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Bravais, qui venait de passer treize mois consécutirs dans ce district solitaire, était à peine remis des suites d’une maladie douloureuse du genou : heureusement le sort le favorisa d’un excellent cheval, patient, courageux, dur à la fatigue. Prudent dans les mauvais passages, il semblait réserver toute sa hardiesse pour les pentes de neige que nous rencontrions sur notre route ; attaquant leur talus par la ligne de plus grande pente, il le gravissait rapidement, et tenait à honneur d’étre en tête de la caravane. Une chute aurait pu être funeste à son cavalier et renouveler ses douleurs; mais jamais il ne broncha, même en traversant les marais tourbeux et défoncés que l’on rencontre si souvent en Laponie. Nous ne donnerons pas ici les détails historiques du voyage de la caravane ; nous insisterons seulement sur les obsenations qui nous sont propres; elles concernent, presque toutes, les sciences physiques ou naturelles.
Le 6 septembre au soir, nous vînmes coucher à Eiby (Aiby sur la carte du capitaine Koosen), aux bords de l'Alten-elv. La route qui conduit à Riby s’éloigne peu des rives sablonneuses du fleuve, et traverse de belles forêts de pins {Pinus stjlvestris), de bouleaux {/ietula albn) (1), d’aunes [Alnus incam, (3 virnrem, Wahlenb.), entremêlés de buissons rabougris du genévrier commun, du groseillier rouge, du /lubus orcticus et du Tamorix yermanica. Les bouleaux ont en général 15 mètres de haut, et, parmi les pins, quelques-uns atteignent 20 mètres d’élévation. Eiby lui-mème est situé dans un fond, presque au niveau des eaux de l’Alten-elv, et entouré de beaux arbres au milieu desquels on a ménagé une assez large clairière. La vallée, presque
(1) Quelques botanistes, M. Grisebach entre autres, rapportent te bouleau blanc de la Norvège au Bciula pubesceiis, Ebrh. (D. carpatica, Vl'illd.', qu'ils regardent coromc une espece distincte du Belula albo, L. Nos fcbantillons se rapportent en elTet au B. pubtscens, Ebrh. Mais, à l'exemple de Linné, Wablenberg. Fries, Hartmann, Blytt, et Spacb, qui s’est occupé en dernier lieu du genre BeluUi, nous considererous celte prétendue espèce comme une simple variété du bouleau cumniun.
VOTAtJK EN LAPONIE.
fermée de tous côtés, est dominée par des terrasses sablonneuses ot boisées qui s’élèvent à la hauteur d’une trentaine de mètres au-dessus du sol alluvial de lu vallée. L’intluence de cet abri sc manifeste dans le port des bouleaux. Ils n’ont plus cette physionomie roide, çes branches rigides et dressées des bouleaux qui habitent les bords de la mer ou les environs de Hammerfest. L’arbre a repris une partie de sa grâce méridionale ; son tronc s’élance, et scs branches très-flexibles retombent vers la terre et SC balancent au soutUe de la brise. Voici la cause principale de ces difleronces d’aspect. Au retour du printemps, lorsque le bouleau ne reçoit du pâle soleil de la Laponie qu’une chaleur insuliisante, scs bourgeons ne donnent naissance qu’à (les rameaux gros et courts, portant à leur extrémité quatre à six feuilles disposées en rosette. L’été qui lui succède est-il froid et humide, alors la pousse annuelle atteint seulement quelques millimètres de longueur ; mais son diamètre est considérable. Sur ces branches avortées, les spirales à deux ou trois /xirallèles se montrent avec évidence : on dirait un rhizome de fougère. Ces rameaux sont toujours rigides et dressés vers le ciel. Vienne un été plus chaud qu’à l’ordinaire, alors le nnnenu s’allonge en s’amincissant, les feuilles s’écartent l’une de l’autre, et la branche gn'de et flexible retombe vers le sol comme celles du Iroulèau de nos climats. Quelquefois le même rameau présente successivement les deux aspects, de telle sorte qu’il parait noué de distance en distance.
Le 7 septembre, nous partîmes d’Eiby vers onze heures et demie du matin, et ne tardâmes pas à nous élever vers la chaîne du Kidien ; à midi, nous sortions d’une forêt marécageuse ; toutefois la végétation arborescente s’élève plus haut. A deux heures trois quarts, nous arrivâmes aux dernière pins sylvestres ; leur limite est à 2fi9 mètres sur la mer. trois heures et demie, nous étions parvenus à une hauteur à laquelle le bouleau cesse de noitre d’une manière rontinue. c’est-à-dire, à 380 midres:
VOYA«K KN I.APONIK.
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à celle élévalion les bouleaux épars se rabougrissent peu à peu, et disparaissent entièrement au-dessus de 633 mètres.
