CHAPITRE VIL
La partie active des parenchymes n’est composée que de vaisseaux absorlans .
Nous ne devons pas perdre de vue que les parties solides du corps présentent toujours une base commune et uniforme , et que ce parenchyme primitif joue le principal rôle dans la nutrition ; que c’est dans ce canevas que vient se déposer la matière nutritive , qui , différente pour chaque organe , établit la dissemblance des uns avec les autres ; que c’est par la faculté que possède ce canevas de s’approprier , suivant de certaines modifications de la sensibilité, telle ou telle substance nutritive exclusivement aux autres , de rejeter ensuite cette substance et de s’en approprier de nouvelles , que les organes présentent ces nuances tantôt lixes , tantôt successives , de couleur et rie consistance qui varient suivant les
parties, suivant les âges ou suivant le genre d irritation porté sur les vaisseaux de ces parenchymes : la nature offre tous les jours à nos regards de ces sortes de phénomènes. Le méca-
aisme de la consolidation des parties divisées
des maladif, s.
est à n’en pas douter , le même que celui de la nutrition naturelle : or , dans les plaies , on voit toujours les bourgeons charnus présenter le même aspect sur les os , sur les cartilages , sur les muscles , sur la peau , etc. , et ce qui distingue ensuite les cicatrices n’est autre chose
que la différence des substances nutritives qui viennent s’interposer dans leur tissu , et qui varient suivant la partie où s elablit et s achève ce travail accidentel. Que l’on qualifie ces parenchymes, ces canevas, de cellulaires, de vasculaires, de capillaires, d’exhalans, de nerveux: même , si l’on veut , n’est-il pas évident qu’ils ont par-tout les mêmes propriétés , qu’ils ont par* tout une action semblable, et qu ils ne peuvent devoir cette uniformité d’action et de propriétés qu a cela seul que la portion agissante r/u ils renferment n’est uniquement composée que de vaisseaux absorbons, seuls vaisseaux du corps susceptibles de ces actions , et possédant ces propriétés comme nous venons de nous en convaincre précédemment ?
Ce doute pourrait bien se convertir en certilude, si l’anatornie parvenait à démontrer que le fond de la texture intime des parties les plus délicates, regardées comme élémentaires dans l’économie animale , est composé de vaisseaux d’une organisation semblable à ceile des absor-
bans, et manifestant des propriétés analogues. Eh bien, nous ne craignons pas d’assurer que celte certitude et cette démonstration vont découler naturellement des faits remarquables que nous allons rapporter , et desquels il semble résulter que les nerfs eux-mêmes ne sont autre chose qu’un assemblage de ces petits canaux destinés à quitter le cylindre membraneux qui les enveloppe , à "se séparer et à s’épanouir dans les parties où ils vont porter le sentiment. Nous trouvons d’abord que Leuwenhoek ayant soumis au microscope les nerfs optiques de quelques grands animaux , les trouva composés de nombreux faisceaux de fiîameus vasculaires pleins de globules transparens, tels que ceux qu’il avait vus dans les réseaux de la substance médullaire (i); qu’après avoir coupé un nerf, les iîlamens de ce nerf se retiraient , et la tunique externe ne pouvant se rétracter dans la même proportion que les fîlamens qui s'en trouvaient enveloppés, il en résultait un petit enfoncement qui fut sans doute pris parGalien pour une cavité dans le nerf optique, comme le pense l’observateur hollandais (2).
