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de manière à les goqfler , à les disteridre ^ comme la graisse el la sérosité disleudent le tissu cellulaire ; couler eo asses graude abondance pour simuler le flux diabétique , peut«^tre même être résorbée dans le tissu cellulaire^ sans jamais yien produire de semblable aux hydropisies, aux polyçarcies et aux emphysèmes, quoique, après tout, il n^ ^it aucune de ces maladies qui ne soit le résultat de la même modification de sen- . sibilité fixée sur les vaisseaux absorbans chargés d'extraire du sang les matériaux des humeurs qui deviennent trop abondantes dans ohaoune de ces circonstances, modification qui est la source commune de toutes les sortes d'exhala* tions directes ou indirectes ; c'est^-à-dire , de toutes les exhalations qui font sortir hors des ' vaisseaux , et versent au dehors en quantité démesurée , tantôt les âuides sanguins et ly mphathiquea, tantôt les produits naturellement séparés de Ja masse sanguine.
S m. Des Exhalations morbifiques dépravées.
Nous regardons comme naturellement séparées du sang les humeurs ou les matières qui sont fournies par les vaisseaux que la nature destine à cetnisage ; mais si , par une sorte de perversion de leurs propriétés vitales , ces vais*
sesiux , au lieu d'exlraire les matières qu'ils sont chargé^ de fournir>en produisent de totalement difTér^futes , nous trouvons^ dans ce nouveau genre de désordre ^ une nuance particulière qui mérite d être soigneusement distinguée. Les ex*halations dépravées y dont il est ici question ^ se rencontrent assez fréquemment dans la pratique^ et sont la base et l'essence d'un grand nombre de maladies chroniques. On les voit quelquefois paitre primitivement dans les organes qui les présentent , et d'autres fois elles prennent leur source dans des parties éloignées ^ dont l'affection produit l'exubérance des humeurs qui leur sont propres, en même temps que certains mouvemens de rétroversion dans les réseaux absorbaus cellulaires. > d'où résultent ces déviations.
1^, Des Exhalations dépravées primitwes.
Parmi les altérations qui peuvent être la suite de l'exhalation primitivement dépravée, et dont les ouvrages, d'anatomie pathologique renferment de nombreux exemples , on peut surtout compter les changemens profonds qui , par une sorte de transformation , rendent certains organes semblables à d'autres parties avec les* quelles ib n'avaient d'abord aucune ressem* blance : des cartilages devenus osseux ; des mus-
cles changes Vn un tissu graisseux ; des teodons cofivertisen membranes; les poumons présen* tknt la couleur et la consistance du foie ; la subslance parenchymaleuse des viscères ramollie en matières pulpeuses, blanche comme la pulpe cérébrale ; le tissu cellulaire cartilagineux ou fibreux ; le cerveau changé en solide osseux ou durci comme la pierre ; les os plats devenus flexibles et de la couleur des membranes muqueuses, ou bien amincis et tendineux ; enfin , des tumeurs cellulaires ou parenchjmateuses dans lesquelles on voit rassemblées pêle-mêle plusieurs de ces substances étrangères Tune à l'autre et à la partie qui les renferme : tels sont les phénomènes extraordinaires qui peuvent naître de cette modification particulière de la sensibilité des vaisseaux absorbans fixée tantôt sur un point , tantôt sur l'autre de I économie animale.
