FEUILLES
Un grand nombre de feuilles sont usitées en raison de leurs substances actives. Parmi les plus importantes il convient de rappeler les suivantes.
A. Feuilles contenant des substances mucilagineuses.
Feuilles de Mauve, de Guimauve, de Rose-Tremière, de Bourrache, de Pulmonaire, de Bouillon blanc, etc.
B. Feuilles contenant des matières oléorésineuses, des huiles essentielles, etc.
Elles forment la division la plus importante et présentent leur substance active localisée : soit dans des glandes extérieures et portées sur un pédicelle plus ou moins long1 (Labiées), soit dans des glandes intérieures unicellulaires (Laurier) ou multicellulaires (Orang*er, Rue, Bucho, Eucalyptus, etc.) soit enfin dans des canaux sécréteurs (Ombellifères, etc.) Les plus usitées de ces feuilles sont celles d'Orang’er, de Rue, de Bucho, d’Eucalyptus, de Persil, de Cerfeuil, de Tanaisie, de Millefeuille, d’un grand nombre de Labiées, de Verveine, de Laurier.
C Feuilles["contenant des sucs laticifères.
Feuilles de Chicorée et de Pissenlit.
D. Feulles contenant rlu tannin.
Feuilles de Sumacs, d’Alchemille, de Ronce, d’Uva- Ursi, de Redoal.
E. Feuilles contenant des alcaloïdes, acides, sels, glucosides, etc.
Feuilles de Berberis, de Crucifères, de Saponaire, de Thé, d’Oxalis, de Coca, de Houx, de Maté, de Séné, de Laurier-Cerise, de Pêcher, de Cerasus Padus, de Pourpier, d’Orpin, de Joubarbe, d’Arnica, de Gaultheria, de Pervenche, de Morelle, de Belladone, de Jusquiaine, de Stramoine, de Tabac, de Digitale, de Bette, d’Oseille (surtout celles du Rumex scul/atus ), d’Oxalis, deMatico, de Faham, etc.
A la suite des feuilles on peut placer les Bourgeons et les Galles. Les premiers, qui se réduisent aux Bourgeons de Peuplier ( Populus nigra ), de Sapin ( Abies excelsa), et de Pin ( Pinus \ sylvestris ), doivent leur emploi à la matière résineuse dont sont enduites leurs écailles. D’après Hanstein, qui a étudié la formation de cette « Blastocolle » dans la première de ces espèces, elle se formerait dans les cellules mêmes de l’épiderme au lieu d’être sécrétée par des poils glanduleux et courts, ainsi qu’on l’observe dans la plupart des plantes.
Les Galles, productions anormales dues à la piqûre de divers insectes (Hyménoptères, Hémiptères, Aphides), offrent surtout deux types importants pour la matière médicale : 1° la Galle de Chêne ou Noix de Galle produite par la piqûre du Cynips Gallæ-tinctoriæ , sur les bourgeons du Quercus infectoria\ 2° la Galle de Chine ou du
Japon produite par la piqûre de YAphis Chinensis sur le Rhus semi-alata (1). Ces galles, outre une quantité considérable de tannin, renferment de la matière résineuse localisée dans des lacunes qui se trouvent vers leur partie interné, c’est-à-dire dans le tissu qui entoure !a cavité centrale.
Organes de reproduction