‹ Du somnambulisme en généralChapitre 9 sur 17 · SOMNAMBULISME PRIMITIF · texte numérisé non relu

SOMNAMBULISME PRIMITIF

Nous ne reviendrons pas surfce que nous avons déjà dit des accès de somnambulisme spontané et de la sensibilité hypnogénique quelquefois extrêmement prononcée que l'on observe chez les névropathes effacés dont il a été question dans le chapitre précédent et nous ajouterons seulement à l’appui de la thèse que nous avons soutenue à ce sujet, que les faibles d’esprit présentent à l’hypnose artificielle une prédisposition toute spéciale. Il semble que leur intelligence lente et engourdie, leur peu de spontanéité et le petit nombre de leurs conceptions les mettent à l’état normal dans un état très voisin du somnambulisme et que l’impulsion la plus légère suffit à leur faire franchir le faible intervalle qui les en sépare. Chez eux le somnambulisme porte le cachet de leur état mental habituel et ne rappelle en rien les formes brillantes et intellectuelles que l’on rencontre surtout chez certains somnambules hystériques. Il se traduit surtout par une somnolence avec hy prexi talibilité musculaire voisine de la forme d’hypnose à laquelle H eidenhain a donné le

nom de sommeil sans réaction. On sait, depuis les travaux de Morel , que la faiblesse d’esprit est un phénomène de dégénérescence et le résultat de tendances névropathiques héréditairement transmises de génération à génération.

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