Mais combien plus extraordinaires et plus formidables encore doivent être les résultats de cette sorte de dépravation du goût des vaisseaux absorbans , si cette expression peut nous être permise, lorsque cette dépravation envahit tous les tissus à la fois , et tend a gagner de. proche en proche toutes les parties du corp6 , quelle que soit la différence de leur structure l Un tel déplacement des molécules constitutives ,
DES M^ILADIES. 5oi
fin tel desordre de rexhalalîon nutritive y ne se présente jamais d^une manière générale^ ou ne se présente que très-rarement dans nos climats^ t'Cmpérés. Mais n'est-ce pas à une cause de cette nature qu'on doit attribuer 1 eléphantiasis des Grecs , nommé lèpre par les Arabes , rnala* die commune dans les contrées brûlantes de FÂsie et de TAfrique ? C'est du moins dans cette seule maladie qu'on trouve universellement répandue cette profonde transmutation des parties dont nous ne voyons en Europe que quelques exemples isolés et partiels , concentrés tantôt sur un organe , tantôt sur Tautre , et le plus souvent même limités sur un point circonscrit d'un seul organe. C'est dans cette affection seule qu'on peut yoir les parties les plus dures^ les parties osseuses ^ devenues charnues^ comme dans le spina ventosUj et converties en une masse ramollie , sans cavité médullaire ; qu on peut voir les phalanges des doigts des pieds et des mains , ainsi ramollies et gonflées , se joignant, entre elles et ne formant plus qu'un tout, comme si elles étaient composées d'une cire malléable (i) ; qu'on peut voir le parenchyme des viscères naturellement consistans et rouges , de-
ié.^
(i) SchilUog , de Lepra^fBg. i7,in-8. 1778.
venu blauchatre et mollasse (i) ^ qa*oa peut voir les tendons et les muscles réunis 'et confondus en une masse dure et lardacée , plus adhérente a Tos qu'elle entoure que les lames osseuses ne le sont restées entre elles ; qa on peut voir les artères , les veines et les vaisseaux lymphatiques y ordinairement apparens , tota-^ lément eflacés ^ et ne laissisint aucune trace de leur existence dans Tintérieur de ces parties (2); qu on peut voir le derme y inégalenient épaissi ^ devenu sur certains points huileux et glabre ; sur d'autres points , dur , sec , rugueux , coriace; sur toute son étendue, imperspirable^ insensible , et surmonté de végétations épidermoïdes ou fongueuses , de produits crustacés y ainsi que de tubercules calleux , et comme cartilagineux. Enfin y c'est dans cette seule maladie qu'on peut observer avec épouvante la dégénérescence spontanée et insensible d'une multitude 'le parties différentes , qui concouraient auparavant à la formation et aux fonctions des membres , en un tissu cellulaire uniformément imprégné de sucs visqueux, lymphatiques, graisseux , tel , à-peu-près , qu'on le voit dans l'embryon et dans les zoophy tes ; d'où il résulte
(i) Ruette , JEssai siirV Eléphantiasîs^ pag. 2\^ i(ï) Schilling, îbld. y pag. iS,
DÉS WAIiAniES. 5oS
que ces membres ainsi dégénérés peuvent être séparés du corps , soit par l'effet de la maladie ^ soit par les procédés de l'art , sans notable hd^ morrhâgie , et quelquefois même sans la moiti-^ dre effusion sanguine (i)^ comme la chose k lieu pour les membres de certains insectes.
Ne pourraît-oti pas croire que cette funeste disposition , transplantée des pays lointains à des époques reculées, s'est perpétuée parmi nous au moyen de là contagion favorisée par l'union des sexes ^ et qu'elle y règne encore sous le nom de maladie syphilitique ? Si telle était l'origine dé cette dernière affection ^ iP serait facile de concevoir pourquoi les livret des ob^ servateurs n*ont comtnencé d'en faire mention qu'à-peu-près vers l'époque où les accidens de la lèpre ont cessé de se montrer en Europe dans toute leur intensité « comme l'a remarqué le célèbre historien de notre art, M, SprengeJ. L'énorme différence qui sépare ces maladies , aujourd'hui totalement distinctes ^ s'expliquerait dans ce cas par l'heureuse influence de û^è tlimats tempérés 5 laquelle aurait fait subir des modifications successives a la lèpre ^ au point de l'amener à n'être plus que ce que nous voyonsêtre maintenant la syphilis. D'ailleurs on trouve
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(0 i6/£ff pag. iS et iQi
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dans cet étal d'exlréme modificatioa lui-même une égale tendance à bouleverser la contexture des organes^ à déplacer et à transplaoter les matières solides et liquides contenues dans les différens parenchymes , à créer, en quelque sorte y de nouveaux tissus , à détruire el faire disparaître les anciens , à verser et à combiner dans les parties des sucs visqueux et lymphatiques, à produir<e des végétations cellulaires, sar<:omateuses et cartilagineuses même sur les surfaces intérieures et extérieures; en un mot, à déterminer dans toutes les parties les désordres qui résultent de la dépravation des exhalations , dépravation que nous avons vue poussée à un si haut degré dans l'éléphantiasis des Grecs ou lèpre des Arabes.
