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Sa DU SIEGE XT DE LA NATURE
^eal des membranes muqueuses ; les urines sont bourbeuses e^ puantes y et les selles ^ d'abord nulles^, deviennent abondantes , liquides ^ involontaires y noires et fétides. Enfin les affections gangreneuses se produisent avec la plus grande facilité pendant le cours de cette fièvre^ soit sur la peau ^ soit sur les membranes muqueuses.
Sans doute que la stupeur et l'abattement des traits 9 que la pâleur du corps qui succède à la TOugeur momentanée du début , que la lenteur «t la difSculté des mouvemens y que l'engourllissement des sens , que l'excrétion iaiH>lontaire -des urines et des «excrémens y qœ la dépression «t la rareté du pouls qui ne tardent pas à se montrer j que 'la formation d'esi^harres gangré* neuses^ que l'apparition des taches ^péléchiales ^ sont autant de phénomènespropresà manifester l'affaissement plus ou moins considérable du solide vivant. Mais^ d'un autre cèté, la fe'tidite spéciale des sueurs^ du sang , de l'urine 5 dn excr émens ; l'odeur particulière de l'haleine ^^le dbangenlènt de couleur de la salive ^ du muôus jniocal p et les altérations visibles du sang^ n'in-* idiquent*ils pas tm changement de nature dans toutes les humeurs^ changement qui nb pent s'être opéré qu'en raison de certaines modifications et d'une excit^ion spécifique des vaisseaux
charges de les élaborer dans l'état naturel ? Wa Irouvertioa pas > d'ailleurs , d^q& les symptômes de la fîèvriS ^^yoaf^iqi^e ou putride dont il ^t ici questign^ des preuves aiultipliéés de l'excitation iipbsplitp fil spécia^lç de ces y^^isseaux ? N'est-ce pas à ceUe <;^use qvi' il £aut rapporter les modi- :^<ç2HKm$ dç I^ cbaleurcuiaaée, h soif inteusfi, Je^ dîâii'i*bée$ , souvent cojiiiquatives^ les témor-ragies fvmiçi^te^ eC souveat intarissabl6s qu on y r^ni^i qqie ?
Cerle^ , tQus ces p[ié.aomènes^ el taot d'autres que nf^iis passons sous silence^ oe sauraient être les :pro4t|}t3 de J^ faiblesse seule ; Hildenbrandt x>b3^rve Doèjqaç avec rdiaon qu'ils ne s'y rappor-?- Xexkt pr^que eo aucaae façon (i). L'homme^ jen eSet ^ .peut .parcourir tous les degrés de falbl/esse , jusqu'à périr d'inanition y sans être atiteiiait de la fièvre adynamique. D'ailleurs^ la diaiiaation de l'/excitaiion et de l'activité vitales n^est jamais la c^use immédiate de la fièvre ; car on ne f^eixt produire artificiellement aucune ^pèce 4e fièvjeau.moyen delà faiblesse^ tandis cp'.onpjQut au contraire fin. produire par les stijnuL^^ appliqués^ soit sur uu individu fort, soit fmr un individu faible ; et dans ce dernier cas ^ À xjueique degns ,de faiblesse jqne ^rabent les
^mcmm
(i) Traité du Tj-phus.
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znouveinens vitaux , oa peut toujours remar» <[uer que la fièvre a débuté par une excitatioa plus ou moins vive ^ plus ou moins prolongée ^ plus ou moins long- temps soutenue (i).
Bien plus encore; quoiqu'il soit vrai de dire que les individus faiblement constitués ^ ou biea affaiblis par des causes accidentelles , soient plu9 particulièrement saisis de la fièvre qui nous occupe 9 ou doit convenir que ceux qui sont doués d'une bonne constitution peuvent en être atteints^ comme on le voit arriver ^ par exemple , durant le cours d'une épidémie. Dans cette circonstance y du moins , faudrait-il croire à l'action d'une cause inappréciable et spécifique répandue dans l'atmosphère , laquelle imprime tout-à-coup à l'économie animale la modification particulière d'où dérivent la prostration des forces et l'altération profonde des humeurs iqui caractérisent la fièvre adynamique ou putride. Tel est ^ au reste , l'effet de certains poisons y lesquels abattent les forces , et jettent le corps dans une langueur mortelle. Ces délétères portent le trouble et le désordre dans toute l'économie animale y non-seulement en éteignant la chaleur du corps par l'arrêt de l'action des vaisseaux qui la produisent , mais encore en
(i) BUdenbr«nt, ibid.
