LK SPITZBERG
et la privation de végétaux conspirent à développer. Pendant l’été, les graminées sont une précieuse ressource pour les rennes, le seul animal herbivore qui habite le Spitzberg.
Je crois devoir donner ici la liste complète des plantes du Spitzberg, disposées par familles naturelles :
VËGËTAIX PUASÊHOGAIIES DU SPITZBESU.
Nota. — Lu opècu en italique cxUlenI en France. Les capèces dUtin^éee par un aalériaqoe sont eiclusivement arcliquea et manquent en Scandinarie.
Ranusculacxc. Aanuticulud {/(acialii, L. ; K. lirperboreus, Rottb.; R- pj(mæus, Wgb. ; R. nivalis, i<. ; R. lulfureus, Sol. ; * R. arcticus. Richards.
pAPAVEHACEiC. Papaver nudicaule, L.
Cbuciferæ. Cardamine pralensis, L. ; C. belUdifolia, L. ; .trabis alpina, L, ; *Parrya arctica, R. Br.; *Eutrema Edwardsii, R. Br.; *Braya purpurasceas, R. Br. ; Draba alpina, L. ; *D. glacialis, Adams; *D. paueiflora,?R. Br. ;
* D. micropetala,? Uook. ; D. nivalis, LTijebl.; *1). arctica, FL Dan. ; *D. corymbosa, R. Br.; D. rupestris, R. Br. ; D. hirla, L. ; D. TKoAlanbergii, Hartm. ; Cochlearia fcnestrala, R. Br.
Carïopbtlleæ. Silene acautis, L. ; Wablbergella (Lychnis) apetala, Fr. ; W. aflinis, Fr. ; *Stollaria Edwardsii, R. Br. ; *S. humihisa, RoUb. ; Ceraslium alpinum, L. ; Arenaria ciliata, L. ; *A. Rossii, R. Br. ; A. bipora, L.; .ttiino rubolla, Wbg. ; Ammadenia (.Irenaria) peploides, Gm. ; Sagina nivalis, Fr.
Rosaceæ. Dryas oetopetala, L. ; * PotontOla pulchella, R. Br. ; P. maculata, Pourr. ; P. nivea, L. ; *P. emarginata, Pursb.
Saxifbagea;. Saxifraga hieracifolia, Waldst. et Kit. ; S. nivalis, L. ; S. IbUolosa, R. Br.; S. opposilifoHa, L. ; *S. flagellaris, Sternb. ; S. hirculus, L.; S. aiioides, L. ; S. cernua, L. ; S. rivularis, L. ; S. caespitosa, L.; Chry$ospltnium alternifolimm var. tetrandrum, Th. Fr.
Sysamheheæ. Arnica alpina, Murray ; Erigoron uniflorus, L. ; .Xardotmia (TassOago) frigida, Cass. ; Taraxacum palustre, Sm.; *T. pbymatocarpuni, Vahl.
Boiibacihe.1:. Mertensia (Pulmonaria) maritima, L.
PoLEUOKiACEiE. * Polcmonium pulchcllum, Ledeb.
ScROFULARiACE.e. Pcdicularis hirsuta, L.
Ericaceæ. Andromeda tetragona, L.
EMPETREiC. Empelrutn nigrum, L.
PoLYCosEiC. Polygonum viviparum, L. ; Oxyria digyna, Campd.
SALICINE.E. Sfllix reticalata, L. ; S. polaris, Wbg.
JusCACEÆ. Juncus biglumis, L. ; Luiula hyperborea, R. Br. ; L. arctica, Blytt.
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FLORE. t)
Ctpsraceæ. Briophorum capitatum, Host. ; Carex pulla, Good. ; C. milanilra, R. Br. ; G. glareoaa, Wbg. ; C. nardioa, Fr. ; C. rupaalrif, AU.
Granixeæ. Alopecurui alpinus, Sm., R. Br. ; Airaalpina, L. ; Calamagroatia neglecta, Ebrli. ; Trisetum tubtpicatum, P. Beauv. ; *Hierochloa pauciflora, R. Br.; *Dupontia psilosantba, Rupr. ; *D. Fischeri, R. Br.; Poa pratensis var. alpigena, Fr. ; P. canuia, AU. , P. atricta, Lindeb. ; *P. abbreviata, R.Br.; P. Vahliana, Liebm. ; ’GIjceria angustala, Mgr.; Catabrosa algida, Fr.; *C. vilfoidea, Andera. ; Festuca hirauta, Fl. Dan.; F. ovina, L.; *F. brevifolia, R. Br.
Les personnes auxquelles la botanique n’est pas étrangère pourront retrouver un certain nombre de ces plantes dans divers pays. Ainsi, sur les 93 phanérogames du Spitzberg, 69 espèces existent en Scandinavie, et 28 même en France. Ces dernières sont imprimées en italique dans la liste précédente. La cai^amine des prés, le pissenlit des marais et la fétuque des brebis se rencontrent dans nos plaines. La sabline à feuilles de pourpier lArenarta peploidet) croit sur les bords de la mer ; le Chrysosplenium alternifolium, dans les bois humides des montagnes. L'Empetrum nigrum et le Saxifraga hircului sont des plantes des marais tourbeux. Les autres espèces habitent les parties les plus élevées des Alpes et des Pyrénées.
Que le lecteur ne se hâte pas d’admettre des centres multiples de création, et de penser que ces 28 espèces françaises n’ont point une origine commune avec leurs sœurs du Spitzberg, mais qu'cllesauraient paru simultanément ouàdes époques différentes autour du pôle, dans les marais de la France et sur les sommets neigeux des Alpes et des Pyrénées. Les progrès récents de la géographie botanique ne permettent pas d’admettre une semblable conclusion. On a d'ab^d constaté que la flore de toutes les contrées glacées qui entourent le pôle nord est d’une uniformité remarquable. M. Mainrgrén nous apprend que, sur les 93 plantes phanérogames du Spitzberg, 81 se retrouvent au Groenland. Plus à l’ouest, les lies qui bordent les détroits de Lancastre, de Barrow et de Melville, situés dans l’Amérique septentrionale, près