‹ Du Spitznberg au SaharaChapitre 105 sur 210 · EN PROVENCE · texte numérisé non relu

EN PROVENCE

Tout voyageur desceiulaiil ou remontant la vallée du Rhône remarque entre Orange et .\vignon un grande montagne qui s’élève majestueusement au-dessus de la fertile plaine arrosée ♦ par la fontaine de Vaucluse. C’est le mont Ventoux (Mans venlosus). Sa forme pyramidale, sa large base, son sommet triangulaire, blanchi par la neige pendant l’iiiver, charment les yeux les plus indifférents et fixent ceux des naturalistes. Les uns seront tentés d’étudier sa constitution géologique. Le botaniste voudra comparer les zones végétales échelonnées sur ses deux versants, depuis celle de l’olivier jusqu’à la région alpine. L’agriculteur enfin suivra avec intérêt les es.sais de reboisement qui se poursuivent sur le revers méridional.

[lESCHIPTIOK PHYSIOIE DE LA MONTAGNE.

Le mont Ventoux est le dernier ressaut de la chaîne des Alpes maritimes. Avant d’expirer sur les bords ilu Rhône, la force qui plissa l’écorCe terrestre semble avoir fait un effort suprême pour élever le mont Ventoux au-dessus des crêtes parallèles environnantes. Les petites chaînes qui le séparent des Alpes sont en effet moins hautes que lui, et la dernière à l’occident, celle du Leberon, est également plus basse. Quoiqu’il forme le trait saillant de la vallée de la Durance entre Manosque et Cavaillon, le Leberon n’est plus que la manifestation affaiblie de la force soulevante, car son point culminant ne dépasse

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