‹ Du siége des substances actives dans les plantes médicinalesChapitre 13 sur 32 · IV. - FIBRES ET VAISSEAUX · texte numérisé non relu

IV. - FIBRES ET VAISSEAUX

La nutrition d'un être vivant, qu'il appartienne à l'un ou à l'autre règne organique, se résumant dans l'ensemble des échanges qui s'accomplissent entre ses éléments histologiques et le milieu intérieur dans lequel ils vivent, on comprend que, chez la plante, les éléments anatomiques, de forme vasculaire ou fibreuse, pourront, comme les cellules vraies, et dans certaines conditions, renfermer des substances diverses; mais l'état de la science est loin d'être encore fixé sur les différents points de cette question dont on comprend toute l'importance au point.de vue physiologique. Pour l'histoire spéciale de la localisation des principes médi-

(1) Voy. Trécul. Loc. dt.

(2) G. Planchon. Loc. cit., t. U, p. 447.

camenteux, l'étude des vaisseaux et des fibres, est, au contraire, très-secondaire ; ces éléments n'étant que bien rarement le siég*e de semblables produits, encore même ceux-ci semblent-ils alors imprég*ner la masse totale de la plante, ce qui explique leur présence dans ces formes histolog^iques. Tel est le cas des bois de Gayac et de Santal (1).

Bois de gayac. — L'examen microscopique y montre de nombreuses cellules fibreuses étendues dans le sens de l'axe, à parois épaisses, et terminées en biseau- Entre ces fibres sont de gros vaisseaux ponctués et renfermant g*énéralement de la matière résineuse ; celleci se retrouve ég^alement dans le parenchyme ligneux et dans les cellules des rayons médullaires (2).

Ce bois est donc très-riche en résine qui existe, comme on le voit, dans des éléments de forme et de structure très-différentes ; elle constitue le principe médicamenteux usité sous le nom de a résine de Gayac. »

Bois DE SANTAL. — L'étudc histologique des divers produits groupés sous ce nom [Santal citrin de Malabar ^ Santal de Zanzibar^ Santal blunc^ etc.) y montre l'oléorésine répartie non-seulement dans les cellules du parenchyme ligneux, de la moelle, des rayons médullaires,

(1) D'après Berg, le Copahu existerait non-seulement dans les « vaisseaux Dalsamifères » de Técorce, mais aussi dans les vaisseaux ponctués et rayés du bois ; cette localisation du Copahu demande d'ailleurs de nouvelles recherches ainsi que celle des baumes de Tolu et du Pérou qui, d'après Vogl, se rencontreraient dans les vaisseaux du bpis. Je rappelle que M. Prillieux a signalé la production de matières gommeuses dans ces éléments vasculaires. (Prillieux, Ivc, cit., p. 184.)

(2) G. Planchon. Loc, cit., t. II, p. 82-187.

maiseneore dans les vaisseaux (1). On ne saurait nier sa présence dans ces derniers éléments, mais il convient de remarquer que, dans le Santal comme dans le Gayac, la matière active ne s*observe dans les vaisseaux que lorsqu'elle se rencontre dans l'ensemble des éléments anatomiques voisins. L'examen d'un rameau frais conduit à la même conclusion : « Foléorésine s'y voit sous forme de gouttetettes roug'eâtres dans l'intérieur même des vaisseaux, parmi les fibres ligneuses, ou renfermées dans des utricules uniques. » (2).

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