Nous trouvons également que Vieuss.eus s'est
(1) Arcan. nat. detecl. , t. ni , pag. 102, 1 o‘X
(2) Trans. philos ,, 167a , n° 117, art. 1.
assuré, par 1 observation microscopique , de la forme tubulaire des filets nerveux qu’il a vus, à travers leurs tuniques transparentes, gorgés d’un suc cristallin , et qu’il a conduits dans ses dissections jusqu’au moment où ils se perdent et se confondent dans les parois des vaisseaux graisseux et lymphatiques , ou bien dans les canaux qui constituent la partie charnue des muscles (i). Nous trouvons encore, dans une dissertation de Lecat sur le mouvement musculaire, que le célèbre Malpighi assure avoir vu de ses propres yeux sortir d’un gros nerf coupé sur un bras vivant une copieuse quantité de lymphe qui ressemblait au blanc d’œuf ; que Lecat luimême a vu plusieurs exemples de ces écoulemens ; et quoique ces sortes de cas se rencontrent rarement et supposent toujours l’existence d’un état de maladie , ils n’en démontrent pas moins la forme tubulaire des filets nerveux , et la présence de cette humeur cristalline aperçue par Leuwenhoek et Vieussens dans l’intérieur même de ces canaux si déliés. D’ailleurs , les expériences de Pœiletde Fonlana sont venues de nos jours confirmer ce que les anatomistes des siècles précédens avaient découvert sur la forme tubulaire des fibres nerveuses, en même temps
(0 Nov. vas, Syst pag 102 et io3.
que celles de Home ont démontré que les nerfs d’uu animal en santé possèdent la faculté de se rétracter quand ils sont coupés ; que celte contraction a lieu dans les fibres nerveuses ellesmêmes ; que le nerf contracté offre à l’œil une apparence de contraction dans les fibres qui ne se voit pas dans son état de relâchement , et que cette action se continue en frémissemens le ion£ du nerf jusqu’au moment où elle se trouve arrivée à son terme (i) , phénomènes qui font supposer la plus grande analogie entre les filets nerveux et ces petits vaisseaux diaphanes qui constituent le système absorbant ou lymphatique, d’autant plus que Reil a vérifié que les nerfs renflent pendant leur action , et que ce renflement les tend et augmente leur irritabilité, car il s’est également assuré que les petits vaisseaux nerveux sont très-irritables (2).
Ajoutez à cela que les filets nerveux et les vaisseaux lymphatiques , arrivés à leur dernier degré de finesse et de division , se mêlent et se confondent si bien ensemble qu'ils se perdent l’un en l’autre , et qu’ils ne font évidemment plus qu’un seul et même corps dans la profon-
(1) Journal de la Société de. med. , septembre 1800, août 1809.
(2) Jtxercit . Arxat. Faeicul. 1.
D F, £ MALADIES
deur des organes. On a pu remarquer que Vieussens assure avoir vu ces filets nerveux s'identifier avec les vaisseaux graisseux et lymphatiques, Lecat enseignait aussi publiquement que le tissu cellulaire du visage , du cou , de la poitrine, du bas- ventre , des muscles vient des nerfs , parce qu’en disséquant les nerfs de la base du crâne, ceux de la portion dure qui se répandent sur la face , et ceux de toutes les parties qu’on vient de nommer, il a été forcé de reconnaître que ces nerfs fournissent tous ces tissus , qu’ils se résolvent en partie en ces tissus , et que la plupart de leurs filets s’épanouissent et se consument eu entier dans ces tissus. Zinn n’a fait que confirmer, par ses scrupuleuses dissections, ce que Lecat avait déjà démontré (1). Le célèbre Haller , J ui-même, assure très - positivement que les faisceaux nerveux se dissolvent , et que leurs rameaux se transforment en tissu cellulaire dans certaines parties , comme les muscles , par exemple (2J. On peut ajouter encore que des expériences modernes , entre autres celles de Fontana sur les nerfs de la huitième paire et les intercostaux, tendent à prouver que les nerfs peuvent se régénérer comme les
1 ) Mémoire sur la Sensibilité des méninges.
(2’; Prcelect. acad, , Boerhaav. , t. in , jjag. 353.
Ï'i8 DU SIEGE ET DE LA NATURE
vaisseaux absorbans et le tissu cellulaire (r).
