L. SPERATIO. IVSTO. TRIB
| CENTVRIONES.
C. ANTONIVS. C. F. ANTVLLVS. BERVAE TI. CLAVDIVS. TL F. RVFINYS SAVAR.
M. ANTONIVS. M. F. PAPIR. VALENS. RATIAR M. MYMMIVS. M. F. VERINVS. PAP. POETOV P. AFLIVS. P. F. AEL. SEPT. ROMVLVS AOVINQ deseseee ere .. SEVERVS CAESARIA IVLIVS | SOHEMVS.
C. RASINIVS IANVARIVS CORNIC PR , P. DECIMIVS MACRINYS CORNIC PR M. CLODIVE VERECVNDVS CORNIC S PR 20 Inscription de la corniche du côlé gauche.
DEDICATA. NON. IVL FAVSTINO.. ET. RVFINO. COS. CVRA AGENTE C, ANTONIO ANTVLLO 7 ET. M. MINVCIO HONORATO VEXILL,
8° Inscription de la corniche du côté droit, en une seule ligne.
C RYNNIVS HILARIS C 1YLIVS HERMES Q FABIYS. POLLVX. ' S LVTATIVS ECARPVS. MEDICI.
1° Anscriplion de la face principale,
np(eratori) Cæs(ari) M(arco) Aurellio Antonino lio Felici Aug(usto), trib(unitiæ) pot(estatis) tertium decimum, imp{eratori) secundum, cons(uli) tertium, procons(uli), Imp(cratoris) Cæs(aris) L(ucii) Septimi(i) Severi Pii Pertinacis Aug(usti) filio, devota numini et majestati ejus coh(ors) quinta vig(ilum), C(aio) Julio Quintiliono pr(æfecto), M(arco) Firmio Amyntiano s(ub})-pr(æfecto), L(ucio) Speratio Justo trib(uno), centurlones :
C(aius) Antonius, C(aii) f{ilius), Antullus, Bervæ (1),
Ti(berius) Claudius, Ti(berii) {(ilius), Rufinus, Savar(iæ) (2),
Marcus) Antonius, M{arci) f{illus), l'apir(ia), Valens, Ratiar(iæ) (3),
Marcus) Mummius, M{arcl) f{lllus), Verinus, Pap(lria), Pætov(ii) (4),
P(ublias) Ælius, P(ublli) f{ilius), Æl(i) Sept(imil), Romulus, Aquin (ci) (5), nero soso . Severus, Cæsariæ (6),
Iulius « Soliemus,
C(aius) Rasinivs Januarlus cornic(ularius) pr(æfecti),
P(ublius) Decimlus Macrinus cornic(ularius) pr(æfecti),
Marcus) Clodius Verecundus cornic{ularius) s(ub)-pr(æfecti),
2° Inscription de la corniche du côlé gauche.
Dedicata non(is) Jul(iis) Faustino et Rufino cons(ulibus), cura(m) agente C(aio) Aatonio Antullo centurione , et M{arco) Minucio Honoralo vexill(ario).
9° Inscriplion de la corniche du côté droil, en une seule ligne.
C(aius) Runnius Hilaris, C(aius) Julius [lermes, Q(uintus) Fabius Pollux, S(extus) Lutatius Ecarpus, medici,
(4) Berva, ville de Rhétie,
(2) Savaria, en Pannonie.
(3) Ratiaria, en Mœsie supérieure.
(A) Pœtovium, en Pannonie,
(5) Ælium Septimium Aquincum, en Pannonie, (6) Cæsarea, en Mauritanie,
Le consulat de Faustinus et do Rufinus, dont cette inscription est datée, correspond à l’an 210 de notre ère, |
Nous avons ici les noms des quatre médecins chargés du service de santé de la cinquième cohorte des vigiles ; ce sont : Caius Runnius Hilaris, Caius Julius Hermes, Quintus Fabius Pollux et Sextus Lutatius Ecarpus. Ïl n'y a aucun doute qu’ils forment à eux quatre tout le personnel médical de cette cohorte. Cela est certain, parce que le reste de l'inscription contient les noms du cadre tout entier, et de tous les simples soldats. C'est donc un fait acquis par cetle inscription, et ce fait, on le verra, est confirmé par la suivante, qu'il y avait quatre médecins dans chaque cohorte de vigiles. Nous déduirons plus loin les conséquences de ce fait. Contentons-nous en ce moment de faire remarquer que ces quatre médecins semblent occuper une place assez honorable dans celte inscription, puisqu'ils y sont en compagnie des officiers et seulement des trois principaux sous-officiers ou principales, c'est-à-dire les corniculaires du préfet et du sous-préfet. Or, ces derniers paraissent avoir eu des fonctions très-analogues à celles de nos adjudants sous-officiers ou de nos sergents-majors, et Kellermann a démontré que, parmi tous les principales, c’élaient les corniculaires qui étaient les plus rapprochés du centurion, c’est-à-dire les plus élevés en grade. Après eux, mais très-près, et presque au même rang qu'eux, venaient les beneficiarë præfecti. Par conséquent, il est permis de croire que les médecins, quoique rangés certainement parmi les principales, n'y avaient pas cependant le dernier rang.
