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(2) J'ai eu, depuis, l'occasion d'observer un nouveau cas du même genre.
toblastes doit être plus précoce dans les formes protopathiques de l'anémie progressive, que dans les anémies secondaires.
— Tous les médecins qui ont regardé le sang- au microscope ont remarqué que le nombre des globules blancs ne paraissait pas augmenté. C'est encore dans la note que j'ai rédigée à propos de l'observation de M. Ferrand que se trouvent les premiers renseignements numériques sur ce point. Ils sont complétés par les chiffres notés dans les précédentes observations.
Le chiffre absolu des globules blancs, loin d'être augmenté, est le plus souvent un peu diminué. Il paraît donc y avoir également un ralentissement dans la formation de ces éléments. Ceux-ci sont d'ailleurs presque toujours altérés. Dans quelques cas les petits éléments de la première variété sont plus nombreux qu'à l'état normal ; mais on peut également trouver, au contraire, des leucocytes de la seconde variété plus ou moins nettement hypertrophiés. On note aussi parfois un certain état de mollesse et d'amincissement du disque protoplasmique, qui peut être creusé d'espaces vacuolaires. J'ai remarqué encore que, dans certains cas, quelques globules blancs renferment une petite proportion d'hémoglobine, particularité qui s'observe d'ailleurs dans toutes les anémies extrêmes (1).
Enfin j'attirerai l'attention sur une observation faite par Litten; chez deux jeunes femmes il a vu survenir une leucocytose intense, mais passagère, dans le cours de l'anémie pernicieuse progressive (2).
Les préparations de sang pur dans la cellule à rigole présentent un aspect très caractéristique sur lequel il n'est plus nécessaire d'insister (fig. 73, p. 417).
Dans les mers plasmatiques, les hématoblastes sont clairsemés et ne forment que de petits amas d'où partent des filaments de fibrine rares et ténus, ne dessinant jamais un réseau complet. Il n'y a donc pas d'augmentation de fibrine et il est possible que la faible proportion des hématoblastes soit la principale cause de la diminution de la coagulabilité du sang au niveau des petites plaies vasculaires.
Il existe certainement, en outre, une altération plus ou moins prononcée du plasma; mais jusqu'à présent il n'a été fait, que