‹ Du spasme de l'accommodation chez l'enfantChapitre 22 sur 25 · SHOT · texte numérisé non relu

SHOT

elle change perpétuellement ses dimensions, se dilate ou se rélrécit sous des influences très diverses dont les principales sont: Ja lumière, l’'accommodation, la convergence. Dans la skiascopie, la pupille n’est le plus souvent influencée que par l’accommodation ; nous n'avons pas à nous occuper de la convergence puisque les sujets regardent au loin. L'examen se pratique dans la chambre noire et le miroir, placé à un mètre de la source lumineuse et de l'observé, envoie dans l'œil de ce dernier un faisceau lumineux d’une assez faible intensité, n’impressionnant qu'une pelite partie de la rétine : la sensation qui en résulte est trop faible pour déclancher le réflexe à la lumière, à moins d'avoir affaire à des sujets particulièrement nerveux et présentant de l'hyperesthésie rétinienne, mais ces derniers ont toujours du spasme clonique.

La pupille n'étant pas influencée par la lumière présentera dans la skiascopie une immobilité complète et une mydriase presque égale à la mydriase atropinique, si l'œil est à l’état statique et le muscle ciliaire à l’état de relâchement ; c’est ce que nous avons conslalé sinon dans la totalité, du moins dans le plus grand nombre de nos observations.

Ÿ aurait-il proportionnalité entre les dimensions du diamètre pupillaire elle degré du spasme tonique? Les cas que nous avons observés n'auraient pu nous permettre de vérifier cette hypothèse en raison des différences minimes notées entre leurs valeurs ; il nous est cependant permis de supposer, d’après les données de la physiologie de l'iris et du muscle cilaire, que le spasme de l’un doit retentir sur l’autre. Pour Vennemann, « le spasme intra-oculaire se partage entre les muscles iriens et ciliaires absolument comme la paralysie. Jamais il ne s'attaque à un muscle isolé, il n'y à pas plus de Spasmes solitaires qu'il n'ya de véritables monoplégies intra-oculaires. »

Contractions partielles du muscle ciliaire. — De même que l’on distingue dans le spasme de l’accommodation le spasme clonique et le spasme tonique, de même les auteurs qui admettent les contractions partielles du muscle ciliaire, les divisent en élastiques où passagères et en rénitentes, ces der-

Page 1