I.A \ INfiTlKME RKIMON
Nous avons dit que la section de fçéolof^ie avait été la plus suivie; ses membres ont cherché à justifier cet empressement, et le président, M. Murchison, a dirigé les débats avec une haute intelligence et une complète impartialité. Les mémoires ont été groupés de façon à amener des discussions générales : elles furent pleines d’intérêt et d’animation, sans qu’aucun des interlocuteurs s’écartât jamais des règles de la politesse la plus parfaite. Le président fit connaître sa découverte de couches appartenant au terrain carbonifère dans la chaîne du Forez, aux environs de Vichy. M. Edward Forbes a montré que les couches néocomiennes {!‘urbeck brd$) de la côte de Dorset présentaient des alternances très-nombreuses de coquilles d’eau douce extrêmement semblables aux espèces tertiaires, tandis que les coquilles marines en diffèrent essentiellement. Une séance tout entière a été consacrée à l’étude de l’origine des roches striées, des blocs erratiques, des cailloux rayés et de l’argile qui les renferme aux environs d’Édimbourg. Les opinions se trouvèrent partagées entre ceux qui pensent que jadis l’Écossc a été couverte tle glaciers comme le Spitzberg l’est aujourd’hui, et d’autres qui attribuent les phénomènes en question à des glaces flottantes venues du Nord. Quoi qu’il en soit, les deux hypothèses supposent également l’existence de glaciers dans des contrées où ils n’existent plus actuellement; seulement certains géologues limitent leur extension plus que les autres. L’ancienne supposition de courants diluviens n’a point trouvé d’avocat. M. Murchison présenta ensuite une esquisse de la carte géologique de l’Espagne par notre compatriote M. de Verneuil, en rendant à son zèle et a son talent un hommage qui a été accueilli par des applaudissements unanimes. Il a de même fait connaître les belles et savantes rechecchcs d’un autre Français, M. Barrande, ex-instituteur du comte de Chambord, sur les fossiles dos terrains inférieurs de la Bohème. Seul, sans secoui’s d’aucun genre, M, Barrande cons.icre son temps »■! .sa modeste fortune
DE L ASSOCIA riON BRITANNIQUE.
àfuire connaître les animaux .qui ont apparu les premiers cà la surface du globe, et précédé do millions d’années, non-seulement l’homme, mais les grands reptiles et les mammifères que recèlent des terrains plus modernes. Quel est l’esprit intelligent qui ne comprenne combien il est intéressant de rechercher les premières traces de la vie à la surface de ce vieux globe que nous habitons depuis hier. La géologie de l’Ëcossc devait jouer cta joué en effet un grand rôle dans le congrès. Un jeune pair, un des plus grands noms de l’histoire nationale, le duc d’Ârgyle, a lu un travail sur la géologie d’une partie de son propre domaine. C’était un beau spectacle de voir ce jeune homme, maître d’une grande fortune, rechercher les nobles jouissances de l'esprit, et offrir à ses concitoyens le fruit de ses travaux, en appelant sur eux le jugement éclairé des maîtres de la science. Puisse un semblable exemple avoir chez nous des imitateurs! Puissent ceux qui portent en France des noms historiques se souvenir du comte de Uuffon, du président Malesherbes, de Duhamel du Monceau, du duc (h; Chaulnes, plutôt que de ceux des chefs des partis qui ont divisé et déchiré la France !
Si je disposais d’un plus grand espace, je parlerais des mémoires intéressants présentés à la section de botanique et do zoologie; les recherches de Henri Strickland sur le Dodo, oiseau de Plie de France, qui a complètement disparu depuis le dernier siècle; celles de Royle sur les modifications que la culture apporte aux qualités du coton, les conditions dans lesquelles les graines conservent leur vitalité, et les expériences tentées pour faire vivre des fougères dans des atmosphères artificielles, afin d’éclairer la question de l’origine de la houille, qui est, comme on sait, formée en grande partie par des plantes de cette famille; je citerais aussi le mémoire du professeur Parlatore, de Florence, sur des organes particuliers qui se trouvent dans la tige des plantes aquatiques.
.l’ai hâte d’arriver à la statistique et à réronomie politique.