La limite altitudinale des bouleaux est en général plus facile à déterminer que celle des pins; elle forme sur le flanc des montagnes une ligne nette et bien tranchée. Quant aux pins, il n’en est point ainsi : ces arbres croissent en massifs, ne s’élèvent pas beaucoup sur le flanc des montagnes ; mais les individus isolés montent beaucoup plus haut. Ainsi, Bravais a trouvé un petit pin isolé, de 6 décimètres de hauteur, sur le versant nord du Slorvandsfleld, à une altitude de 500 mètres environ.
A cinq heures, nous franchîmes le chaînon le. plus boréal du KiOlen, qui a 5.‘)8 mètres d’élévation, et nous descendîmes dans la vallée du Karajocki, latérale à celle de l’Alten-clv. Sur le versant méridional de ce chaînon, les bouleaux montent trèshaut: nous rencontrâmes les premiers vers cinq heures et demie; ils étaient très-rabougris, et situés dans des localités abritées, à partir de 536 mètres d’élévation. Près de ces bouleaux, se trouvaient des roches polies et striées analogues à celles qu’on trouve au Kongshavnsfleld ; nous n’eûmes pcis le loisir de les examiner attentivement. six heures et demie, nous avions atteint le lieu on nous devions passer la nuit. C’est une Ile entourée par deux bras du Karajocki ; son sol est élevé de 633 mètres au-dessus de la mer. Il est évident que c’est la station où vint coucher de Buch, le 6 septembre 1806 (1). Il lui assigne 667 mètres de hauteur. L’ile est très-verte et offre une herbe abondante pour les chevaux : elle est couverte de Irauleaux et de saules. La température de cette région est basse, même en été, car l’ile est dominée par une masse de neige qui re|K)se sur un escarpement tourné vers le nord-est, et qui ne disparaît jamais complètement. Notre guide l’a toujours vue, depuis trente ans qu'il parcourt ces montagnes.
(1) Reise diirch \orweyen und La/ipUind. l. II, p. 142.
VOYAdK EN I. APONIE.
Le lendemain, 8 septembre, nous partîmes à six heures et demie du matin. En quittant la station, nous commençAmos à monter, aussitôt après avoir passé la rivière à gué. Une brume piquante nous enveloppait de toutes parts ; mais bientôt nous la laissâmes au-dessous de nous, et nous vîmes un beau soleil briller au-dessus de nos tètes. Vnrc-en-ciel blanc se dessiiiaft sur la brume à une très-faible distance de nous et à l’opposito du soleil ; il eût été très-intéressant de mesurer son diamètre, la marche rapide de la caravane ne nous le permit pas.
Aussitôt qu’on a quitté le fond de la vallée, on perd de vue les bouleaux, qui ne remontent pas sur le versant septentrional de la seconde chaîne que nous allions traverser. Le faîte de ce massif est un vaste plateau appelé Nuppivara, dont le premier gradin, que nous atteigntmes vers huit heures, est à près de 600 mètres au-dessus de la mer.
Rien ne peut donner une idée de l’aspect désolé et cependant grandiose de ce plateau élevé. Les larges ondulations du terrain, toujours les mêmes, se succèdent indéfiniment les unes aux autres. Rarement un rocher aux formes abruptes, dépassant le niveau général, rompt momcirtanément Tuniformité du paysage. Partout la roche est è nu ; seulement çà et là des buissons rabougris de bouleau nain, et quelques végétaux (1) plus humbles encore se cachent dans les replis du terrain où ils sont à l’abri des vents glacés qui se promènent librement sur ces espaces découverts. Des lacs solitaires dorment dans les grandes dépressions du sol. Les uns, d’une vaste étendue, ajoutent encore à la monotonie de cet aspect. Les autres, plus petits, ne sauraient l’animer; car aucun arbre, aucune herbe ne baigne ses racines dans leurs eaux jaunâtres, aucun mollusque ne rampe sur leurs bords dénudés, aucun oiseau ne rase leur sur-
(1) ICinpelrum niyrum, Lyrhnis alpina, Androweda tetragona, Poa alpina.
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face de son aile rapide ; leurs profondeurs seules sont habitées par de nombreux poissons que les Lapons viennent pêcher en automne. Pondant l’été, des myriades de cousins s’élancent de cos lacs, et interdisent aux voyageurs le trajet de ce plateau. En hiver tout gèle ; et pendant huit mois la terre et Peau disparaissent sous un linceul de neige. Le sentiment de l’isolement et de l’abandon remplit l’àme du voyageui’ qui traverse ces déserts du Nord. Rien ne vit autour de lui, tout est silencieux et mort (1). Toujours au centre d’un paysage qui ne change pas, voyant toujours dans la même direction les cimes neigeuses de la chaîne lointaine du Lyngen, qui se perd à l’occident, il est tenté de croire qu’il n’avance pas, mais qu’il tourne sans cesse dans un cercle magique.
