‹ Du Spitznberg au SaharaChapitre 134 sur 210 · DE L’ASIE MINEURE, DE LA SYRIE ET DE L’ÉGYPTE · texte numérisé non relu

DE L’ASIE MINEURE, DE LA SYRIE ET DE L’ÉGYPTE

Un étonnement qui ne cessera qu’avec ma vie, c’est que tant (le gens (le loisir et de fortune ne profitent pas des innombrables facilités que leur offre la navigation à vapeur. Faire le tour de l’ürient en soixante jours, vision fantastique en 1830, réalité en 1856 ! Gonçoil-on qu'il existe néanmoins des liomines instruits, riches, libres, ennuyés et exempts du mal de mer, qui résistent à cette tentation ? Sans doute le voyage est rapide; mais on peut prolonger les séjours à volonté en prenant les bateaux français qui se succèdent à de courts intervalles: il est facile alors de voir Athènes et Constantinople à loisir; de visiter Damas, les ruines de Balbek et le Caire; de choisir, en un mot, les plus belles perles de l’écrin d’ttrient.

Tout a été dit sur ces admirables contrées, et l’on vient trop tard après Volney, Chateaubriand, Lamartine, Théophile Gautier, Decamps et Marilhat, pour les peindre avec la plume ou le pinceau. Mon rôle sera plus modeste : je me bornerai à montrer l’attrait d’un voyage rapide exécuté à bord du même bateau par un naturaliste amateur de plantes vivantes et de jardins. La saison dont je pouvais disposer était défavorable: au printemps, l’Orient est un parterre émaillé de fleurs; en automne, elles ont presque toutes disparu; néanmoins le botaniste, le

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