VI PRÉFACE
fliience sur sa production, des climats, des âges, du sexe, des professions, de l'instruction, etc., el ses causes déterminantes ou prochaines, la misère, les chagrins, les passions, et enfin les maladies. Parmi ces dernières, j'ai dû donner une laige place à la folie; car, tout en proclamant bien haiit que tous les individus qui se tuent ne sont pas aliénés, je n'en reconnais pas moins que les fous se tuent très souvent, et que la folie est une des causes immédiates les plus actives de la mort volontaire.
Là se plaçait tout naturellement l'examen du problème que nous nous étions posé tout d'abord, à savoir si le suicide doit ou non être considéré comme un signe constant de folie. L'étude attentive et impartiale des faits m'a conduit à une négation absolue de cette thèse, dont j'ai dû faire ressortir toutes les impossibilités et tous les dangers. J'ai donc été amené à discuter les opinions exclusives émises par quelques médecins que j'aime et que j'honore, et avec lesquels j'aurais été heureux de me rencontrer. C'était une nécessité triste et malheureuse que j'ai vivement déplorée, mais à laquelle il m'était impossible de me soustraire. Toutefois je me suis efforcé de ne jamais m'écarter du caime et de la modération