Cependant le wappus, ou guide lapon, nous dirigeait sans hésiter dans ces solitudes. Rien n’accélérait, rien ne pouvait retarder sa marche uniforme. U’un pas égal il traversait les marais tourbeux, ou montait le long des pentes les plus rapides ; souvent il nous apparaissait au haut d’une éminence, se projetant sur le ciel avec son long bâton sur l’épaule, comme le guide et le chef de qui dépendait le salut de notre caravane. Aucun événement ne vint faire diversion à la monotonie de cette journée ; seulement des milliers de lemmings, elfrayés par le bruit de nos chevaux, couraient çà et là, et deux rennes sauvages, après nous avoir regardés quelque* instants avec étonnement, disparurent à l’horizon, comme un gibier fantastique.
Vers quiitre heures et demie, nous commençâmes à descendre, mais sur des pentes peu inclinées. A sept heures, nous étions sur un plateau qui borde la rive orientale d’un grand lac nommé Türü par les Lapons, et dont la longueur est d’un myriamclre environ. Le baromètre indiquait 687 mètres d’élévation.
(t) Voyez le Voyage ilc de Itnch, l. Il, p. lââ.
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k sept heures el demie, nous rcncontrftmes les premiers saules {Salix Lapponum, L.l, croissant péle-m^le avec le genévrier commun. Un peu au-dessous, se trouvaient des pôturages marécageux. Il eût été impossible de trouver entre ce point et le précédent un autre lieu où nous eussions pu allumer du feu et faire paître nos chevaux. Cette station est Li|isilkoppi, à 610 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Il est difficile de ne pas reconnaître dans ce lac de TUrO celui que de Buch désigne sous le nom de Zhjolmijaure; le savant voyageur lui donne la forme allongée que nous venons de décrire, la môme longueur, et une altitude de 682 mètres (t). Le ruisseau qui coulait è côté de notre camp était certainement le Lipsajocki, ou au moins un de ses affluents : sur ses bords le saule des Lapons s’élevait à 2 mètres de hauteur.
■ Partis le jour suivant & huit heures du matin, nous suivîmes d'abord les sinuosités d’une petite vallée dépourvue d’eau, qui paraît être un ancien fond de rivière, quoique l’on n’y voie point de cailloux roulés. L’alternance des angles saillants et rentrants de ses bords est très-régulière. A huit heures et quelques minutes, nous vîmes reparaître le genévrier ; h dix heures et demie, nous étions sur la rive droite d’un des affluents du Lipsajocki : c’est le Vottajocki. La halte que nous fîmes sur ses bords a été dessinée par M. Lauvergne. Sur les bords de la rivière, \c Salix Lapponum a plus de 3 mètres de hauteur. Ce saule affectionne singulièrement les eaux courantes : c’est une de ces plantes qui s’élèvent sur les montagnes en remontant le long des torrents, Uindis que d’autres préfèrent gravir les crêtes rocheuses qui unissent le sommet des montagnes leur base. Nous étions alors à 531 mètres au-dessus de la mer, et les bouleaux n’avaient pas encore reparu.
Nous quiltémes, peu après midi, notre agréable halte de la
(1) Loc. cil., t. Il,.p. 154.
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rive gauche du Vottajocki ; le district parcouru devenait moins accidenté. A quatre heures trois quarts, nous vîmes reparaître les bouleaux sur le penchant d’un vaste plateau légèrement incliné vers le sud ; ils ces.saient brusquement à 577 mètres au-dessus * de la mer. La détermination de cette hauteur nous parait assez exacte. Aucun abri ou influence locale n’a pu altérer ici la limite naturelle de ces arbres; le plateau où ils croissent est tout à fait découvert : un assez grand nombre d’entre eux étaient morts ou brisés. C’est probablement le froid et le vent qui limitent ici leur croissance. Kabougris d’abord, et atteignant à peine la taille d’un mètre, on les voit grandir rapidement h mesure que l’on continue à descendre vers le sud. Une heure plus loin, il la hauteur de 557 mètres, ces mêmes bouleaux ont déjà 5 mètres d’élévation. Il est très-probable que les arbres les plus avancés servent à protégej' les autres contre le vent du nord, et que les bouleaux de la zone la plus élevée acquerraient un pins grand développement s’ils étaient abrités. A cette même hauteur (557 mètres), nous rencontrâmes le premier pied de sorbier des oiseleurs.
De Buch assigne 505 mètres h la limite des bouleaux en ce lieu (1). Cette différence peut provenir des erreurs de la mesure ; il serait possible cependant que de Buch eût observe la limite auprès de quelque pied abrité.
