‹ Du Spitznberg au SaharaChapitre 59 sur 210 · IU · texte numérisé non relu

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valoires météorologiques dans foules les jiarlics du monde.

Au retour des deux voyages, qui comprennent une période de deux ans environ, chacun des membres de la commission du Nord éprouvait le chagrin de laisser tant à faire aux explorateurs futurs. Ia>s météorologistes surtout quittaient à regret une région où tous les phénomènes dont ils s’occupent se montrent avec un éclalelunegrandeurqu’ils ne présentent plusdans les zones tempérées. I.es aurores boréales, malgré tous leurs efforts, restaient une énigme indéchilTrablc, qu’on a d'autant moins la prétention d’expliquer (pi’on les a observées plus longtemps. Aussi un retour dans le Nord était-il dans les vœux de la plupart. Cependant quelques objections se présentent et demandent A être discutées. Depuis le départ de Dossekop, les ingénieurs des mines de Kaafiord ont continué la série régulière des travaux météorologiques aussi complètement que possible. On possède donc maintenant quatre années d’observations faites au fond de l’Allenfiord. C’en est assez pour que ce climat soit mieux connu que celui de la plupart des villes du centre de la France. Mais il est un autre point du globe qui appelle à la fois l’attention des savants et des navigateurs, c’est File qui termine l’Amérique méridionale, c’est la Terre de Feu. Là, non loin du pôle aiislral, on retrouverait les circonslatices climatériques du Nord, modifiées par les conditions physiques d’un autre hémisphère. Tout en étudiant les phénomènes en eux-mèmes, on les comparerait sans cesse à ceux de l’hémisphère opposé. De ces études répétées, de ces parallèles continuels jailliraient de nouvelles lumières, et, au lieu de se borner à une expédition isolée , notre pays aurait riionncur d’achever complètement l’entreprise qu’il a commencée.

Depuis quelques années les grandes nations maritimes sont entrées dans cette voie. Les Dusses, les Anglais, les Américains établissent des observatoires météorologiques dans toute l’étendue de leurs possessions. Ces observatoires sont permanents;

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les séries se continuent pendant plusieurs années. On acquiert ainsi une connaissance intime du climat et de son influence; on dresse l’inventaire complet des productions spontantics du sol, et l’on ne fait point au hasard des essais de naturalisation souvent impossibles. Les colons peuvent s'établir avec sécurité dans un pays préalablement étudié sous tous les points de vue qui peuvent assurer le succès d'un établissement lointain. C’est ainsi i|ue l’Angleterre doit à ses missionnaires des notions incomplètes, mais sutlisanles, sur les contrées qu’elle veut conquérir. Elle prépare toujours avec sollicitude l’avenir de ses colonies. Tout est longuement prévu et sagement calculé. Imitons son exemple, mais reiii|daçons les missionnaires religieux par des missionnaires de la science. Leur zèle plus éclairé n’en sera pas moins ardent; leurs renseignements, plus exacts, seront aussi plus utiles. Au lieu de jeter le trouble dans les consciences, au lieu d’imposer à des peuples enfants de sombres croyances ou des pratiques puériles, nous cultiverons leurs facultés murales et intellectuelles, et à mesure que leur intelligence se développera, ils deviendront meilleure, et partant plus heureux.

VOYAGE EN LAPONIE

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