‹ Du spiritualisme et de la natureChapitre 12 sur 91 · XII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE

son châtiment après soi. Dans tous les cas, soit que le coupable se perde par degrés ou qu'il soit précipité tout d'un coup, ne semble-t-il pas qu'il y ait une puissance occulte, vengeresse, qui poursuit les méchants par diverses voies et d'un pas inégal, mais toujours âpre dans sa poursuite et inévitable ?

Quand, au contraire, l'innocence soupçonnée est reconnue, quand c'est la vertu qui se cache et que peu à peu son mérite transpire, ou qu'une circonstance imprévue la fait éclater, quand elle prospère dans le monde et arrive à la richesse, aux dignités et au bonheur, ne semble-t-il pas voir une puissance amie du bien qui lui prépare sûrement son prix? Or, la puissance qui rémunère et punit les hommes suivant leurs œuvres, on l'appelle la Providence; c'est à ces traits familiers que le peuple la reconnaît, et cette conviction le calme et l'encourage.

Qu'il en soit toujours ainsi , que ce bel ordre soit constamment observé, la foi dans la Providence sera entière; mais combien de fois l'ordre est interverti ! combien de fois la vertu languit en face du vice triomphant ! combien de fois surtout nous nous faisons illusion, avides de bon-

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