‹ Du suicideChapitre 47 sur 52 · DANGER DE LA PUBLICITÉ · texte numérisé non relu

DANGER DE LA PUBLICITÉ

(les survivants ; on s'est adressé à leurs sentiments les plus élevés et les plus vivaces, à leurs plus nobles instincts.

Le sénat de Milel ordonna que celle qui se donnerait la mort, « seroit portée toute nue à la veuë de loutlemonde à travers lagrande place(l).» Tarquin fit mettre en croix les corps des suicidés, les exposa ainsi à la vue des citoyens, et les abandonna aux bêtes féroces et aux oiseaux de proie (2). En 1772, on se contenta, sur l'avis de Sabalier, de faire enlever le crochet auquel un certain nombre d'invalides s'étaient pendus, et de faire ouvrir une fenêtre en face du mur sur lequel il était placé; les suicides cessèrent aussitôt. Un ordre du jour du premier Consul suffît également, en 1802, pour faire cesser les morts volontaires qui devenaient fréquentes dans l'armée, surtout parmi lesjeunes conscrits (3). Enfin,

(1) Plutarque, Œuvres morales ; Des vertueux faits des femmes, chap. xv.

(2) Pline, Histoire naturelle, liv. xxxvi, ch. 24.

(3) Voici cel ordre du jour qui témoigne, chez son auteur, d'une connaissance si profonde des mobiles des actions humaines : « Le premier consul ordonne qu'il soit mis à l'ordre du jour de la garde : — Qu'un soldat doit savoir vaincre la

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