‹ Du spiritualisme et de la natureChapitre 5 sur 91 · PRÉFACE. TU · texte numérisé non relu

PRÉFACE. TU

tenir ses magnifiques promesses; la religion à retrouver.

Et ce résultat était inévitable : nul empire ne dure que par l'unité. Si la liberté, à son tour, se gagne en un moment, elle ne s'asseoit et ne se développe que par succession de temps ; quant à la tolérance, on l'avait méconnue, on lui avait demandé plus qu'elle ne pouvait donner. Comme elle défendait les cultes et les consciences, on la prit pour une religion; comme elle invoquait le sublime principe, négligé, de la fraternité humaine, on la prit pour la charité. Double erreur : elle protège les convictions, elle ne les crée pas; elle prévient les dragonnades, elle n'engendre pas les Vincent de Paule; de même que la police des villes, elle donne la sécurité, non le bonheur. 11 arrivait h ses défenseurs ce qui arrive aux hommes dans la guerre : ils passent la frontière pour défendre leurs foyers, et quand ils y rentrent, ils le trouvent désolé par la misère. Enfin, pour la religion, il est vrai qu'elle s'était ranimée en s'associant à tous les instincts généreux qui se remuaient au commencement du siècle; mais pendmt le siècle antérieur tout entier, elle avait été livrée au ridicule : les sarcasmes

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