Ces données doivent-elles suffire poumons autoriser à rapporter aux nerfs l’origine des vaisseaux primitifs qui composent le tissu cellulaire et les tissus parenchymateux? ou plutôt n’induisent-elles pas à regarder ces organes comme un simple arrangement particulier des vaisseaux absorbans, lesquels, réunis en faisceaux et enveloppés de névrilème, forment des cordons et des rameaux nerveux , et dégagés ensuite de leurs entraves membraneuses dans les parties où ils doivent s’épanouir , se réunissent ou se confondent avec des vaisseaux qui leur sont analogues ?
Quoi qu’il en soit , on n’a pas oublié que les observations de Leuwenhoek et les expériences de Vieussens nous ont montré le parenchyme du cerveau composé de vaisseaux blancs , au moyen desquels il puise les sucs pulpeux dont il est imprégné. Que ces vaisseaux soient de la même nature que ceux qui font partie du système absorbant, la seule inspection suffit pour en convaincre , puisqu’ils sont remplis de fluides d’une nature particulière , et que nous avons été amenés à reconnaître que tous les vaisseaux séparant du sang une humeur quelconque, et la faisant circuler en vertu de propriétés vitales
(i) Sur le venin de la Vipère , etc. , t. u , pa~. 18'n
indépendantes de ia force du cœur, font essentiellement partie du système absorbant , quels que soient les noms que leur aient imposes les anatomistes.
Mais l’apparence de ces vaisseaux , la nature et les mouvemens des fluides qu’ils contiennent 11e sont pas les seuls indices qu’on puisse trouver de leurs rapports avec le système absorbant; ils sont doues encore , ainsi que les autres vaisseaux de ce système 3 d’une irritabilité qui peut devenir quelquefois très-manifeste. On ne peut douter que la masse du cerveau , perpétuellement agitée par des mouvemens qu’elle doit a l’action des poumons et du cœur, 11e jouisse encore d’une mobilité qui lui est propre, et qui découle des forces vitales spécifiques inhérentes aux vaisseaux dont elle est fo rmée. Cette mobilité , ordinairement obscure dans cet organe , en raison de î a consistance molle et pulpeuse qui ne lui permet pas de se développer , peut prendre une intensité frappante à l’occasion d’une maladie ou de certaines irritations. Dans un homme qui , pour se tuer, alla frapper rudement de la tête contre un mur, J.itlre trouva le cerveau dur , contracté , rapetissé. Dumas cite un exemple semblable de contraction et d endurcissement vu chez un frénétique qui s’était précipité par la croisée. Lorry,
l5o DU SIEGE ET DE LA NATURE
après avoir lue un chien d’un coup de massue , a rencontre les mêmes phénomènes, il est impossible de méconnaître ici l’effet d’un resserrement spasmodique de toute la substance cérébrale (i) ; mais certains irritans produisent quelquefois des effets tout contraires.
Lapeyrouie s’étant servi d’esprit-de* vin dans le pansement d’un abcès gangréneux dont le pus avait propagé l’impression jusque sousle cerveau, cet organe se boursouffla sur-le-champ , au point de déborder l’ouverture du crâne, malgré l’appareil qui s’y opposait, et ce gonflement fut suivi d’une suppuration si excessive qu’elle lit périr le malade en peu de jours (2). Lecat rapporte deux observations très-remarquables de ce dégorgement prodigieux dont les malades furent les victimes : il avait observé l’un sur le cerveau et l’autre sur la moelle épinière (5). Qui ne retrouve pas ici l’exaltation des propriétés vitales dont les vaisseaux absorbans se montrent susceptibles , l’afflux des humeurs qu’iis attirent et pompent dans leur intérieur à l’occasion des irritans qui les touchent? Et qui pourrait méconnaître l’identité de nature entre ces petits
(1) Dumas, Physiol. , t. ni, pag. 3?,8.
(2) Htister, Chirurg. , pag. 333.
(3) Dissertation sur le Mouvement musculaire , pag. 53 , 55.