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sascitant de certains mouvemens particuliers^ dont quelques-uns ont des effets analogues aux principaux phénomènes des fièvres adynaixii— ques ou putrides. Le poison de la vipère , par exemple ^ agit sur le solide animal y source de tous les mouvemens vitaux , de telle sorte qu'ilproduit la fièvre et la prostration des forces , que des points gangreneux se forment autour des plaies, que le corps des animaux infectésdevient noir, et présente tous les signes d'une mortification prochaine ; qu'après la mort >, on* trouve dans le tissu cellulaire et les viscères desengorgemens , des épanchemens de sang noir y des gangrènes , en un mot , des altérations analogues à celles qu'on remarque à la suite des fièvres adynamiques les plus intenses et les* plus funestes (i). Cette analogie du poison^ de la vipère et des causes de la fièvre putride^ n'avait point échappé à Huxam , à Milman y eb
(i) Fontana,. Traité sur le venin de la vipère ^ t. i y pag« i5i e! i52. Les effets de ce poison sont les mêmes sur rhomme que sur les animaux. Quesnay rapporte ^ d'après Saviard, l'histoke d'un apothicaire qui fut mordu au doigt par une léle de vipère dëtacbéè du corps, et ches lequel, après un frisson prolongé et quelques autres sym« pt6mes très-violens, le bras et tout le côté s'enflèrent et se recouvrirent d'une ecchymose de couleur noire. ( Traité des,FiéyreSyU u.l
à plusieurs autres praticieus^ et nous pensouff qu'elle peut jeter nu grand jour sur la nature des mouvemens qui constituent cette sorte de fièvre.
En effet , l'action spécifique imprimée dans ce cas à toute réconomié animale y et les alté-rations remarquables qui eri résultent dans les fluides f laissent peu de doute sur le système de vaisseaux qui se trouve encore ici mis en jeu. Les vaisseaux absorbans sont les seuls capables . de produire de tels mouvemens et une telle dîsgrégalion d'humeurs. Mais pour bien comprendre ce qui se passe dans ce cas , il faut se rappeler que le système absorbant se divise en plusieurs portions distinctes^ dans le nombre desquelles nous avons reconnti les absorbans de nutrition ou d'exhalation , et les absorbans de décomposition ou de résorption. Les premiers s^implantent aux parois des ar^ tères capillaires par d'innombrables radicules y exhalent les différens sucs nutritifs dans les réseaux et les aréoles parenchymateux ; siège d'un travail continuel^ ils reçoivent et pompent souvent dans leur intérieur le sang artériel qu^ils soumettent à une élaboration dont les lois nous sont inconnues^ quoique la pâture la mette chaque jour soùs nos yenx dam la formatton des cicatrices et ducal des os. Les seconds pren*
nent leur source daus les aréoles du lissu cellulaire , et parlent de la profondeur des parent chymes y ou ils puisent tous les résidus désor-» mais inutiles à la nutrition , tous les fluidesépan^ chés çà et là , ppur les verser dans les capillaires veineux, les intestins ou la vessie. Ces deux portions du système absorbant y confondues par la faculté d'absorber qui leur est commune y se distinguent par certaini^s modifications de sen* sibilitéqui les met plus particulièrement en rapport , Tune avec le sang rouge y l'autre avec le sang tloir y et paraissent avoir pour centres principaux y la première y les poumons et la peau ; la seconde y le foie et les organes abdo«* minaux ^ où le sang noir s'élabore et se convertit en bile et en sucs digestifs et excrémentitiels de plusieurs natures.