Ce point d’ailleurs sera éclairei plus loin, et il nous sera possible de démontrer qu’en effet, les médecins étaient au rang des sous-officiers dans toute l’armée romaine.
L'inscription qui va suivre, et que Je transcris également dans l’ouvrage de Kellermann, a été gravée la même année que la précédente. Elle appartient à la deuxième
cohorte des vigiles.
. IMP. CAES. M. AVRELIO ANTONINO. PIO. FELICI. AVG.
TRIB. POT. XIIL IMP. IL COS. IIL PROCOS. P. P.
IMP, CÆS. L.. SEPTIMI. SEVERI. PII PERTINACIS. AVG. FILIO.
DEVOTA. NVMINI. ET. MAIESTATI. EIVS.
COH. IL. VIG.
C. IVLIO. QYINTILIANO. PR. VIG. M. FIRMIO AMYNTIANO. S. PR. C. IVLIO. ANTIGONO. TRIB M. AVRELIO. MAXIMO. 7 Q. COTTIVS. RVFYS. COR, TR. C. IVLIO. ATTA. 7 C. IVLIVS. ONESIPHOR VS. B.PR C. RVTILIO. MITHRA. 7 C. VALERIVYS. IVLIANUS. B. PR M. AVRELIO, ANTIPATRO. ‘7 8. VALERIVS. KARICVS. B. PR L. DONNIO. MANSYETO..7 T. SEPTIMIVS. FELICISSIMYS. B. PR M. AVRELIO. MAVMERIO. 7 M. IVLIVS. INGENVYS B. PR
P. ÆLIO. CANDIDIANO. 7 . MEDIC. COH. IL. VIG.
CLAVDI. THAMYRA. FLAVI. PANMEN.... APHRODITE. AVIELI. HECYMEXNE.
Kellermann, n° #4. — Gruter, p. 269, n0 3.
DES MÉDECINS ATTACHÉS AU CORPS DES VIGILES. 49 Imp(eratori) Cæs(ari) M(arco) Aurelio Antonino Pio Felici Aug(usto), trib(unitiæ) pot(estatis) tertium decimum, imp(eratori) secundum, cons(uli) tertium, procons(uli), p(atri)p(atriæ), Imp(eratoris) Cæs(aris) L(ucii) Septimi(i) Severi Pii Pertinacis Aug(usti; filio, devota numini et majestati ejus coh(ors) secunda vig(ilum), C(aïo) Julio Quintiliano pr(æfecto) vig{ilum), M(arco) Firmio Amyntiano s(ub)-pr(æfecto), C(aio) Julio Antigono trib(uno), M(arco) Aurelio Maximo centurione, C(aio) Julio Alta centurione, C(aio) Rutilio Mithra centurione, M(arco) Aurelio Antipatro centurione, L(ucio) Donnio Mausueto centurione, M{arcv) Aurelio Maumerio centurione, P(ublio) Ælio Candidiano centurione,
Q(uintus) Cottius Rufus cor(nicularius) tr(ibuni),
C(aius) Julius Onesiphorus b(eneficiarius) pr(æfecti), C(aius) Valerius Julianus b(eneficiarius) pr(æfecti), S(extus) Valerius Karicus b(eneficiarius) pr(æfecti), Titus) Septimius Felicissimus b'enefciarius) pr(æfecti), M(arcus) Julius [ngenuus b(eneficiarius) pr(æfecti),
medic(i) coh(ortis) secundæ vig(ilum) :
Claudi Thamyra, Flavi(i) Panmen{e et] Aphrodite, Aureli Hegumene.
Cette inscription a été trouvée, en 1550, à Rome, près de l’aqueduc de l’eau Claudia. Le marbre sur lequel elle se lisait était brisé en plusieurs morceaux, qui ont été rapprochés et réunis par Smetius.