DES MALADIE S
canaux composant la masse cérébrale et les vaisseaux de ce système ?
Toutefois, on peut ajouter à ces rapprochemens d’autres points de ressemblance. Ou sait que le propre des vaisseaux absorbans est de s irriter , de s’enflammer à l’occasion d’une douceur ressentie à quelques-unes de leurs extrémités ; c’est la même espèce de sensibilité, quoique plus vive, que nous retrouvons dans le système nerveux , puisque l’ irritation d’un point quelconque de l'un des troncs fait souffrir toutes les branches ; puisqu’une irritation lointaine détermine un mouvement instantané de la niasse cérébrale, indépendante de toute influence de la part des secousses imprimées par les organes de la circulation et de la respiration (i). On sait enfin , et ce sera la dernière analogie que nous ferons remarquer, que les vaisseaux absorbans peuvent recevoir , tantôt une matière, tantôt 1 autre, suivant les modifications de la sensibilité qui préside à leur action. Les vaisseaux blancs composant le parenchyme du cerveau possèdent aussi celle faculté , se pénètrent parfois d’autres fluides que ceux qu’ils retirent habituellement du sang , et reçoivent le sang lui* * même
(i) Journal de MM, Corvisart , Leroux eL Boyer,
t. xvu , 1800.
i32 DU SIEGE ET DE LA NATURE
en de certaines circonstances. On cite dans les Transactions philosophiques 1 histoire d’un enfant venu à terme , lequel avait , au lieu de tète et de cerveau, une masse de chair semblable au foie. La moelle de l’épine était composée de la même substance , et cependant l’enfant vécut quatre jours et lit des mouvcmetisj l’abord du sang dans les vaisseaux du parenchyme cérébral n’en ayant pas changé la nature en même temps que la couleur (i).
Sans rechercher des faits si rares et si extraordinaires , ne voyons-nous pas tous les jours les maladies nuancer différemment la pulpe cérébrale et la pénétrer tantôt de sang , tantôt de sérosité, quelquefois même de bile , et cela par la seule action plusou moins dépravée des vaisseaux qui la composent ? Ne voyons-nous pas les désordres de l’hydrocéphale manifester d’une manière évidente la nature de ces vaisseaux par faction qui leur fait puiser les humeurs séreuses qu’ils versent avec une si fatale abondance dans l’intérieur de ce viscère? Serait-il possible qu’il restât quelques doutes dans notre esprit après des rapprochemens si nombreux et si palpables?
Peut-être que le lecteur, ébranlé par nos raisonnemens , voudra bien nous accorder que les
(i) Ann 1667,11° 26, art. 3.
vaisseaux composant !e parenchyme du cerveau, que ceux mêmes qui font la base des pailies habituellement remplies de fluides blancs sont de la même espèce que les lymphatiques ou absorbans. Mais, dira t- il , comment se faire la même idée des capillaires, que la nature nous montre toujours remplis de sang ? îi est vrai que le premier coup -d’œil doit être contraire à cette identité. Voyons donc si , par un examen plus approfondi, nous ne serions pas autorisés à 1 admettre dans les parenchymes rouges comme par- tout ailleurs , et prenons pour sujet de nos recherches les muscles, de tous ces parenchymes les plus remarquables et ies plus généralement répandus.
