‹ Du Service Hospitalier: Dans les Guerres Terrestres et MaritimesChapitre 13 sur 52 · ARE · texte numérisé non relu

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contribuer à l’organisation, et cela en temps de paix, du matériel nécessaire en temps de guerre.

Le docteur Maunoir, dans un discours plein de chaleur et d’habileté, combattit les idées émises par MM. Lôffler et de Préval et montra que, malgré la part de vérité que l’on pouvait reconnaître aux assertions des deux représentants, iln’y avait pas lieu de rejeter entièrement l’œuvre a laquelle ils avaient été conviés (r).

Ce fut sous l’impulsion des théories de Maunoir que l’Assemblée rédigea et admit une série d’articles dont le vote n’avait point force de loi, vu que les divers représentants n'avaient point lié leurs gouvernements, ceux-ci ne leur ayant point donné mission de conclure un véritable traité international. Le texté de ces articles peut se résumer ainsi

Dans chaque pays un comité peut s'organiser en vue de prendre les moyens nécessaires pour venir en aide, en temps de guerre, au service de santé. Sous sa direction, il peut se former des sections en nombre illimité. Chaque comité doit se mettre en rapport avec le gouvernement de son pays et recevoir son approbation. Le but de ces comités et de ces sections est de préparer les secours matériels de tout genre et de former et d’instruire les infirmiers volontaires. Ceux-ci, en temps de guerre, doivent être aux ordres des

(1) Euedgr;'/0c; cit: p160.

chefs militaires qui sont obligés de pourvoir à leur entretien. Les membres de ces comités portent un brassard blanc avec une croix rouge. Les différents comités peuvent se réunir en congrès internationaux pour se communiquer leurs expériences et se concerter sur les mesures à prendre dans l’intérêt de l’œuvre (x).

Il s'agissait dès lors de faire ratifier par les différentes puissances ce qui n’avait été établi que comme projet.

La commission de Genève fut appelée à résoudre ce problème, et pour cela, fut transformée, à la fin de l’Assemblée de 1863, en Comité international.

Les efforts du -Comité genevois ne restèrent point sans effet et l’on vit dans divers pays, et surtout en Prusse, s'établir des sociétés qui prirent à cœur de poursuivre les idées émises.

Un congrès diplomatique, sur l’invitation du Comité international, se réunit le 8 avril 1864.

La neutralisation des infirmiers volontaires et des délégués des sociétés de secours fut repoussée.

Aussi, dans la Convention de Genève de 1864, ne trouve-t-on aucun article relatif aux aides volontaires.

Au mois d'août 1867, les comités de secours se

(1) Lueder, loc. cif., p. 7o et suiv. — Voir Anuexes, Texte des résolutions adoptées par l’Assemblée de Genève de 1863.

SAUCES mirent à la tête du mouvement. Profitant de l’exposition de Paris, les délégués présents dans cette capitale, sous la présidence du comte Serurier, avaient nommé, le 26 mars 1867, une commission ayant pour but d’aboutir à une conférence internationale, comprenant les délégués de toutes les Sociétés de secours et d’'Associations vouées aux soins des malades.

. Cette commission préparatoire se divisa en trois

sections. La deuxième section eut à s'occuper de l'élaboration de la partie législative et administrative.

Elle était composée de douze membres, savoir :

D' Gurlt, professeur, délégué du Comité central de Berlin;

D' baron de Mundy, médecin d’état-major, délégué du ministère de la guerre d'Autriche;

Dr Dietz, délégué de la Société des Dames de Bade; :

Le comte Serurier, le comte Rohan-Chabot, le comte de 'Brédaï.Le Camus, Hubert -Saladin, D: Piotrowski, du Comité central français;

D' Longmore, d'Angleterre; major Staaf, du Comité suédois; Moynier, président du Comité international (1).

Sous la présidence du comte de Bréda, la deuxième section, ayant à étudier la Convention de Genève, adopta un projet rédigé par M. de

(1) Lueder, loc. cit., p. 127.

ERNEST Vies

Mundy, projet modifiant cette convention. L’article 4 était ainsi conçu : «Les membres des sociétés de secours aux blessés militaires des armées de terre et de mer de tous pays, de même que leur personnel auxiliaire et leur matériel, sont déclarés neutres. Les sociétés peuvent envoyer des délégués qui suivront les armées sur le théâtre de la guerre et seconderont les services sanitaires et administratifs dans leurs fonctions. Elles auront, en particulier, le droit d'envoyer un représentant auprès des quartiers généraux des armées respectives. »

En même temps qu’à Paris, se réunissait une assemblée des sociétés de secours allemandes à Wurtzbourg, le 22 avril 1867, quiadmettait un article ainsi conçu : « Les provisions et les convois, ainsi que l’argent de toute espèce des sociétés de secours destinés aux blessés et leurs équipages, ne pourront pas être considérés comme matériel de guerre.

« Les secours de toutes sortes pour les blessés, ne pourront pas non plus être considérés comme des secours pour les troupes belligérantes, mais devront, au contraire, être déclarés neutres, et par conséquent pouvoir servir aux troupes neutres. Si les convenances militaires ne s’y opposent pas,un laissez-passer et une sauvegarde seront accordés aux convois et aux délégués des sociétés de secours sur le théâtre de la guerre (1).»

(1) Lueder, loc. cif., p. 139.

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