‹ Du spasme de l'œsophage dans le cancer de l'estomacChapitre 8 sur 17 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

OBSERVATION I (résumée).

Observation de Lechevrel [Recueil périodique de la Société de | médecine de Paris,t. XXII‘)

Spasme æœsophagien lié à la présence d'un cancer du cardia.

Th..., cinquante-deux ans, d'aspect mélancolique. Six mois auparavant, le malade s’est plaint d’embarras au fond de la gorge, il lui semblait qu’un morceau mal avalé génait la déglutition et il rapportait le siège de l’obstacle à la hauteur de la première pièce du sternum. A l'inspection, aucune lésion de la bouche et du pharynx. On croit à un spasme nerveux de l’œsophage, le malade paraissant surtout hypocondriaque.

Intermittence du spasme qui disparaît pendant plusieurs jours.

Neuf mois après l'invasion sensible de la maladie, le bol alimentaire était souvent vomi, le vomissement avait lieu avec douleurs. La difficulté de la déglutition allait croissant, les solides ne pas saient plus que rarement. La douleur augmentait en intensité et en étendue, sans dépasser toutefois le niveau de la partie moyenne du sternum.

1! In thèse de Bertrin, Paris, 1885.

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Dans l'impossibilité de se nourrir, le malade demande l’application d'une sonde alimentaire, qui ne fut pas introduite. Mort dix-huit mois après l’invasion.

A l’autopsie, on trouva l’œsophage sain tandis qu’au niveau du cardia était une tumeur présentant les caractères du squirrhe.

OBSERVATION II (résumée).

Observation de Mouro, rapportée par Mondière, (Archives générales de médecine, 1833).

Spasme œsophagien lié à un cancer de l'estomac.

Il s’agit d’un homme traité par les bougies pour un rétrécissement semblant occuper la partie moyenne de l’œsophage. Les douleurs stomacales préexistantes s’accompagnent tout à coup d’un vomissement de mucosités noirâtres. Le malade s’affaiblit rapidement et meurt deux mois après.

Autopsie. — L’estomac est distendu et est adhérent au foie, il est rempli d’un liquide noirâtre. Sa surface interne, au niveau des adhérences, est ulcérée et couverte de végétations fongueuses, L'œsophage ne présente pas de rétrécissement, ni aucune trace

d’altération morbide.

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