E. F, BA
- L'injection finie, nous essuyons fortement la peau au niveau de la piqùre avec du coton imbibé d’éther, puis nous appliquons une rondelle de gaze ou de coton hydropbhile imbibée de collodion.
Nous nous sommes toujours servi d’un sérum qui avait été stérilisé au bain-marie pendant vingt minutes au moins et nous le faisons presque toujours tiédir avant de l’injecter.
Nous :avons eu l'occasion de pratiquer ainsi un grand nombre d’injections et nous n'avons jamais observé le moindre accident ni le moindre abcès, même chez des malades qui avaient du gâtisme et rendaient dans leur lit leurs matières et leurs urines.
En somme cette méthode est absolument sans dan-
ger et même assez rapide et elle n’a contre elle que la persistance, pendant quelques heures après l’injection, d’un peu de douleur dans la cuisse, douleur cependant bien-tolérable car le malade ne la révèle que si l’on presse les masses musculaires au milieu desquelles on a fait l'injection.
La seule chose à éviter, c’est la pénétration d'air. Nous n’avons pas observé le moindre accident dans les cas rares d’ailleurs où cette pénétration s’était produite accidentellement, mais néanmoins il est utile de éviter, ce qui est assez facile.
La quantité de liquide que nous avons coutume d’injecter est le plus souvent de 400 à 600 grammes.
Ces injections peuvent se faire presque indifféremment chez tous les malades et sont absolument inoffensives à part quelques rares contre-indications tenant à l’état du cœur ou du rein.