FRUITS ET GRAINES
Sous le nom de fruits la thérapeutique emploie un certain nombre de substances végétales qui sont trèsrarement réduites au péricarpe et qui presque toujours comprennent également la graine dont F étude pharmacologique se trouve intimement unie à celle du fruit, bien que dans quelques cas elle puisse être décrite séparément, certaines semences étant employées seules et dégagées de leur péricarpe.
Ce dernier peut renfermer des principes actifs plus variés que ceux dont la graine sera le siège : il contiendra des matières mucilagineuses, amylacées, sucrées, oléorésineuses, résineuses, gommorésineuses, grasses, cristallisables, etc. Si au lieu de le considérer dans son ensemble, on l’étudie dans chacune de ses parties on voit qu’elles seront également utiles : l’épicarpe renfermera les huiles essentielles des Aurantiacées ; dans le mésocarpe se trouveront les matières sucrées des drupes, des baies, etc*, les gommes résines de la généralité desOmbellifères, les résines des Poivres, la matière grasse de
(1) G. Planchon. Loc» cit», t. I, p. 236.
l’Olivier et de quelques Palmiers; l’endocarpe contiendra le principe de la Grande-Ciguë, etc. Mais je rappelle que nos fruits médicinaux renferment presque toujours leurs graines, parties dans lesquelles les principes actifs seront plus constants s’ils sont moins variés ; aussi dans plusieurs d’entre eux (Amomacées, Cévadille, etc.) le péricarpe formera la partie la moins importante.
Dans la graine, l’étude de la localisation du principe actif exige qu’on distingue les enveloppes qui donneront particulièrement des matières mucilagineuses (Lin, Coing*), de l’amande qui renfermera tantôt des matières oléorésineuses (Maniguette) , tantôt des matières grasses (beurres de Cacao et de Muscade; huiles d’Œillette, de Colza, de Navette) tantôt des « huiles médicinales, » c’est-à-dire mêlées de substances actives (Euphorbiacées), tantôt enfin des alcaloïdes (Caféine, Théobromine, Vératrine).