Ajoutez à cela que y par une disposition particulière de l'économie animale y les vais** seaux absorbans de nutrition étant y eu quel-que sorte , les premiers vivans , les premiers dans une activité qui ne se ralentit qu'au terme de l'accroissement , ils sont les premiers épuisés y et que leur action fait place à celle des vaisseaux absorbans ou de décomposition ; ajoutez encore qu'un tel antagonisme est XMXHSeulement le résultat secondaire des opérations qu'amènent les deux âges extrêmes de la
vie, mais la suite nécessaire de rorganisatioa qui fait que lorsque rëpuisement, au lieu d'être le produit de l'âge, n'est queTefifet de quelques circonstances accidentelles , la première de ces portions du système absorbant est dans une inertie plus ou moirls grande , tandis que la seseconde conserve des restes plus ou moins considérables d'excilabilîté. L'on conçoit que, dans de telles dispositions , les causes de maladie , ou ne déterminent sur les vaisseaux àbsorbans artériels qu'une faible excitation aussitôt effacée qu'établie , ou même ne parviennent pas à les faire sortir de leur inertie ; tandis que , trouvant les vaisseaux absorbans veineux dans un moindre degré d'atonie, ces causes produisent sur ces derniers des effels qu'il est impossible de méconnaître , et qui se présentent avec des caractères tout-à-fait opposés à ceux qui dislin^ guent la lésion des absorbans artériels dans les iîèvres éphémères et inflammatoires*
Effectivement , si , dans la fièvre inflammatoire, le sang rouge parait en mouvement de toutes parts, dans la fièvre adynamique , le sang noir est le seul qui se montre quand la maladie est bien établie ; si, dans la fièvre inflammatoire, les propriétés du sang rouge répandu de tous côtés hors des voies de la circulation sanguine se manifestent par une excilatiou
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toujours croissante 9 dans la fièvre adynamique 9 les propriétés sédatives du sang noir se font reconnaître en ajoutant à la stupeur^ à la lenteur des perceptions , à la prostration des forces (i). Si , dans la fièvre inflammatoire y le sang artériel imprime à la peau une teinte rouge plus ou moins vive , dans la fièvre adjnamique, le sang noir donne à la surface extérieure du corps une couleur ieme ou plombée y produit des taches livides et pourprées, colore en brun les mucosités de la langue et des gencives y les déjections alvines y les urines et les sueurs mêmes. Enfin, si, dans les fièvres inflammatoires, le sang
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(1) On connaît le défaut de force et de chaleur vitale qui résulte de la maladie bleue , ainsi que les effets de )a présence du sang noir sur nos parties dans l'asphyxie.
Voyez le Traité des maladies du cœur^ par M. Cor' vîsart ; et celui de la ^ie et la mort y par Bichat.
/^o/ez aussi l'histoire d'une fille qui devint bleue, et chez laquelle les forces se prostrërent , à la suite d'une affection paralytique sur les vaisseaux absorbans pulmonaires chargés de l'hématose, sans maladie du cœur , sans même aucun autre dérangement organique apparent : la seule présence du sang noir et le défaut de la transformation de ce sang en sang artériel , causèrent seuls tous les accidens de faiblesse et de prostration, et entraînèrent la mort après quelques mois de langueur. ( Bibliothèque médicale étrangère , janvier 1808 j Bibliothèque médic*, t. XX, pag. 375.)
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rouge s'dxbale des membranes muqueuses ^ le sang noir s'échappe également da ces membranes dans les fièvres adynamiques y non par suite de Theureuse terminaison des mouvemens fébriles ^ mais y au contraire , par le funeste effet de ces mouvemens désordonnés. ]
D'un autre côté y l'on n'ignore pas que déjà Ludwiget Sarcpne avaient observé que, dans les fièvres putrides y les stases se font dans les pc iites veines y qu'ils supposent dans un état de faiblesse relative ; on sait que Lancisi rapporte avoir trouvé dans les mêmes circonstances des cot^gestions de sang noirâtre dans les vaisseaux du cerveau (i) ; on sait enfin que Selle et quelques autres médecins distinguent les inflammations putrides de celles qui sont le produit d'un véritable état inflammatoire , en ce que les premières sont formées par le sang veineux y et que les secondes le sont par le sang artériel (2); et y ce qui est digne de remarque et prouve dans quel système de vaisseaux se passent tous ces mouvemens désordonnés y c'est que y tandis que le sang noir est répandu ça et là dans le tissu cellulaire y dans le tissu cutané y dans le
(1) Lib, 11, Efiid. 1, €érp, vi, n® 5. (a) Ludvig, Insiit, med. ; Sorcone^ Maiadies de Naples; cités par Selle , PjrretoL
DES AlALADIES.
tissu muqueux y et garait teindre la plapart des excrétions ^ celui qu'on tire des veines est souvent d'un rouge clair , et ne présente plus aucun des caractère du sang yeineux. Cependant les battetnens du càeur et des artères n'ont cessé d'être réguliers pendant lé cours de lamadadie^ et de donner fa preuve de l'intégrité des mou-< veoiens dans le ôercle circulatoire sanguin : tant il est vrai que tout le désordre se passe hors de ce cercle drculatoire^et dans ub système de vaisseaux qui s'en trouve tout-à-fait indépendant.
