‹ Du spiritualisme et de la natureChapitre 47 sur 91 · LU PRÉFACE · texte numérisé non relu

LU PRÉFACE

Voilà, je l'avoue, dans quelles préoccupations j'ai écrit le livre qui suit. Il traite de philosophie spéculative et de philosophie morale, surtout du rapport qui les unit ; montrant que le principe de la vie pratique est emprunté à la vie intellectuelle, que la volonté est inséparable de la croyance, et la réfléchit fidèlement; professant que la science est fausse ou incomplète tant qu'elle n'est pas arrivée jusqu'à Dieu, et que le libre arbitre, à son tour, est désordonné ou languissant, tant que la présence de cette perfection infinie n'éclaire pas l'âme et ne l'émeut pas.

Je demande grâce pour la témérité avec laquelle j'ai abordé de bien hauts problèmes ; mais peut-il y avoir de la philosophie sans un peu de témérité? On a nettement défini son objet et sa méthode ; il n'y a plus à revenir sur la question fondamentale de l'origine des idées , après tant de solides discussions , les droits du sens commun, comme juge de la science, sont établis et reconnus; désormais, elle peut avancer. C'est beaucoup de fonder dans la raison l'existence de l'âme, de Dieu, de la liberté, de la Providence,

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