On voit qu’elle est, à peu de chose près, semblable à la précédente et adressée au même empereur. On y lit les noms du préfet et du sous-préfet, qui sont les mêmes que dans l'inscription précédente, puis les noms des centurions après celui du tribun; ensuite ceux des premiers parmi les principales ou sous-officiers, et enfin les
noms des quatre médecins de la cohorte.
R. BRIAU, | 4
Par une méprise singulière, M. le docteur Simpson attribue, dans cette inscription, le titre de médecin de la cohorte au beneficiarius præfecti, M. Julius Ingenuus, au lieu de l’appliquer aux quatre noms suivants. M. Aubertin (1) va plus loin : en adoptant l'erreur de M. Simpson, il veut que M. Julius Ingenuus soit un . medicus benefictarius, c’est-à-dire un médecin jouissant d'immunités spéciales, « ce qui, dit-il, implique l’idée, > sinon d’un grade, au moins d’une distinction ». Îl commet, en outre, la méprise de voir, dans la dédicace de celte inscription, l’empereur Marc-Aurèle au lieu du fils de Septime Sévère, Caracalla. L'aspect seul et la lecture attentive de l'inscription suffisent pour rectifier toutes ces erreurs.
Cette dédicace, faite, au nom de la deuxième cohorte de vigiles, présente dans le même ordre que la précédente inscription, les noms de ses commandants, officiers et sous-officiers. Parmi ces derniers, toutefois, on ne voit qu’un corniculaire du tribun suivi de cinq beneficiarii du préfet, puis immédiatement après nous trouvons les noms des quatre médecins, qui occupent ici une place analogue à celle que nous avons déjà fait remarquer dans l'inscription de la cinquième cohorte. Il faut en outre observer que, tandis que les noms des autres principales sont au nominatif, ceux des médecins sont au vocatif. Cela tient, sans aucun doute, à ce que le Japicide avait entre les mains la liste d'appel sur laquelle ces noms devaient être au vocalif, et qu’il a copié ceux des médecins tels qu’ils y étaient, ainsi qu’on l’a observé
(A) Op. cil., p. 27,
dans d'autres inscriptions. Ces quatre médecins se nommaient Claudius Thamyras, Flavius Panmenus, Flavius. Aphroditus et Aurelius Hegymenus.
À l’aide des inscriptions qui se lisent sur les deux piédestaux découverts en 4820 sur le mont Cœælius, Kellermann a pu faire connaître assez complétement la constitution des cohortes de vigiles, et en induire l'organisation des cohortes préloriennes, urbaines et même légionnaires, sauf le nombre des hommes qui en faisaient partie. Chacune d'elles avait pour commandant un tribun, et pour officiers des centurions. Au-dessous de ceux-ci venaient les principales ou sous-officiers, parmi lesquels se distinguaient les corniculaires et les bénéficiaires du préfet et du sous-préfet, et enfin les médecins; les autres sous-officiers étaient de grade moins élevé et se rapprochaient du gregarius miles. | |
1l est probable, parce que cela est naturel et d’un service bien entendu, que le nombre des médecins était proportionnel au nombre des hommes qui composaient une cohorte. Or, puisqu'il était de quatre dans les cohortes composées d’environ quinze cents hommes, comme celles des vigiles, des prétoriens et des gardes urbaines, il y a tout lieu de penser qu’il était moindre dans les cohortes légionnaires où l'on comptait moitié moins d'hommes; mais nous reviendrons sur ce point dans un des chapitres suivants.
Les deux importantes inscriptions que nous venons de reproduire ne font aucune distinciion entre les quatre médecins d’une même cohorte; et d’ailleurs l'examen et l'analyse des documents, soit historiques, soit épigraphiques, ne nous fournissent aucune raison de croire
qu'il existât une hiérarchie quelconque parmi eux. Dans le chapitre suivant, nous verrons quelle pouvait être leur situation réciproque et comment il leur était possible de s’acquitter de leurs fonctions sans dépendance les uns des autres et sans empiétement comme sans conflit d’attributions. Bien que dans nos mœurs administratives actuelles cette organisation semble au premier abord difficile à admettre, il faudra cependant accepter les preuves sur lesquelles nous l'appuierons tout à l'heure. Pour commencer la démonstration, constatons ici que les quatre médecins des cohortes des vigiles sont confondus dans les mêmes rangs et portent tous uniformément le ütre unique de medicus cohortis. Il en sera de même pour toutes les cohortes non légionnaires ; aucun autre titre ne se trouve dans les lextes épigraphiques ou historiques.