‹ Du Spitznberg au SaharaChapitre 10 sur 210 · INT KO DT CT 10 N · texte numérisé non relu

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liODue ses vêlements nvec le colon qu’il cultive. Une mauvaise récolte de riz est suivie de l'amine. La plante caracléri.stique des Chinois n’est pas dilKcile à deviner : c’est le thé, qui remplace la bière, le vin et l’eau-de-vie de l’Europe. Les peuples qui occupent l’Europe et l’Asie occidentale appartiennent à la race indo-caucasique ; le froment, le seigle et l’avoine sont 1a base de leur nourriture ; toute l’agriculture de ces immenses contrées repose sur trois graminées. L’olivier est l’emblème de l’Europe méditerranéenne; il fournit à la fuis la matière grasse, sans laquelle toute alimentation est insuitisante, et un liquide combustible pour l’éclairage. La vigne est encore l’héritage de cette zone privilégiée. Le Lapon de race mongole n’a point de plante caractéristique, à moins de considérer comme telle le lichen (Cenomyce rangiferina), qui nourrit ses rennes pendant l’hiver.

» Nous venons de tracer une esquisse de la distribution originaire des plantes caractéristiques : mais l’Européen a modifié profondément cet ordre initial ; il s’est approprié toutes les plantes qui pouvaient réussir en Europe, et le commerce lui apporte les produits de celles qu’il n’a pu naturaliser. Son rôle est de contribuer puissamment à la diffusion des espèces utiles et de les importer partout oü elles ont chance de réussir. L’Européen du Nord, en particulier, a dû tout acquérir. Le chou, la carotte, la rave et l’asperge étaient les seuls végétaux alimentaires indigènes, et encore a-t-il fallu les perfectionner par la culture pour développer leur volume et les rendre mangeables. C’est une preuve de la supériorité intellectuelle et de l’énergie morale de ces populations ; elles ont fait ce que nous voyons tous les jours dans le monde : le fils intelligent d’un bonnne pauvre s’élever à force de travail et dépasser le riche héritier qui avait sur lui une avance considérable. »

Les mêmes causes qui limitent l’extension des plantes vers le nord les arrêtent sur le liane des hautes montagnes. Le bota-

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