‹ Du siége des substances actives dans les plantes médicinalesChapitre 5 sur 32 · GOMME ARABIQUE · texte numérisé non relu

GOMME ARABIQUE

La formation du produit que fournissent divers Acacia et que nous employons sous le nom de gomme arabique^ ayant été principalement étudiée par les observateurs de l'école allemande, il n'est pas étonnant, en raison ée leurs tendances actuelles, de les voir rapporter cette production à une altération des parois cellulaires, de sorte qu'il convient de placer la gomme arabique auprès de l'adragante ; toutefois je crois ne devoir le faire ici que pour me conformer à l'état actuel cte la science, et en formulant d'ailleurs les réserves les plus expresses, car ii est fort possible que des recherches ultérieures nous obligent à regarder ce produit comme formé dans l'intérieur même de la cellule, par un phénomène analogue à ceux qu'ont décrit MM. TréculetPrillieux. Déjà même M. Fluckiger afait remarquer qu'on n'y trouvait aucune

1) Voy. Giraud. Etude comparative des gommes et des mucitage^^ p. 17. {Thèses de V Ecole supérieure de pharmacie de Paris^ 1875.)

trace des parois cellulosiques si faciles à mettre eu évidence dans le produit des Astraçales.

Une différence importante et bien établie existe d'ailleurs entre ces deux g^roupes de substances gommeuses examinées dans leur siég'e : Tadrag^ante se forme dans la moelle et les rayons médullaires ;la g-omme arabique, au contraire, est produite dans la partie corticale de l'écorce, et cette localisation explique comment elle peut aisément s'écouler au dehors par les moindres fentes naturelles.

jy après M. Martins, la production de la ^omme arabique serait liée à la présence d'un parasite du g'enre Loranthus [L. Se7iegalemis), qui affaiblirait progressivement ï Acacia^ et y déterminerait la formation et l'exsudation de la g'omme (1).

Cellules dont la paroi se transforme en substances mucllaglneuses.

A la suite des plantes qui nous fournissent des matières gommeuses par une modification secondaire de leurs membranes d'enveloppe, viennent naturellement se placer les vég-étaux dans lesquels un semblable phénomène détermine la production d'une quantité plus ou moins considérable de substances mucilctg^ineuses.

Nous ne sommes plus à l'époque où Vauquelin inclinait à confondre, dans une même classe, ces deux ordres de substances, et la chimie moderne nous a appris à les disting'uer aisément, car l'action des acides,

(1) Martins. Sur un mode particulier d'excrétion de la gomme arabique produite par V Acacia Verek du Sénégal, (Revue des sciences naturelles de Montpellier, t. 111,-^875, p. 553 et suiv.)

la production, de g'iucose fermentescible, Tinfluence des réactifs et particulièrement des sels de fer, Tinsolubililé absolue dans Teau même bouillante, Tabsence presque générale d'acide mucique permettent de séparer aisément les mucilages des gommes; en outre, ces corps renfermant, comme Schmidt Ta établi, Toxygène et l'hydrogène dans le rapport de Teau, ne peuvent être confondus avec les composés pectiques, ainsi que l'admettait autrefois Mulder (1).

Parmi les plantes qui nous fournissent de semblables substances par la transformation de leurs membranes cellulaires, le Lin, le Coing et le Psyllium étant des plus importantes au point de vue médicinal, c'est à ces types que je limiterai ma description.

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