\ a^. Des Exhalations dépravées secondaires.
Quel que soit le degré de confiance que méri-> tent ces rapprochemeus , il est du moins certain que ces deux maladies se composent Tune et Tautré d'exhalations vicieuses dont les produits s'accuipulent dans les parenchymes et dans les aréoles cellulaires, ou pullulent à la surface de la peau sous forme de tumeurs , de végétations , de productions. crustacées d'un aspect bizarre et dégoûtant, sans qu'il soit de leur essence de
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Viçrser le produit de ces exhalations dépravées sur les surfaces muqueuses , et de consumer ainsi l'économie animale par d'énormes coUiquations. Ce caractère est réservé à une autre sorte de dépravation de la vitalité et du jeu des vaisseaux absorbans^ laquelle fait sortir du corps, tantôt par la voie des urines j tantôt par les voies intestinales , tantôt par la voie des sueurs y tantôt par tous ces couloirs a la fois y non-seulement les matières alimentaires qui ^ venant de Festomac et des intestins , sont destinées à réparer nos parties , mais sans doute encore les molécules nutritives qui , déjà rendues à leur destination y sont déposées dans les divers parenchymes. C'est ainsi que certains cholera-morbus épuisent la vie en quelques heures ^ et que les moins graves de ces maladies produisent^ en deux ou trois jours , une maigreur très-rapide et très-considérable. C'est encore ajnsi que , dans le diabète y toutes les substances propres à servir au renouvellement de la nutrition se trouvent dirigées sur les reins et sortent avec les urines , comme l'iadiquent assez et le changement de nature de cette liqueur excrémentitielle, et l'extrême abondance avec laquelle cette liqueur s'écoule , et le peu de matières fécales que rendent les malades malgré la grande quantité d'alimens qu'ils engloutissent y et la consomption qui les dessèche
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et les entraîne plus ou moins rapidement aa tombeau- C'est encore ainsi que, dans le mariasme ^ Fexhalation dépravée qui le constitue fait que la peau, les membranes muqueuses, les reins ^ rejellent incessamment au dehors, pèlexnêle avec leurs produits naturels , les molécules nutritives les plus essentielles à Tentretiendes organes; d'où il arrive quelles parties molles, surtout, sont réduites aux cylindres primitife de leurs parenchymes presque entièrement désemplis et affaissés sur eux-mêmes , et qu'une affreuse émaciation ne laisse apercevoir, après une certaine durée de la maladie , d'autres for^ mes extérieures que celles de la charpente os« seuse (i).