Que sont , dans le fait , les fibres musculaires ? Les injections et ie microscope nous ont déjà démontré qu elles étaient des canaux trèsdéliés. Mais de quelle nature sont ces canaux ? C’est ce qu’il faut chercher à découvrir par le rapprochement de certaines données acquises sur leur forme , leur structure et leurs propriétés. Les libres musculaires, observées au microscope, parurent à Leuwenhoek sous la figure de petites boules de corail , ou de petites perles jointes les unes au bout des autres. Le docteur Ifook dit également qu’une fibre musculaire beaucoup plus petite qu’un cheveu , soumise au
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même instrument, lui paraissait comme un collier de semences de perles (1). Muys a vu , de la même manière , les fibres musculaires composées de fibrilles , tantôt cylindriques , tantôt noueuses, et mêlées quelquefois de ces deux ordres de fibrilles (2). ïl douta d’abord de celte figure noueuse , et crut long-temps qu il e'iait la dupe d’une erreur d’optique ; mais des observations réitérées lui prouvèrent que cette figure existait réellement (5). Les expériences de Riancard lui démontrèrent aussi , quoique par des procédés différens sous plusieurs rapports, ces nodosités, qu’il reconnut être des valvules ou rétrécissernens (4)- Enfin des observations du même genre répétées par Lecat lui firent apercevoir la fibre musculaire sous l’apparence d’une file de grains de chapelet , ou mieux encore sous la forme de petits segmens ou nœuds de roseaux (5). N est-il pas évident , par l’accord des témoignages de ces graves auteurs, qui ont opéré en des lieux , en des temps
(1) Collect. philosophique de Hook , n° 7 • Leuwenhoek, Epist. physiol.
(2) Invert. Fabr. musc. , pag. 44-
(3) Ibid. , pag. 5o.
(4) Dissert, de Circul. sanguin, per tabules»
(5) Dissert, sur le mouvement musculaire .
différeus , que telle est , en effet , la forme de la plus grande partie des libres musculaires ? Et ne retrouve-t-on pas dans cette forme noueuse celle qui caractérise les vaisseaux lymphatiques valvuleux ?
On peut ajouter à cette première donnée que le tissu cellulaire est très-abondant dans les muscles , qu’il n’y a pas même de système qui en soit pourvu eu proportion plus grande; que , d’un autre coté, la quantité de nerfs qui s’y distribuent est aussi très-considérable , surtout en comparaison de celle qui est disséminée daus les viscères, et que les faisceaux nerveux qui pénètrent dans les muscles se dissolvent en y entrant, et se transforment en tissu cellulaire, comme Albinus , Haller , Lecat , ont eu l’occasion frequente de s’en convaincre, vont même se perdre et se confondre avec les fibres et les fibrilles , de manière qu’ils s’évanouissent bientôt et finissent par échapper à l’œil et aux instrumens : sorte de fusion qui avait fait croire à Boerhaave que la fibre musculaire n’était autre chose que la substance nerveuse divisée dans une infinité de rameaux , ce que Senac regarde comme trèsprobable , mais non suffisamment prouvé (i). Or , ne devons-nous pas nous rappeler combien
(i) Anal. d’Lleist. , 1. 1 , pag. 1 54*
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cette fusion est fréquente entre les dernières divisions nerveuses et lymphatiques sujettes à se combiner dans la profondeur des organes, et ne devons-nouspas accueillir un tel rapprochement ?
Il ne faut pas croire pourtant que cetle fusion soit l’unique origine des fibres musculaires ; Vieussens nous apprend que les artères des muscles s’épanouissent en une infinité de ramus* cules qui donnent naissance à des tubes constituant la chair musculaire , et qu’il désigne sous le nom de vaisseaux charneux . Celte origine a été d ailleurs rendue tout-à-fait évidente par les injections de Muys et deBlancard, rapportées dans l’un des chapitres précédens , et par celles de plusieurs autres anatomistes qui, en injectant les artères, sont parvenus à faire passer la matière injectée dans les fibres musculaires.
Mais ce dernier fait, pourra-t-on nous dire, ne nous engagerait-il pas à regarder les fibres musculaires comme des artérioles, ainsi que l’ont voulu certains auteurs? Non , sans doute. Bicbat nous apprend que la matière colorante du sang, la matière fibrineuse , qui circulait librement dans les vaisseaux sanguins , combinée dans les fibres , est dans ce cas hors des voies circulatoires ; que, dans 1 asphyxie, les vaisseaux sanguins donnent aux muscles une apparence brunâtre , tandis que le sang noir n’a pu changer