‹ Du spasme de l'accommodation chez l'enfantChapitre 8 sur 25 · EA · texte numérisé non relu

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l'examen dans la chambre noire, mais que dans ces conditions on a un spasme tonique qui constitue une véritable affection cédant seulement aux mydriatiques.

Personnellement, nous avons souvent rencontré le spasme clonique dans les nombreux examens objectifs que nous avons pratiqués à l’aide de la skiascopie. Le spasme clonique, Si variable en principe, et par suite impossible à évaluer, enlève toute précision à un examen optométrique. Il peut augmenter notablement la valeur d’une amétropie sphérique ou la diminuer suivant la variété de cette amétropie; il peut, dans la méthode de Cuignet, fausser le diagnostic de l’'astigmie, en raison de l'intervalle de temps qui sépare l'examen des deux méridiens principaux.

Seule, une étude du spasmé tonique pourrait prétendre à un certain degré d’exactitude, mais à la condition d'éviter le spasme clonique qui occasionnerait des erreurs faciles à prévoir, c'est cette étude que nous entreprendrons dans ce travail basé sur un certain nombre de mensurations skiascopiques. Le diagnostic de spasme clonique est d’ailleurs le plus souvent facile à établir. En se basant uniquement sur la réfraction, on voit qu’elle varie dans le cours d’un même examen ; si ces variations sont peu appréciables, parce que lentes, elles n’en sont pas moins démontrées par un deuxième examen qui diffère du premier.

Avant nous, Maîffré de Lastens et Meunier ont étudié le spasme à l’aide de la skiascopie; mais nous ne savons pas s'ils ont fait une distinction entre le spasme clonique et le spasme tonique, du moins n’avous-nous pas trouvé dans leurs ouvrages d'indicalions relatives à cette question. C'est pour cette raison que nous croyons intéressant de comparer dans le cours de cet ouvrage les valeurs qu'ils attribuent au spasme et celles que nous avons trouvées pour le spasme tonique.

Nous ne nous occuperons dans cette étude que du spasme lié à un état anormal de la réfraction, c’est-à-dire idiopathique; nous laisserons de côté les spasmes rattachés à une lésion inflammatoire de l’œil, de ses annexes, ou à des affections extraoculaires et dits symptomatiques.

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Ce travail sera divisé en cinq chapitres :

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