‹ Du sang, de la volupté et de la mort (volume 2)Chapitre 42 sur 52 · SUR LA DKCOM POSITION · texte numérisé non relu

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le vieillard lendail encore ses mains lanL earessées et Iremblanles.

A travers les allées de Versailles, (juaiid je suivais de cœur le cercueil de cet enchanteur des femmes, autour de nous les feuilles tombaient en tournoyant et avec un léger bruit se couchaient où pouriii-. L'émouvante journée, sous un ciel violet! Je n'ai jamais connu d'enlerremenl où l'on «ioùlàl avec plus de volupté le repos des choses iinies.

La solitude embellit tout. Les jeunes femmes aliandonnées sont plus intéressantes que les amoureuses. Pour qu'pn cercueil nous donne tout ce (ju'il contient de tristesses, marchons seul dans le sillage des fleurs qui le dissimulent. Les feuilles mortes de Trianon, sous le soleil épuisé d'octobre qui péniblement parvient jusqu'à elles, sentaient le chloroforme, (lar c'est bien là l'odeur qu'exhalent les matinées d'automne où la nature se chloroformise. s'endort et se meurt.

Nous arrivâmes enlin au lieu sublime, la terrasse du Grand-Trianon. Sous ce ciel lin du

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cœur de la Franco, des pavillons has, des (errasses faciles et toujours trois marches de marbre dégradé. Bois dormants jusqu'à l'horizon! et s'allongeant sous nos yeux un long bassin empli des eaux jaunâtres d'octobre! En quel endroit mieux qu'ici pourrait s'achever la destinée d'un musicien qui n'a plus qu'à restituer ses dons aux éléments?

Sous cette grande cathédrale effeuillée de Versailles et des Trianon, j'écoute, je vois; je supporte tout un torrent d'indéfinissables beautés qui passe durant des heures sur moi. C'est dans le jardin du (Irand-Trianon, plus bas que la terrasse, à la droite et au-dessus du grand escalier qui descend au Canal qu'est une pelouse bien faite pour accueillir un cadavre et devant notre imagination l'épurer de ses parts répugnantes. Ici, enfin, j'accepte la mort. Seul novembre m'effraye, si noir, sans aucun désir de |»laire et (jui fera de la pourriture avec ces feuilles qui sous nos pas avaient un bruit de soie froissée.

Octobre U\):>.

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