Soit qu'il les fasse avec sa substance : éma» nation
4. Dans ce dernier cas, ou il garde son existence propre , au milieu de sa fécondité : Pythagore.
5. Ou bien elle s'y épuise : athéisme hégélien. Voilà, si je ne me trompe, tous les systèmes
qu'on peut imaginer pour expliquer le monde. Je les parcourrai rapidement, me bornant à marquer l'essence de la plupart d'entre eux et le vice
principal , et me référant aux réfutations complètes qu'ils ont provoquées.
lre hypothèse. Plusieurs êtres éternels et par soi coexistent ; an d'entre eux, plus parfait, a pouvoir sur les autres.
Nous sommes encore loin de l'athéisme, mais du moins l'univers ne vient pas de Dieu, et, au défaut de l'indépendance , c'est quelque chose que d'exister par soi. La question est de savoir si ces deux jugements se concilient, s'il est possible qu'on soit sujet d'autrui quand on n'est pas par autrui. On avouera d'abord que la matière , ainsi conçue, est indépendante de Dieu, quant à l'existence ; qu'elle ne peut être détruite par lui , car elle existe non par accident , mais par la nécessité. Ajoutez donc qu'elle n'existe pas nue et abstraite, mais telle ou telle, revêtue de certaines qualités, marquée de certains caractères. La même nécessité qui la fait être, la fait aussi être quelque chose de déterminé, ceci ou cela. Et ce n'est pas ici une assertion gratuite; les mêmes raisonnements qui s'appliquent à Dieu , et nous forcent à croire qu'il ne saurait pas plus changer que mourir, s'appliquent avec la même rigueur à la matière; et il faut renoncer à la certitude que Dieu est impérissable et immuable, ou admettre du même coup que la matière partage avec lui, du même droit, ces mêmes