVÉ, CORRESPOND DU TRAVAIL A BON MARCHÉ

Dans des conditions semblables, le sort de l'ouvrier s'améliore sans que l'acheteur de son travail y perde ; au contraire, la société toute entière, toujours en y comprenant les ouvriers considérés comme consommateurs, y trouve un bénéfice appréciable.

Ne résulte-t-il pas déjà, d'une manière évidente, de ce que nous venons d'exposer, ce fait consolant : que l'intérêt de la classe laborieuse concorde avec celui de la société entière? En effet, l'ouvrier est-il faible, abruti, misérable, son travail coûte cher et la société doit se restreindre sur les satisfactions qu'elle en retire. L'ouvrier est-il au contraire robuste, intelligent et bon, son salaire s'élève et le prix de son travail , c'est à dire de la somme de jouissances qu'il procure à ses semblables, s'abaisse.

Nous espérons avoir plus d'une fois encore, dans le cours de cet exposé, à faire remarquer cette harmonie d'intérêts entre producteurs et consommateurs, entre ouvriers et patrons, entre la classe ouvrière et toutes les auffes classes qui composent la société.

Nous nous estimerons heureux si nous parvenons

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