A six heures un quart, nous fîmes halte, et dressâmes notre tente pour la nuit, sous de grands bouleaux et dans une situation agréable, près des bords d’une petite rivière, qui est probablement le Lipsajocki. Nos guides désignèrent ce lieu sous le nom de JudsUvuomi. Trois observations nous donnent 391 mètres pour l’élévation de ce point. .
Dans ces deux journées de voyage, nous avons été accompagnés de légions innombrables de lemmings (,l/u.< lemrnus, L.)
(1) Loc. cil., t. Il, p. 167.
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qui émigraient vers le sud. .\u-d( .ssous de la limite des bou-' leaux, leur nombre diminuait un peu. Très-communs sur les plateaux, dans les lieux secs et arides, ils étaient plus rares dans les fonds et les endroits marécageux, et couraient çà et là avec une grande vitesse. Poursuivis, ils se cachaient sous les touffes de bouleau nain ou cberchaient à se défendre. Loi-sque nous eûmes rejoint la tète de la colonne, près des rapides d’Eyenpaïka, sur le (leuve Muonio, nous reconnûmes clairement qu’ils marchaient tous dans la môme direction. J’ai, il y a longtemps déjà, publié les observations que nous avons faites sur ces animaux (1).
Le 10 septembre, à cinq heures un quart du matin, nous traversâmes la rivière sur les bords de laquelle nous avions dressé notre tente, et, abandonnant la route ordinaire, nous nous dirigeâmes sur un monticulij voisin, où nous apercevions une limite bien tranchée du Dctula albo. Le sommet était un plateau découvert, allongé du N.-.N.-O. au S.-S.-E. ; nous pendîmes notre baromètre à côté d’un arbre isolé, à 30 mètres environ au-dessus de la limite des bouleaux en massifs. Nous .trouvâmes ainsi que l’individu isolé était à 508 nièti’es au-dessus de la mer, et la limite générale sur la face S.-O. de la montagne à /i8Ü mètres, détermination concordante avec celle de la veille. A cette limite, les bouleaux atteignaient encore 2 à 3 mètres de taille. Sur le plateau, fort aride d'ailleurs, croissaient le Salix Lapponum, le Betula mm, VEmpetrum nigrum. Cette montagne, élevée d’environ 520 mètres, est probablement le Lilla Lipza de la carte de de Buch.
Revenus à JudsUvuomi, nous y trouvâmes les autres membres de la commission, et quittâmes notre campement vers huit heures du matin. Nous passâmes le Siaberdajocki en bateau; c’est l’af-
(1) Vuytz la Revue zoologique, réiligée p.ir M. C.nériii - Mi iievillo, inillft 1810.
VOYAOE EN LAPONIE.
fluent le plus considérable de l’Alten-elv. De Buch fut obligé de le traverser à gué et le fit avec assez de peine. .\u printemps, le passage de cette rivière doit être fort difficile. Le même jour, à trois he«ires et demie, nous atteignîmes Kautokeino, village 'important de la Laponie norvégienne. Nous nous instaliftmes dans la maison du prœsigaard, alors entièrement inoccupée, car le pasteur n'y séjourne qu’en hiver. Notre baromètre fut placé au rez-de-chaussée, dans la salle môme où M. Lottin arait séjourné quelques mois auparavant. Nos observations météorologiques comprennent les 11,12,13 et U septembre 1839. Jointes à celles de M. Lottin, elles assignent au rez-de-chaussée du præstgaard de Kautokeino une élévation de 301 mètres audessus de la mer (1). Les eaux de l’Alten sont à 295 mètres environ. La cure est la maison le plus remarquable de tout le village; il est habité par des Finlandais ou Finnois et par des Lapons, les uns sédentaires, les autres nomades, qui viennent s’y fixer en hiver. Les habitations sont éparpillées au milieu de grandes prairies; une partie est bâtie sur la rive gauche du fleuve, mais le præstgaard et l’église occupent l’autre rive. Sur une hauteur, nous trouvâmes un puits creusé dans le sable t il avait 5“,75 de profondeur totale; celle de l’eau était de 1“,30. Les parois du puits étaient couvertes d’une couche de glace de 2 mètres de haut à partir de la surface de l’eau. Cette glace avait dû persister tout l’été, et ce fait seul suffit pour donner ime idée de la sévérité du climat.
Sans les froids rigoureux de l’hiver, Kautokeino ne serait point un séjour désagréable. La localité est très-découverte, et environnée de petits plateaux dont la pente douce est dirigée vers la rivière. Celle-ci est bordée de terrains sablonneux, dont le niveau supérieur est k 20 mètres au-dessus du fleuve. La vue du ciel est complètement dégagée ; les montagnes occupent les
(1) De Buch (tome II, p. 183) avait trouvé 255 mètre*.