Plus nous avancerons dans l'analyse des phénonotènes de cette fièvre , et plus nous nous convaincrons que les vaisseaux absorbans veineux s'y trouvent principalement affectés y- soit que le corps^ déjà considérablement afiaibli et exténué y les causes physiques extérieures ne trouvent plus que ces vaisseaux capables de réagir contre leur impression ^ soit qu'un délétère spécifique répandu dans l'atmosphère et introduit par les pbres cutanés ou muqueax porte son action sur ces vaisseaux par une sorte de prédilection^ comme senible l'indiquer l'effet du venin de la vij^ère; soit enfin ^ comme nous le verrons plus tard , que les organes abdominaux se trouvent le foyer d*où le mal se propage par ces sortes de vaisseaux à tout lë reste du corps. Dans tousl.les cas, on pourra se convaincre que l'é-^
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nervatioD du solide vivant n'est pas absolue et générale dans cette maladie ^ puisqu'elle s'accompagne d'une chaleur profonde plus ou moins intense et durable ^ de sécrétions viciées 9 à la vérité ^ mais abondantes , et le résultat évident d'une action quelconque des vaisseaux ^ d'une disgrégation des humeurs telle qu^elle suppose l'activité en même temps que la perversion des fonctions de certaines parties du système absorbant ^ et démontre l'existence d'une action spécifique , laquelle dure jusqu'à la terminaison de la maladie, produit et la prostration des forces musculaires et Taltération profonde des humeurs y et ne cesse qu'au moment de la crise ^ et lorsque les solides reprennent leur ton naturel et rentrent dans leur état de tranquillité habituelle.
En effet , s'il est permis de penser , d'après certaines apparences inflammatoires , sans doute bien fugitives , que présente le début de cette maladie dans certains sujets y qu'il s'établisse (l'abord dans le tissu cellulaire sous-cutané ua travail suppuratoire analogue à celui de la fièvre inflammatoire 9 on ne peut douter que bientôt^ au lieu d'un pus blanc et louable , produit constant d'une vie active, cet organe ne laisse suinter de ses porosités, frappées d'atonie et d'une modification particulière de sensibilité , qu'une
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Âdrté de mélange incohérent de sang et de sé« rosité vicieusement élaborés; et que cette séro« site sanguinolente et ichoreuse (i) se mêlant au sang dans les capillaires veineux n'en dé-< truise la couleur et la consistance ; car le sang qu^on tire du bras dans ces sortes de fièvres^ au lieu d'être coagulable et de se recouvrir de la couenne purulente , est d'un rouge pâle y se coagule difficilement^ ou même^pas du tout y et abonde en sérosité rougeâtre (2) , du moins quand les accidens sont d'une grande intensité ^ et que l'excitation des vaisseaux absorbans artériels est tout-à-fait tombée (3).
(i) Grimaud regardait les observations de Dehaên sur la formation de la matière purulente dans les iîëvref comme incomplètes , parce que cet observateur' n'avait reconnu qu'une espèce de diathèse puruleqte ^ savoir celle qui dépend des maladies inflammatoires, tandis qu'il doit y avoir autant d'espèces de pus qu'il y a de maladies difiërentes. ( T. i , pag. 299, noie,)
(2) Le sang tiré de la veine dans la fièvre putride «si d'un rouge vermeil, d'une consistance tendre, et dpnnant jme grande quantité de sérosité d'un rouge très-cIâir^» comme du vin de Bourgogne, suivant l'expression de Huzam. (Grimaud , t. iii,^ pag. 3o. )
(3) Chez les sujets 011 la fièvre adynamique se coiùpli^ que avec une sur-excitation du système vasculaire , le sang diffère peu, du moins en apparence , de celui des personnes en santé. (Roux, Traité sur la fihs^readjrnam.)
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On ne peut également douter que l'organe bî' liaire, et en général tous les organes sécréteurs , d'abord ^ympathiquemeut crispés ^ comme dans le cours de la fièvre inflammatoire^ ne produis sent bientôt i^ne très-grande quantité d'humeurs qu'un travail imparfait a dépravées^ et que la pré-» ^ence de ces matières y irritant les voies digestives f n augmente le désordre par une funeste l*éciprocité de sympathies y de même qu'en redoublant l'excitation dans le foyer principal des vaisseaux absorbans veineux ; on ne peut douter enfînque les humeurs tout-à-fait confondues par rirrégularité ou Tincertitude du jeu des vaisseaux absorbans y ne trouvant plus dans l'action d'une partie de ces vaisseaux le pouvoir vivifiant qui les constituent humeurs animales y ne tendent vers une sorte de décomposition spontanée^ et que leur circulation ne devienne une nouvelle source de désordre,s et de Caiblesse.
