‹ Du spiritualisme et de la natureChapitre 32 sur 91 · XXXVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXXVI PRÉFACE

mer, me dit-on enfin; c'est ton unique règle. Non; je n'ai que faire, pour me conduire, de ces fortes spéculations sur le plan de l'univers. Dieu me signifie plus simplement sa volonté par la loi morale, qui vient certainement de lui. Je travaillerai à exprimer cette loi par mes actes, puis je les livrerai à la Providence pour en faire l'usage qu'il lui plaît. Ou bien, si des méditations sérieuses me démontrent clairement le but où tend la société, j'y tendrai de toute ma force ; mais je n'oublierai jamais que s'il appartient à la science de m'indiquer le terme , il n'appartient qu'à la conscience de me guider dans le chemin.

Laissons donc chaque chose à sa place , laissons aux lois providentielles leur rôle, à la loi morale le sien ; ayons plutôt des vues moins recherchées, une volonté meilleure ; soyons moins amis de la Providence, plus amis de la justice ; enfin, résignons-nous à être tout simplement vertueux.

Les défauts qui viennent d'être signalés sont graves ; il en est un autre qui mérite d'être représenté. On veut, à notre époque, être un homme public par la pensée ou par l'action, par

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