‹ Du Spitznberg au SaharaChapitre 149 sur 210 · RETOUR · texte numérisé non relu

RETOUR

vée endormie la veille. En arrivant près du Caire, le soleil n’était pas encore levé, mais une aube matinale d’une couleur opaline s’élevait dans le ciel; l’air était d’une transparence et d’une limpidité inouïes; les cimes des palmiers seiiiLlaient enveloppées d’une auréole de clarté. Je compris ce que les voyageurs ont écrit sur les prestiges de la lumière aux Indes orientales • rien, en effet, ne peut remplacer les féeries de cette magicienne qui prête des charmes au désert, et dont l’absence décolore et attriste les plus beaux paysages. Quand je rentrai au Caire, la ville était réveillée : je pris quelques heures de repos, et retournai à Alexandrie dans l’après-midi.

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