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—Japarotomie agissait par elle-même, Lawson Tait (Ædinburgh medical journal, 1888) et William Withe { Annals of surgery, 1891) en ont rapporté quelques cas.
Dès 1890, M. le professeur agrégé Jaboulay fit des laparotomies pour des ventres distendus par le cancer, dans le seul but de faire pour eux ce qu’on fait pour la péritonite tuberculeuse et souvent ces opérations qui n'étaient que palliatives ont produit de véritables résurrections Î. |
M. Trèves (British medical Journal, 1889) rapporte le cas d’un cancer du pylore dans lequel la laparotomie exploratrice a produit une amélioration temporaire telle, qu’on en était arrivé à douter du diagnostic.
M. Montaz a rapporté, au Congrès de chirurgie de Lyon, 1894, des cas de chirurgie de l’estomac dans lesquels onze cas de laparotomie ont été suivis d’une amélioration très appréciable bien que l'opération ait été simplement exploratrice.
M. le professeur agrégé Jaboulay a pratiqué la laparotomie dans des cancers du pylore, soit de parti-pris, soit dans l’intention de faire une gastro-entéro-anastomose, alors que l’état des lésions examiné après la laparotomie lui a fait borner là son intervention.
Dans tous ces cas, la laparotomie lui a paru simple et efficace.
Il semble, que la simple laparotomie doit être pour quelque chose dans les résultats de la gastro-entérostomie ou de l’entéro-entérostomie de Maisonneuve. Peut-être même suftirait-elle à faire cesser l’élément spasme qui :
! Jaboulay, Lyon médical, 1894,
EAU ACEES coïncide avec la tumeur. Des malades porteurs de néoplasmes du pylore ont quelquefois du spasme du cardia ou de l’œsophage tel que la sonde ne le franchit qu'avec peine et qu’on croit à un cancer en ce point.
La gastrostomie est faite et, chose curieuse, suivie d’amélioration f,
La laparotomie, simple ou suivie de manœuvres plus profondes, agira pour sa part sur le néoplasme lui-même. Elle est donc une opération efficace pour les cancers de l'estomac. Outre son action favorable en améliorant l’état local et général, elle peut aussi atténuer certains symptômes et faire également cesser les vomissements et le spasme.
Richelot a rapporté à la Société de chirurgie l’observation suivante ? :
« En 1886, j’opérai un homme de cinquante-deux ans, cachectique, atteint d’une dysphagie œsophagienne extrémement grave, attribuée à un rétrécissement de l’œsophage probablement de nature cancéreuse.
« La laparotomie faite dans l’intention de faire la gastrotomie, je trouvai la parot antérieure de l'estomac absolument infiltrée de cancer. Les adhérences étaient telles, qu’il me fut impossible d’attirer l’organe au dehors pour établir une bouche. L'intervention resta purement exploratrice. |
« Peu de temps après, cet homme, dont la dysphagie avait été extrême, mangeait de la viande et quittait l'Hôpital très amélioré ».
1 M. Jaboulay, Lyon médical, 1894.
? Richelot, Société de chirurgie, 1894, observation reproduite in thèse Lacombe, Lyon, 1895.
E. Se 4
DA. me
En résumé, dans les cas où jamais aucune tumeur n’est accessible à la palpation, la laparotomie exploratrice aura pour avantage d'éclairer le diagnostic et pourra permettre, suivant l’état et le siège des lésions, une intervention plus complète. Elle agira favorablement dans tous les cas, en faisant cesser certains symptômes, principalement le spasme réflexe.
Le spasme permanent et infranchissable chez des malades ayant tous les traits des cancéreux, nous semble donc une indication de la laparotomie exploratrice.