Nous n'ignorons pas que Fanatomie , n'ayant pu dé^iontrer encore la nature et l'existence des mouvemens qui dépouillent ainsi l'économie animale des molécules contenues dans les divers parenchymes, on a voulu regarder comme hy*-
(i) Le marasme enlève donc les parties contenues pour ne laisser subsister que les parties contenantes , c'esl-àdire , les innombrables divisions du solide vivant. Aussi les organes nerveux, qui sont en grande partie composés d'un entrecroisement très-serré de ces cylindres primi-i tifs abreuvés d'une matière uniquement destinée à l'en^ irelîen de cq solide. vivant^ ne partagent^ils j^amais la di»
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pothélique Topinion qui tendait à faire admettre^ dans la théorie des précédentes maladies^ ces sortes de déviations opérées par le système absorbant. Toutefois y des auteurs recomman-*dables n'ont pas fait difficulté d'en reconnaître l'existence et de la prendre pour base de leuri explications* Haller rapporte ^ dans sa grande Physiologie y des observations desquelles il lui parait résulter que le chyle avait été dévié sur les glandes iliaques et lombaires. On connaît les expériences sur lesquelles Darvvin s'appuie pour croire , avec quelques autres physiologistes, que le diabète est produit par une semblable dévia-^ tion sur les organes sécréteurs, de l'urine. Mais négligeons ces autorités et toutes celles que des recherches plus étendues pourraient nous four* nir. L'observation oUnîque suffit pour nous con« vaincre^ mieui:; que ue pourrait le faire la froide inspection ded cadavres, q^^^ dans les maladies qui viennent de nous Occuper^ il existe des mou**
minution de volume du tissu cellulaire et des muscles dans cette maladie. Ce fait, qui vient d'être démontré par M. le docteur t>esmoulins , dans un mémoire inté-* ressant lu a rAcadémié des Sciences , cadre parfaitement av^c les idées que nous nous sommes faites du système nerveux , et donne la raison de l'extrême susceptibilité qui se développe chez les. persounes consumées par le itiarasme.
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vemens désordonnés au moyen desquels les substances nutritives, ou sont directement enlevées au fluide sanguin par les organes qui les versent au dehors, ou sont enlevées de toutes les parties pour être dirigéessur ces organes^ qui, frappés d'une modification insolite, s'en emparent malgré leur destination contraire , et les exhalent avec une funeste profusion : il n'est pas un phénomène de ces maladies qui ne le prouve d'une manière évidente. Or, peut-on ne pas convenir que l'un et l'autre cas ne se rap« porte à la dépravation du jeu des vaisseaux ab^ sorbans, sans laquelle ces sortes de déviations ne sauraient exister?
II ne nous parait pas plus difficile de croire à ces déplacemens d'humeurs qu'à quelques autres déplacemens dont on ne doute plus aujourd'hui , parce qu'on les voit s'opérer à la suite de Taffection de certains organes dont les molécules constituantes ou les sécrétions habituelles por^tent un tel caractère , qu'on peut les suivre partout où les mouvemens irréguliers des vaisseaux les transportent. Par exemple , les observations récentes et les recherches d'anatomie pathologique des docteurs Hamilton (i) et J. Moo-*
(i) Bibliothèque médicale étranglerez cahier d'avril
iSià^pag. 385.
DES MALADISi. SoQ
re(t), en Angleteril^^ et celles que vient de faire M. Guilbert, en France (a), ne permettent guère de douter que l'effet principal de la goutte ne soit de mettre en aberration une matière salinoterreuse qui se répand à la surface des extrémités osseuses et des articulations, y produit des épanchemcns d'une humeur d'abord visqueuse et limpide^ infiltrée daiis le tissu cellulaire, entourant la partie affectée, et même dans les cavités articulaires et les bourses muqueuses qui les avoisinent, laquelle, par la résorption des parties les plus ténues , se convertit en une substance sèche, opaque et calcaire. On sait également que cette substance calcaire s'échappe souvent par les urines; que d'autres fois elle s'arrête sous la peau, et produit, dans le tissu cellulaire, des concrétions tophacées; que d'autres fois elle 6ort par les sueurs et reste fixée sur la surface cutanée qu'elle, recouvre d'une sorte d'enduit terreux; que d'autres fois même elle se mêle aux mucosités qui enduisent la langue, et qu'on voit, chez certains goutteux , ces mucosités ramassées et desséchées se durcir et se lapidifîer; que d'autres fois enfin , elle se porte sur les pou-
( I ) Transactions médico - chirurgicales de Londres , pag. i55 de fa traduction {;jl) De la Goutte et dçs maladies goutteuses , p. 89.
