C. Aponévrose de l'orbite
Une autre lamelle qui semble se continuer avec la précédente ou n'en être que l'épanouissement supérieur, remonte vers la base de l'orbite comme pour tapisser la face posté-
rieure du ligament palpébral et se recourber d'avant en arrière afin de servir de couche interne au périoste qu'elle tapisse dans toute son étendue , de manière à transformer l'orbite en une cavité complètement fermée en avant et en arrière, où l'aponévrose dont je parle se continue avec celle des muscles.
D. Aponévrose des muscles.
Les étuis fibreux au plutôt celluleux un peu denses et lamelles du système musculaire de l'orbite sont représentés par de petites gaines inégales, aplaties, adhérentes aux muscles et qui se continuent toutes entre elles sous forme de membranes étalées d'un muscle à l'autre. Toutes ces gaines, formées d'une lame externe et d'une lame interne arrivent à la sclérotique, se continuent avec l'aponévrose de l'œil qui vient se joindre à l'aponévrose de la conjonctive en avant, avec l'aponévrose du même organe qui se porte en arrière vers le nerf optique ; celle des muscles obliques se perd également dans l'aponévrose de l'œil. Il en résulte, comme l'a vu M. Guérin {Gazette médicale, 1842, pag. 84), une espèce de loge, due à l'épanouissement en entonnoir de chacune de ces gaines pour l'insertion de chaque tendon des muscles indiqués.
Quant à la gaine du muscle élévateur de la paupière supérieure, elle vient se confondre en avant, par en haut et par en bas, avec l'aponévrose palpébrale plutôt qu'avec l'aponévrose de la conjonctive.
Il résulte de là que les muscles obliques semblent avoir labouré les toiles aponévrotiques qui vont d'un bord à l'autre des muscles droits, et emprunté à ces derniers une par-
tie de leur propre gaîne dans leur point de contact ou de croisement.
Sur tout le blanc de l'œil, l'aponévrose de la conjonctive, reste en contact, quand on regarde en avant, avec la portion antérieure de l'aponévrose oculaire et une certaine étendue de l'aponévrose musculaire. Mais selon que l'œil se tourne plus ou moins dans un sens ou dans l'autre, ce contact diminue, disparaît même tout-à-fait d'un côté, pendant qu'il augmente d'autant du côté opposé. Entre l'aponévrose de l'œil et les muscles droits , il n'y a , en arrière, que de la graisse, des fdamens celluleux, des vaisseaux et des nerfs. Il en est de même entre les muscles obliques et les muscles droits, entre le muscle élévateur et tous les autres, entre tout le système musculaire de l'œil et l'aponévrose de l'orbite.
Nulle part, du reste, le système fibro-celluleux de la cavité orbitaire n'est aussi dense, aussi complet qu'à l'endroit où les tendons des muscles droits abandonnent leur tissu charnu pour s'insérer à la sclérotique sous le cercle ociùopalpébral de la conjonctive, qui semble être retenue là par l'ouverture d'une grande bourse analogue à celle qui fixe le cul-de-sac péritonéal du petit bassin aux aponévroses du périnée ou de la prostate.
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