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Remarque. — Lorsque le gouvernement turc aura, avec le consentement de la Russie, adopté au lieu du pavillon de Genève avec la Croix rouge, un signe distinctif pour ses hôpitaux et ambulances, les commandants des armées belligérantes prendront toutes les mesures nécessaires pour assurer l’inviolabilité des établissements et des personnes placées sous la sauvegarde de ces signes distinctifs conformément a la Convention de Genève, si les stipulations de cette dernière sont observées par les autorités ottomanes (1). »
Mais nous ne constatons rien de semblable du côté des Turcs. Ayant adhéré à la Convention de Genève, ils arborèrent le Croissant rouge, destiné à remplacer la Croix rouge que les soldats ne sauraient respecter, prétendait le gouvernement ottoman. Il n'importe, les blessés russes furent traités avec la dernière barbarie et furent presque tous massacrés (2).
Gest en lüurquie pourtantiquemlonspeurtle mieux voir le progrès des idées, au moins dans les sphères gouvernementales.
Lors de la guerre avec la Grèce en 1897 le gouvernement turc semble avoir mis une certaine coquetterie dans l’organisation et le fonction-
(1) Revue de droit international et de législation comparée, t. Den es NEA :
(2) Pillet, Le Droit de la guerre, t. 1, p. 244.
nement des ambulances, s’inquiétant de la santé des blessés et de leur nourriture (1).
Tout en tenant compte de l’exagération certaine des journaux turcs, il faut reconnaitre qu’il y a eu progrès de ce côté pour donner des gages apparénts de sentiments humains du gouvernement et pour effacer le mauvais souvenir des pratiques d'autrefois et des massacres récents en Arménie éten Crète,
Toutefois, si on laisse de côté ces précautions officielles, on voit que les Turcs n’ont pas encore perdu leurs vieilles habitudes. Sans doute les blessés grecs recueillis dans les ambulances ottomanes et transportés dans les hôpitaux des villes ont été en général entourés de soins (2). Mais après cela combien d’actes de barbarie à signaler. Bien que démentie officiellement par l'ambassade de Turquie à Paris dans le Journal des Débats du 27 avril 1897, ces faits sont vrais en grande partie.
<Lessblessés, dune lettrétprivée ontLeubi d’affreux tourments ; six d’entre eux ont été embrochés et rôtis comme des agneaux de Pâques ; d’autres blessés ontété liés et couchés à terre ; on a ensuite allumé du feu sur leur poitrine ; ils sont morts dans les plus épouvantables tourments (3).