AMITIÉ POUK LES ARBRES
De la petite table où j'écris, par un coin de rideau levé, je vois, dans le jardin de mon voisin, un grand arbre, grave et patient sous la neige. Sous ce ciel bas et gris, il paraît immense; encadré par ma fenêtre, il m'emplit luut l'univers. Les semaines passent; mes idées ou mes passions que je rédige auprès de lui s'envolent en petits feuillets pour l'imprimeur, et lui aussi, à chaque saison, il a des apparences nouvelles, des manières d'être dont il se détache. Ses feuilles jonchent les allées. Côte à côte, sans cesse, nous nous transformons selon notre instinct. L'admirable force que la sienne, si sûre, si paisible! Quel modèle pour un tra-