Cependant si, à l'aide d'une médication tonique et sagement administrée y on soutient y on relève les forces du solide vivant , on peut voir insensiblement Tordre se rétablir, les symptômes adynamiques disparaître^ et les sécréteurs reprendre leur ton naturel et l'intégrité de leurs fonctions. I^e tissu cellulaire ^ jau lieu de sérosité sanguinolente, se remet insensiblement alors à ne plus produire que du pus; et lorsque la maladie
se termine heureusemeot^ c'est encore par la pré* sence de cette ^^atière dans les urines et dans les selles^ ou sous forme de dépôt dans le tissu .cellulaire, qu'il «âtf facile de juger que la fièvre a complètencient parcouru toutes ses périodes.
Cesikij comme dans la fièvre inflammatoire^ le système absorbant qui a été primitivement frappé par la cause de la maladie ; ce sont les mêmes moùvemens qui ont été^excités. La différenoe consista seulement en ce que^ dans l\woe^ la cause a porté son aùlion sur un cocps vjgou^ reu^x et capable d'une réfaction soutenue, qu'il a fallu ;plut6t modérer qu'axciler ; et que ^ dans l'autre^eUe a trouvéune na^turefiaible et Uébile qoi s'est laissé déconcerter /aja.premi6r effort , fit qu'il a const^mm^K^l ^i^H^ souteniir. La différence con^- «iste encore en ce que» dans J'une , la sensibilité des vaisseaux absorbais artériels a été priadpa^ jeroent es^nliée , et que ces vaisseaux ont , en quoique ^orte , arrêté les effets nuisibles dei'irrip tatipn dans le lis$u cellulaire sousrcutaué; tandis *que , dans l'autre., les vaisseaux ahsorbans ^veirneusi, $péçialemaat irrités , tendent à aggraver 1^ aocid^nS'produits parles fianses énervantes, de la^maladie, en disséminant Je sang vdbeuxdans tQoifS nospaities, ce'qui met la vie>en daqger îusqa'jà ^e que , par une médioatien excitante
et tonique 9 on soil parvenu h produire artifi*
ciellemeat des mouvemeos ioflammatoires qut ramènent le tissu cellulaire à la sécrétion puru^» lente.
Mais^ s'il est facile de trouver des exemples de fièvres adynamiques présentant dans leur début et dans leur terminaison les mêmes phénomènes que la fièvre inflamniatoire, il ne Test pas, à beaucoup près autant , de les montrer dénuées de toute complication intérieure , et ne prenant leur source que de l'extérieur, M. Pinel dit que la fièvre adynamique, dans la forme la plus simple y est presque toujours compliquée avec une surcharge des premières voies; et l'on en trouve la raison dans l'excitation maladive que cette fièvre imprime auxvaisscaux absorbans vei« neux. En effet , nous avons vu, dans la manière dont se forme le tempérament bilieux , quelle étroite correspondance de sensibilité et d'action il existe entre l'organe biliaire et cette partie du système absorbant. Nous n'avons pas oublié que l'accroissement d'action du foie , que la concentration des forces de la vie sur cet organe, sont le signal et le principe du grand travail de résorption qui ^mène les phénomènes de la vieillesse et de la décrépitude ; et Tanatomie nous apprend que l'importante sécrétion qui s'y opère s'applique en grande partie sur le sang veineux. Or^ les vaisseaux absorbans de cet organe étant
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presque tous conlîgus à des veines ^ et le fluide qu'ils sécrètent provenant du sang veineux^ il résulte y entre ces vaisseaux et les vaisseaux ab^ sorbans de résorption ^ une même modificatioa de sensibilité qui les rend susceptibles des mêmes impressions. Les choses étant ainsi, l'on peut aisément concevoir que l'affection plus ou moins générale des vaisseaux absorbans de résorption ne peut manquer d'ainener une affection consécutive des vaisseaux absorbans veineux du foie , d'où résulte la dépravation des sucs biliaires , leur sécrétion plus abondante^ leur résorption dans cet état vicié , et leur mélange avec le reste des humeurs^ auxquelles ils communiquent bientôt les caractères pajrtlculiers que la maladie vient de leur imprimer; d'où résulte encore leur sé^ jour dans l'estomac et les premières voies , qui donnent. la puanteur de l'haleine , des vomissemens porracés, des déjections d'autant plus fétides , que les sucs ont trouvé dans les intestins plus de matières stercorales dont ils ont hâté la .corruption. C'est, la plupart du temps, à la présence de ces sucs bilieux ainsi dégénérés qu'on doit l'irritation générale ou partielle qui produit tantôt les diarrhées , tantôt le gonflement et la sensibilité des hypochondres , tantôt le météorisme^ trop souvent )e triste cortège de la fièvre adynamique , lors même que cette fièvre ne pa-