I.A OÉOfiKAPHJE BOTANIQUE
Auvergne. ut sur le plateau central de la France, où les terrains les plus divers se trouvent réunis sur un espace peu étendu. D’un autre côté, M.M. Unger en Tyrol, Molli en Suisse, Schnizlein et Frickliinger dans le nord de la Itavière, et M. Sendtner dans le sud du même pays, ont fait ressortir rintluence de la composition chimique. .M. Alph. de Candolle, résumant tous ces travaux partiels et comparant les mêmes espèces observées dans des contrées éloignées, conclut à la prédominance de la constitution physique comme condition déterminante de la station d'une espèce végétale, quoique certaines plantes montrent une prédilection marquée pour les sols contenant certains principes. Le chittaignief, la digitale pourprée, le genêt ordinaire, affectionnent les terrains siliceux : l’hellébore fétide, le dompte-venin, la grande gentiane, préfèrent les sols calcaires; mais en général les végétaux qui dans un pays ne croissent jamais que dans un terrain déterminé, se montreront ailleurs sur un sol analogue, par ses propriétés, différent par ses éléments minéralogiques. .\insi, en herborisant dans les liniitesétroites d’un (lc|)artement, un botaniste pourra croire pendant quelque temps à l'influence chimique du sol ; mais il sera défrompé, s’il élargit le cercle de SOS observations pour reconnaître si l’espèce qu’il trouvait uniquement sur une roche lui reste constamment fidèle dans tous
les pays. M. Alph. de Candolle a analysé sous ce point de vue
les û5 espèces que M. Mohl n’avait trouvées que sur des terrains siliceux en Suisse et en Autriche; or, 19 leur deviennent infidèles dans d’autres climats. Sur 67 espèces propres au calcaire, 36 ont été trouvées hors de Suisse, sur des terrains privés de carbonate île chaux. Sur 43 espèces que Wahlenberg n’avait rencontrées dans les Carpathes que sur les calcaires, il en est 22 qu’il revit sur les roches cristallines en Suisse et en Laponie. Des voyages multipliés et bien dirigés réduiraient encore le nombre de ces es|)èces exclusives.
I.es plantes maritimes font seules exception à celte règle : le
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sel est indi^pcnsable a leur existence, jamais aussi elles ne s’c> carient du rivage ; mais on les trouve dans les eaux salées ou saumAIrcs éloignées de la mer et aux alentours des sources minérales. La conclusion à tirer de ces faits, c’est que les conditions physiques ont une influence prédominante pour les espèces terrestres, tandis que l’existence des plantes maritimes est liée à la présence des sels qui entrent dans la composition de l'eau de mer; elles ne sauraient s’accommoder de l’eau douce, mais la plupart végètent très-bien dans un mélange d’eau douce et d’eau salée, tel que celui «les eaux saumâtres dans les lagunes, aux embouchures des fleuves et dans les marais salants.