ASCENSIONS AT] MONT VESTOIX
Le Ventoux a été visité de tout temps par les poètes, les artistes et les savants. Le nom de Pétrarque ouvre la liste. En 1330, âgé de trente-deux ans, il en fit l’ascension. Son récit est le sujet de l’une de ses lettres familières adressée au cardinal .Jean Colonna, son protecteur. Je traduis en français le latin fort prétentieux de Pétrarque, en élaguant ses paraphrases interminables, qui ne nous apprennent rien sur les particularités de l’ascension ou sur le caractère du poète. « 11 y a longtemps, dit-il, que j’étais obsédé par l’envie de monter sur la plus haute montagne de ce pays, appelée à si juste titre mont Ventoux. Depuis mon enfance, elle était devant mes yeux. J’hésitais cependant encore, lorsque la lecture de Tite-Live fixa mon iiTésolution. Il raconte que Philippe, roi de Macédoine, l’ennemi des Uomains, était monté sur le mont Hémus, enThessalie, d’où l’on voyait, disait-on, à la fois la mer Adriatique et le Pont-Euxin. J’ignore ce qu’il en est, car Pomponius Mêla l’affirme et Tite-Live le nie; mais j’ai cm que l’on pardonnerait