^lO I>U STECt ET DE LA iTA'i'URÉ
mons él rend les crachats crayeot j ou farcit céd organes de petites productions 'calculeus6s qa'Il n'est pas très-rare de voir rejetées pair Texpuiiîon.
D'Un autre côté , le» auteurs sont remplie d'^xeosples où l'on voit , à l'èccasion d'une affection du foie » la peau s'imprégner de Thumeur bilieuse 9 le sang devenir jaune, ainsi que Win« ger dit lavoir découvert en saignant quelques ictériqnes ^ les viscères, le& intestins*, les muscles perdre également leur couleur naturelle et prendre une teinte plus ou moins jaunâtre , suivant Tobservation de Thonier (i) et de Bartholin (2) ; les os eux-mêmes recevoir cette nuance^ non -«^ seulement chez les ictériques , mais encore chez les enfans renfermés dans le sein d'une mèrC' attaquée de cette maladie ; au rapport de Dolœus, dans son Encyclopédie médicale ;^5). Ges^iCs, et beatifc6tip dlautres dé même nature qu'on pourrait rassembler, sont incontestablement analogues à tous ceux que présentent les autres ^pècçs d'exhalations dépravées. La iy>ute'qùe suivent lès sucs osseuit pour se porter vers lei plumons ou vers les au*
vl • . • , ■ . ». • >J
(i) Obs. I , lib.wi.
(2) Act, Ho£n.,vi4.m^çl^s.^
(3) Ldb. m, cap^ 8.
DES MALADISS. 5ll
ires parties , chez les goutteux , est-elle donc plus naturelle que celle que Darwin fait prendre aux sucs chyleux chez les diabétiques? Non, sans doute. Toutefois, on admet sans difGcullé la déviation des premières humeurs et l'on révoque en doute celle des secondes. L'exhalation pulmonaire n'a-t-elle pas besoin , pour répandre dans la substance des poumons la matière tophacée qui se dépose et s'engage dans les aréoles bronchiques , d'être dépravée ,• de la même manière que l'exhalation des reins à besoin de l'êtrç pour verser les matières sucrées et nutritives qu'entraîne le flux de certains diabètes? Il est impossible de le méconnaître. Convenons donc que toutes ces circonstances dépendent d'une modification de sensibilité très-analogue , modification qui ne peut se fixer que sur le seul ordre de vaisseaux capable de recevoir ces différentes nuances, et de varier ses mouvemens au gré de cette sensibilité, que mille causes peuvent à tout instant exalter ou pervertir; dépendent d'une modification de sensibilité fixée sur cet ordre de vaisseaux qui, selon le degré ou la nature des irritations, tantôt assume le sang avec violence , le retient sur le point irrité et lui fait subir le travail de la puîficalion ; tantôt l'absorbe et l'exhale au dehors sans le décomposer ; tantôt retire de ce fluide
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et verse avec profusion sur les différentes sur* faces les humeurs qu'il a coutume d'en extraire , suivant les organes dont il forme la base; tantôt enfin , par un renversement plus funeste des lois de la vie , accumule dans les os les matières destinées à composer les muscles et les parties molles j accumule dans les muscles et les autres parties molles les matières destinées à former les os et les cartilages y ou transporte sur les émonctoires les substances préparées pour l'entretien et le renouvellement de la nutrition, soit avant qu'elles n'aient atteint leur destination dans les parenchymes^ soit après qu'elles y sont parvenues; tandis que la circulation sanguine n'éprouve aucun dérangement durant ces désor^dres , si ce n'est qu'on aperçoit , dans certains cas où toute l'économie animale est intéressée à la fois^ plus de rapidité dans la progression de la colonne sanguine; si ce n'est encore que, la plupart du ^mps, le sang éprouve une profonde altération à la suite et par l'effet de ces bouleversemens.
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