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dit avoir aperçu des canaux semblables sur le tissu dermoïde (i). Les véritables exhalaus se bornent donc à ces petites expansions du système lymphatique ou absorbant, et ne doivent pas être distingués de ce système.
Portons maintenant nos regards sur le système cellulaire, et voyons s’il n’est pas susceptible des mêmes rapprochemens que le système capillaire et le système exhalant , rapprochemens qui nous entraîneraient à confondre ces trois systèmes en un seul. Le tissu cellulaire , nous dit-on , est un assemblage par-tout continu de fïlamens et de lames blanchâtres , filamens tantôt entremêlés avec les lames et tantôt isolés, formant l’un des élémens principaux de la structure interne des organes. Ces lames et ces fila-
mens ne sont autre chose qu’un admirable entrelacement d’absorbans et d’exhalans , selon Bichat ; et selon Cruikshank , Hunter , Mascagni , MM. C i. ussier et Desgenettes, qu’un lacis de vaisseaux absorbans seulement. En etlet , ce système se fait remarquer par une singulière tendance à l’absorption. M. le prolesseurChaus-
microscopica , in-/f° , 17975 et Hist. delà Med. , de
Sprengel , t. vi , pag. 3qi.
(1) Recherches anatomiques sur le système cutané de l'homme , ia-4°- Paris, 1811.
sier a renfermé un calcul urinaire dans le tissu cellulaire d’un animal vivant , et ce corps a disparu quelque temps après l’expérience. On sait , au reste , avec quelle facilité cet organe pompe l'humidité de l’atmosphère et les fluides qu’on verse dans les cellules qui le composent. Il est bon d’observer que les vaisseaux seuls , et non la communication des cellules ou leur perméabilité , servent aux mouvemens des fluides dans celte partie , à moins qu’un état pathologique ne procure des déchirures dans ces frêles membranes, comme il arrive dans la leucophlegmatie et dans les fusées de pus. Une irritation un peu prolongée, l’exposition à l’air, par exemple, fait rougir le tissu cellulaire , et l’on voit alors très-clairement le sang varier de cours dans les vaisseaux qu’il a pénétrés à cette occasion. La graisse , la sérosité n’y seraient point absorbées , s’il ne résultait de la présence des molécules constitutives de ces humeurs une impression particulière qui met en jeu la sensibilité spécifique qui a été départie à ces vaisseaux , sensibilité rarement élevée au-delà de la tonicité dans l’état de santé , mais que la maladie exalte à un tel point que ce tissu peut devenir le siège des plus vives douleurs; seusibilitéquis’accompagipe
d’une irritabilité
très-manifeste dans le tissu cel¬
lulaire à lilamcns parallèles situé sous la peau du
scrotum, et dont la contraction, sans être à comparer à celle des muscles , en peut être regardée, dit Bichat , comme le premier degré. Enfin ? le tissu cellulaire a la propriété de pousser des espèces de végétations, de s’allonger, de se reproduire , de croître lorsqu’il a été coupé ou divisé d’une manière quelconque.
Aons retrouvons donc ici la meme étendue, la même nature de vaisseaux , le même genre de mouvemens dans les humeurs, !e même
mode de sensibilité que dans le système capillaire et le système exhalant de Bichat ; et dans ces trois systèmes, envisagés ensemble, une parfaite identité entre les propriétés et les fonctions qui se confondent évidemment avec celles que nous avons vu faire le partage des vaisseaux absorbans; d où nous croyons pouvoir conclure que ce dernier ordre de vaisseaux peut suffire à toutes les act'ons de la vie qui président à la nutrition , aux sécrétions, aux excrétions , aux exhalations, sans qu’il soit besoin d’avoir recours, pour expliquer ces fonctions diverses, à des vaisseaux imaginaires auxquels, d’ailleurs, on ne parvient à donner d’autres propriétés vitales que celles déjà manifestées sur les vaisseaux absorbans , et qui doivent appartenir exclusivement à ce système.